Fanfiction
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.
Le deal à ne pas rater :
ETB Pokémon Fable Nébuleuse : où acheter le coffret dresseur ...
Voir le deal

Juste une nuit

Aller en bas

Juste une nuit Empty Juste une nuit

Message  Sganzy Lun 14 Aoû - 17:22

Attention, cette fic comporte des scènes érotiques et est déconseillée aux moins de 15 ans.


Titre temporaire car fic en cours.
Désolée, y a vraiment pas grand chose, mais "La longueur de mon message dépassait la limite autorisée". Donc je vous poste la suite dés que je peux (du moins, que ma connexion internet défaillante me l'autorise).
La fic en elle-même est pas finie, mais y a déjà une bonne partie de fait, donc je vous filerais les bouts au fur et à mesure^^


**************


S: TEAL’C!

Le cri affolé de la jeune femme alerta le jaffa qui d’un geste, arriva près d’elle. Il agrippa le général O’Neill par le col de sa veste et le souleva jusqu’à ce qu’il ait repris appui sur ses jambes.
Le militaire bougonna alors que Sam profitait du moment où Teal’c soutenait son ami pour sortir ses clés de voiture de sa poche. Elle ouvrit la portière et ne put s’empêcher de sourire en voyant le grand jaffa respirant profondément pour garder son calme alors que de chaque main il soutenait ses deux collègues totalement éméchés. Daniel s’était apparemment lancé dans une éloge détaillée de la nouvelle coupe de cheveux du guerrier alors que Jack, à demi endormi, marmonnait des « lâchez moi je suis pas bourré ».
Le léger rire de Carter s’éleva à la vue de l’archéologue qui caressait le crâne d’un Teal’c qui avait bien du mal à rester impassible.
Dieu merci, elle avait été assez responsable pour ne pas accepter tous les verres que le jeune homme lui avait offert. Elle n’osait même pas imaginer ce que le jaffa aurait dû subir avec un ami éméché de plus.

Mais soudain, sa mine se ferma et elle se figea. Elle venait de croiser le regard de son supérieur. Il la fixait, les yeux plus sombres qu’à l’accoutumer. L’alcool avait semble-t-il fait tomber son masque d’indolence et d’insensibilité et elle sentit son cœur se serrer sous la tristesse de son expression. Il ne la lâchait pas du regard, perdu visiblement dans ses pensées, et l’espace d’un instant elle se demanda s’il n’allait pas tout simplement fondre en larmes.
Elle remercia un instant ce braqueur de banque que recherchait Pete à Denvers et qui l’avait empêché de se joindre à eux ce soir.
Elle savait que, bien qu’il tente de s’en cacher, son mariage futur avec Shanahan l’affectait. Depuis qu’elle lui avait annoncé sa décision, il l’évitait et tyrannisait une bonne partie du personnel. Il était constamment fatigué et d’humeur massacrante. Pendant un temps, elle s’était persuadée que ce n’était qu’une coïncidence, après tout, c’était O’Neill lui même qui l’avait convaincu d’épouser Pete. Elle lui avait demandé conseil en espérant qu’il avoue enfin qu’il ne voulait pas la perdre, pour lui prouver qu’elle doutait d’être sur la bonne voie, et lui il avait démoli une à une ses hésitations, la poussant dans les bras d’un autre.
Cependant, cette seule soirée, la première de Sg1 depuis l’annonce de ses fiançailles, venait de lui prouver que tout ça ne laissait pas Jack indifférent. L’homme toujours mettre de lui s’était ce soir laissé aller à l’alcool et avait perdu tout contrôle. Il tenait à peine debout et ses paroles n’étaient plus que balbutiements incompréhensibles.
Dés qu’il aurait repris ses esprits, il s’en voudrait inévitablement de s’être montré, pour le première fois, si démunit face à ses amis. Mais, à cet instant, elle n’en avait cure.
Malgré la souffrance que lui avait communiqué ses yeux noisettes, son cœur s’était emballé et gonflé d’une joie presque malsaine.
Il souffrait. Il souffrait à cause d’elle. Cette seule certitude démolissait tous les doutes qu‘elle avait eu ces derniers mois: Il l’aimait encore.

Un grognement du Jaffa lui signala qu’il n’allait plus tenir longtemps et la sortit de ses pensées. Elle posa une main sur l’épaule de son supérieur à présent à peine conscient et, avec l’aide de Teal’c, le fit s’asseoir dans la voiture. Précautionneusement, elle fourra la main dans la poche de la veste de Jack, et en sortit discrètement les clés de sa voiture. Elle les tendit au Jaffa.
Un sourire sur les lèvres, elle observa le jeune linguiste qui, un bras autour de l’épaule de son ami, l’autre pendant devant lui, ronflait déjà. D’un geste, Teal’c le remit sur pied et saisit les clés.

S, souriant toujours: vous êtes sûr que ça va aller, Teal’c?

T: ça ira, Colonel Carter. Bien que le plaisir retiré de ces boissons grisantes reste pour moi un mystère.

S, tristement: ça soulage parfois de perdre la raison pendant quelques heures

T: je préfère garder ma raison que de me dénigrer de la sorte.

La jeune femme sourit légèrement. Elle fit un pas en avant et déposa une bise sur la joue de son ami. Il haussa un sourcil, ne comprenant pas son geste pour le moins inhabituel.

S: Bonne nuit, Teal’c. Prenez soin de lui.

Elle alla s’installer dans sa voiture. Les deux hommes s’éloignaient déjà. Elle les regarda dans le rétroviseur. La sagesse de Teal’c était si dépourvue de faille qu’elle se demandait parfois si on ne pouvait pas l’apparenter à de la naïveté. Cet homme qui avait traversé tant d’épreuves ne parvenait pourtant pas à comprendre que les humains puissent rechercher l’oubli et l’apaisement de quelque manière qu’il soit….

Indubitablement, ses yeux se posèrent sur l’homme à côté d’elle. Endormi, la tête contre la vitre, ses traits étaient presque paisibles, seule subsistait cette ride soucieuse qui ne quittait plus son visage ces temps-ci. Timidement, sans pouvoir s’en empêcher, sa main se leva et glissa sur le sillon profond. O’Neill remua légèrement, marmonnant toujours quelques mots dénués de sens.
Un sourire triste naquit sur les lèvres de Sam alors qu’elle sentait la culpabilité l’envahir. Elle secoua légèrement la tête et démarra.


To Be Continued...
(Je sais, on est en France et tout...Mais j'ai toujours rêvé de dire ça Embarassed )

N'hésite pas à préciser dès le début de la fic, à partir de quel âge il est déconseillé de la lire.
Merci

Message modifié par Hito
Sganzy
Sganzy
Lecteur de Harlequin
Lecteur de Harlequin

Nombre de messages : 233
Localisation : Metz
Date d'inscription : 14/08/2006

Revenir en haut Aller en bas

Juste une nuit Empty Re: Juste une nuit

Message  Sganzy Lun 14 Aoû - 17:38

A ton service m'dame, mais ça sera tout pour aujourd'hui!

NC-15
Tenue conseillée: Débardeur et Short, avec une boisson fraiche et quelques glaçons pas loin. Fin moi ske j'en dis hein....J'suis qu'une auteur perverse après tout Wink


*********************

Elle lâcha la taille de son supérieur et détacha son bras de sa nuque. Il tomba lourdement sur le lit en grognant.
A bout de souffle, elle s’appuya contre la commode et essuya les quelques gouttes de sueur qui perlaient sur son front du dos de la main. Elle avait eu un mal fou à l’amener jusqu’à sa chambre, et le général, bien décidé à ce que rien ne trouble son sommeil, n’avait rien fait pour l’aider. Elle avait pratiquement dû le porter jusqu’à l’étage.

Elle resta quelques secondes immobile, le temps de reprendre son souffle.

La situation était absurde et il ne manquerait pas de se maudire pour tout ça dés le lendemain. Enfin, encore faudrait-il qu’il s’en souvienne, ce qui, étant donné son état d’ébriété était très peu probable.
Elle soupira profondément avant de s’avancer jusqu’au lit.
Il était étalé sur le ventre, les bras en croix, sur le matelas et ronflait de nouveau.
Encore une fois, elle sourit malgré elle. Elle qui avait toujours apprécié le fait qu’il ne ronflait pas en mission, osant même mettre son silence dans la liste de ses plus grandes qualités.
Combien de nuits blanches à s’énerver avait-elle passé à cause des ronflements de Pete?
Elle haïssait ça.
Et voilà que Jack aussi s’y mettait. C’était certes à cause de l’alcool, mais elle ne put s’empêcher de se moquer d’elle-même en repensant à toutes ces fois où, allongée dans son lit sans trouver le sommeil, elle s’était dit que si ça avait été Jack qui était couché à côté d’elle, elle serait probablement endormie au creux de ses bras.
Elle grogna légèrement. Elle était vraiment loin d’être la fiancée parfaite…

Se forçant à penser à autre chose, elle saisit O’Neill par l’épaule et le força à se retourner sur le dos.
Elle ne pouvait tout de même pas le laisser comme ça!
Hésitante, elle posa les doigts sur le bas de son tee-shirt. Elle souffla profondément et le leva doucement. C’était futile et pourtant la peau de son ventre nu suffit à la faire rougir.
Elle aurait dû proposer de ramener Daniel…
Elle tira sur le vêtement, mais la position allongée du général ne l’aidait vraiment pas.
Ronchonnant, il se tourna sur le côté et enfouie sa tête dans un coussin. Elle sourit de nouveau avant de se mordre violemment la lèvre. Bon sang ce qu’elle pouvait se montrer puérile des fois, une vraie adolescente! Pourtant, elle ne put s’empêcher de penser qu’il était vraiment craquant ainsi. Une moue boudeuse sur son visage à demie-réveillée, le tee-shirt relevé sur son torse, dévoilant un ventre plat et le début d’un buste encore bien musclé malgré son nouveau travail de bureaucrate.
Se reprenant, elle attrapa ses bras et le tira de toutes ses forces. Il ne l’aida de nouveau pas, mais se laissa faire en protestant à peine. Une fois assis au bord du lit, il frotta ses yeux à demis-clos avant de passer sa main dans ses cheveux, les ébouriffants d’avantage.

S: mon général?

J: hum?

Il ne releva pas les yeux vers elle, baillant à présent à s’en déboîter la mâchoire. Elle secoua légèrement la tête, amusée puis rattrapa le bord de son tee-shirt. Il leva les bras sans protester et elle lui enleva le vêtement sans trop de mal. Rouge pivoine, le regard sans cesse en mouvement, elle évita de penser au fait qu’elle était dans la chambre d’un Jack à demi nu, en train, qui plus est, de le déshabiller.

Elle se détourna pour aller poser le haut sur une chaise et ainsi reprendre quelques secondes ses esprits. C’était idiot mais la simple vue du torse nu de son supérieur suffisait à la bouleverser et elle devait lutter pour que son regard ne se fixe pas sur son torse puissant ou que ses mains ne s’égarent sur sa peau.

Quand elle se retourna, elle eut le souffle coupé.
Les mains sur son visage, il s’était laissé tombé en arrière, exposant ainsi pleinement son ventre plat. Elle se passa une main tremblante dans les cheveux en apercevant l’élastique de son boxer qui dépassait de son pantalon.
Elle respira profondément quelques instants. Il fallait vraiment qu’elle se calme. Le feu brûlant qui naissait dans son bas ventre était plus que mal venu. Il était son supérieur et elle, elle était fiancée pour l’amour du ciel!
Elle avisa un moment la porte de la chambre. Et si elle partait comme ça tout de suite? Il ne le remarquerait probablement même pas…
Sam redressa fièrement la tête.
NON.
Elle était capable de se contenir. Elle devait en être capable, pour son fiancé et surtout, pour elle-même. Après tout, ce n’était qu’un pantalon à enlever. Elle en avait déjà enlevé des tas! Et puis un homme en boxer ce n’est pas si…hum….Jack en boxer….
Elle gonfla les joues.
C’était le moment ou jamais de se prouver qu’elle pouvait lui résister. Qu’elle était capable de lutter contre ses sentiments et qu’elle pourrait très bien être heureuse avec un autre homme que Lui.

Déterminée, elle s’avança vers lui et d’un geste, défit sa ceinture. Ses mains se posèrent à peine sur le bouton de son pantalon qu’elles commencèrent à trembler.
Tout de même…Ôter le pantalon de Jack…C’était pas rien….
Elle s’acharna un moment sur ce maudit bouton, ne pouvant empêcher son regard de se fixer sur le ventre plat qu’elle frôlait parfois, savourant la douceur de sa peau à chaque contact.
Elle retint difficilement son cri de surprise et son sursaut quand deux larges mains se posèrent sur les siennes. Tellement concentrée sur le corps, elle en avait presque oublié qu’il avait un propriétaire. Un propriétaire avec une lueur brûlante au fond de ses prunelles presque noires alors qu’il la scrutait. La chaleur dans son bas ventre se fit presque douloureuse sous son regard.
Tentant d’écarter ses mains qu’il ne lâchait pas, elle voulut balbutier quelques mots, mais déjà un sourire ensorceleur élargissait les lèvres de O’Neill et bloqua les sons au fond de la gorge de la jeune femme.
Il se redressa, ne lâchant ni ses mains, ni ses yeux et elle déglutit difficilement. Le front brûlant, les mains désespérément moites dans les siennes, le corps en feu, elle le vit s’approcher jusqu’à ce que son visage ne soit plus qu’à quelques centimètres du sien.
Le sourire de l’homme ne le quittait plus, la mettant dans tous ses états. Jamais elle n’avait vu ce sourire, jamais elle n’avait même imaginé qu’un simple rictus pourrait la bouleverser à ce point.

J: vous avez envie de moi.

Sa voix chaude, légèrement rauque et désespérément séduisante, la fit frissonner.
Elle ne répondit pas, les mots étaient toujours incapables de franchir sa gorge. Sans même s’en rendre compte, elle humidifia ses lèvres. Le sourire de Jack s’agrandit et elle baissa les yeux, hypnotisée par sa bouche.
Son souffle vint caresser son visage. L’odeur de l’alcool lui parvint et elle fronça les sourcils. Il était saoul. L’espace d’un instant, elle l’avait presque oublié, mais maintenant tout s’expliquait. Il ne se serait jamais comporter ainsi sans l’influence de la boisson.
Elle tenta de se libérer de son emprise, mais il ne la lâcha pas. Au lieu de ça, il la scruta, les sourcils froncés.

J: vous avez envie de moi.

Son ton démontrait son incompréhension face à la réaction de Sam et quand elle recroisa ses yeux, un tel trouble s’était mêlé à son désir, qu’elle cessa de se débattre. Les yeux de l’homme étaient légèrement écarquillés, il semblait réellement effrayé à l’idée qu’elle s’éloigne. Elle planta son regard bleu dans le sien et il parut s’apaiser.

Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle devait faire à cet instant.
Si elle partait maintenant, elle savait qu’il souffrirait de nouveau. Mais si elle restait….elle ne pourrait pas résister longtemps à son regard brûlant, elle devait déjà lutter pour ne pas franchir la dernière distance entre leurs lèvres...

Lui, il restait là, à observer sans pudeur les traits de son visage.

Elle inspira profondément, il fallait qu’elle réagisse, elle devait mettre fin à cela, le plus délicatement possible. Elle ne pouvait pas faire ça. Elle ne devait pas coucher avec lui. Quand bien même son corps et son cœur lui criaient de se perdre en lui, sa raison n’avait de cesse de lui rappeler ce qu’engendrerait un tel geste. Elle ne ferait pas que trahir son fiancé, elle trahirait aussi toutes ses convictions, tous ses projets et elle était consciente que, suite à cela, la situation risquait de devenir invivable entre eux.
Jack O’Neill ne démissionnerait pas, elle s’était résignée à cela, et elle, elle n’était pas prête à quitter son travail. Son travail était toute sa vie, sa passion, alors quand bien même elle était éperdument amoureuse de lui, elle ne pourrait pas quitter le Sgc. Leur situation était sans issue alors à quoi bon tout risquer pour une nuit avec son supérieur, saoul qui plus est?

Elle secoua la tête et ferma les yeux, sentant des larmes de frustration y monter.
Il lâcha une de ses mains. Elle aurait dû en profiter pour s’enfuir, mais elle ne bougea pas, prostrée.
Du bout du pouce, il essuya une larme au coin de ses yeux, puis releva son visage vers lui. Elle sentit son regard et ne put s’empêcher d’ouvrir les yeux pour s’y plonger. Tendresse et désir se mêlaient à la lueur d’ivresse de ses noisettes.
Perdue sans ses émotions, elle sentit à peine son autre main qui entraînait la sienne. Ce n’est que quand il la posa sur son entrejambe qu’elle écarquilla les yeux, les joues en feu.

J: j’ai envie de vous aussi.

Elle déglutit difficilement, aucun doute là dessus. Un frisson la parcourut malgré elle. A chaque inspiration, sa respiration anarchique lui apportait les effluves d’alcool de son haleine. Mais loin de la dégoûter comme ça aurait été le cas en n’importe quelles autres circonstances, l’odeur l’enivra et une pensée lui vint alors. Elle se réprimanda immédiatement, mais toujours une petite voix lui répétait à quelle point elle devait saisir l’occasion. Il était saoul. Pas assez pour ne plus contrôler son corps, mais suffisamment pour ne rien se rappeler le lendemain.

Bien sûr, ce n’était pas certains, mais….le risque n’en valait-il pas la chandelle?

Une nuit d’amour sans conséquence avec un Jack O’Neill qui ne se souviendrait de rien. C’était peut-être injuste pour lui, voir immoral, mais c’était certainement sa seule chance de vivre une étreinte passionnée avec lui. De réaliser un fantasme. Un rêve même.
Après, elle tirerait un trait sur lui. A jamais. Mais juste cette nuit, juste une fois, elle voulait le ressentir.

Comme s’il lisait en elle, ce fut le moment qu’il choisit pour approcher son visage et déposer ses lèvres sur les siennes. Le baiser fut délicat, tendre, mais sentant une émotion bien trop puissante pour une simple nuit l’envahir, Sam força la barrière de sa bouche et rendit le baiser plus passionné.
Il ne fallait pas que ça soit tendre, il ne fallait surtout pas que leurs sentiments se mélangent. Si leur étreinte se faisait amoureuse, elle était perdue, et elle le savait. Non, il fallait que ça soit sauvage. Du sexe. Juste du sexe. C’était le seul moyen pour qu’elle oublie et passe à autre chose.

TBC
Sganzy
Sganzy
Lecteur de Harlequin
Lecteur de Harlequin

Nombre de messages : 233
Localisation : Metz
Date d'inscription : 14/08/2006

Revenir en haut Aller en bas

Juste une nuit Empty Re: Juste une nuit

Message  Sganzy Mar 15 Aoû - 12:10

A vot' service m'dames!

****************


Au première lueur du jour, Sam émergea. Elle cligna un instant des paupières et observa la pièce inconnue autour d’elle. Elle grimaça à la douleur de ses muscles courbaturés. Mais malgré elle, elle sourit au souvenir de la nuit passée.
Ça avait été….Waouh. Oui voilà, c’était le mot « Waouh ». Sauvage et passionné. Jamais elle n’avait vécu cela. Elle s’était toujours dit qu’une nuit avec Jack O’Neill serait forcément inoubliable et exceptionnelle mais là….Waouh.
Un détail lui revint à l’esprit, et elle se tourna vers lui, paniquée.
Elle soupira légèrement. Dieu merci, il n’était pas réveillé.
Elle savait qu’elle devait partir le plus vite possible avant qu’il ne se réveille et…comprenne, mais elle ne put s’empêcher de l’observer. Une dernière fois.
Allongé sur le ventre, les bras sous un coussin, il avait le visage tourné vers elle. Elle sourit tendrement en remarquant que sa ride d’inquiétude avait disparu. À cet instant, il avait l’air réellement apaisé. Un léger sourire flottait même sur ses lèvres.
Elle se sentit soudain fière. Elle était parvenue, l’espace d’une nuit, à consoler Jack O’Neill de ses maux, à le calmer de ses souffrances. Oh bien sûr, il ne s’en souviendrait probablement pas mais….Et si il s’en souvenait?
Une angoisse sourde lui serra l’estomac. Et s’il se souvenait de cette nuit, que se passerait-il?
Bon sang, elle avait été inconsciente de se laisser aller ainsi! Elle avait pris des risques, beaucoup trop de risques. Leur carrière, leur amitié….Elle pria pour ne pas tout avoir gâché.
Ah oui et son mariage aussi!
Elle grimaça en remarquant que c‘était bien sa dernière préoccupation. Elle se passa une main lasse sur le visage. Coucher avec son supérieur n’était définitivement pas une bonne idée. Une bonne expérience certes….elle laissa son regard glisser sur le dos nu, puis les hanches de O’Neill et sentit ses joues s’empourprer en même temps qu’une chaleur bien connue naissait au creux de ses reins…..très bonne expérience même…. Mais pas une bonne idée. Définitivement une MAUVAISE idée.

Elle croyait que cette nuit lui permettrait de tirer un trait sur O’Neill, mais après ce qu’elle avait vécu….comment pourrait-elle l’oublier? Bon sang, jamais elle n’avait éprouvé pareilles sensations! Elle avait eu beau tenter de dénuer leur étreinte de sentiments, chaque caresse, chaque baiser ne faisait que raviver la flamme de ses sentiments pour lui.
Alors maintenant, au lieu d’être prête à tirer un trait sur lui comme elle l’avait prévu, elle se retrouvait brûlante d’un amour et d’un désir plus fort que jamais pour Jack O’neill.

Pourquoi fallait-il qu’elle soit dépendante du seul homme qu’elle ne pourrait jamais avoir? Pourquoi fallait-il qu’elle l’aime lui et lui seul? Comment pourrait-elle épouser Pete alors que son corps entier brûlait pour Jack?

Perdue, elle sentit ses yeux s’embuer. Dans un soupir à fendre l’âme, elle rejeta le drap à ses pieds et se leva. Silencieusement, elle se rhabilla et partit sans même un regard vers Lui.


**********************


Jack grogna au rire bruyant d’un enfant dans la rue. D’habitude, il appréciait ce genre de son, même au réveil, mais là…. Bon sang il avait l’impression que sa tête allait imploser. Chaque son provenant de la rue faisait écho dans son crâne.
Il enfouie sa tête sous son coussin et referma les yeux. Il avait mal partout, des pieds à la tête, en dedans comme en dehors. Nausée, mal de crâne, courbatures, il avait droit à la totale.
Il se jurait de ne plus jamais boire d’alcool quand soudain un détail lui revint.
Il sortit la tête de sous son coussin et ses yeux à demis clos observèrent la pièce. Sa chambre.
Se réveiller dans sa propre chambre au petit matin n’avait en général rien de suspect. Par contre, se réveiller dans sa propre chambre complètement nu sans savoir comme on avait atterri là, ça, c’était déjà plus inquiétant.
Il aperçu son tee-shirt, soigneusement plié sur une chaise alors que son pantalon et son boxer étaient en boules sur le sol. Il se gratta un instant la tête.
Bon sang, qu’est ce qu’il avait foutu?
Cherchant en vain au fin fond de sa mémoire ce qui avait bien pu se passer, il fourra son nez dans son oreiller en bougonnant. La dernière chose dont il se rappelait était le discours passionné d’un archéologue bourré sur « pourquoi les oranges sont elles oranges ». Il se revoyait commander un énième verre en soupirant, puis plus rien. Le néant.
Exaspéré par lui-même, il jeta un coup d’œil vers son réveil qui affichait 10h34. Et voilà, encore quelques heures de son existence qu’il avait bêtement perdue. Au sens propre du terme.
Il aurait dû faire les comptes dés le début. Entre les fois où il était inconscient, sous l’influence d’une machine extraterrestre ou bourré, il était sûr d’exploser les records d’heures sans souvenirs.
Il ferma les yeux et tenta de retrouver le sommeil. Ses amis l’éclaireraient sur ses péripéties de la veille bien assez tôt…


************************


J, dubitatif: et c’est tout?

T: oui O’neill.

J: oh.

Il observa son ami, soupçonneux. Que Teal’c l’ait ramené chez lui, ça il voulait bien mais…le côté nu de la chose lui échappait. Il grimaça quand une pensée grivoise lui vint. Tout compte fait, il valait peut-être mieux que cette partie de la soirée reste dans les méandres de son inconscient.

J: bon eh bien…Merci!

Le jaffa inclina la tête et sortit du bureau du général.
Il ne savait pas exactement si ce qu’il venait de faire était une bonne chose ou pas, mais aux questions incessantes et mystérieuses de O’Neill sur la soirée de la veille, et plus particulièrement sur son retour chez lui, il avait senti qu’il valait mieux pour le colonel Carter qu’il mente. Il hésita un instant, puis renonça à aller interroger son amie. Il n’était pas connu pour sa curiosité et n’aimait pas se mêler de affaires des autres, même si les deux militaires auraient parfois besoin d’un coup de pouce…ou d’une bonne claque d’ailleurs. Il se contenterait comme toujours de faire un sous-entendu pour que le colonel comprenne ce qu’il avait fait et ne le démente pas.

Un sourire maléfique passa sur les lèvres du jaffa alors qu’il arrivait aux alentours du bureau de Jackson. L’archéologue lui en avait fait bavé hier soir, et il comptait bien se venger. Amicalement bien sûr.
Il entra dans le bureau de Daniel et fit « malencontreusement » claquer la porte derrière lui, ce qui provoqua un gémissement de douleur de son ami.

TBC

Par contre ce qui va suivre tourne légèrement guimauve, donc éviter de manger du sucre jusque là hein. Pour votre bien Laughing
Sganzy
Sganzy
Lecteur de Harlequin
Lecteur de Harlequin

Nombre de messages : 233
Localisation : Metz
Date d'inscription : 14/08/2006

Revenir en haut Aller en bas

Juste une nuit Empty Re: Juste une nuit

Message  Sganzy Mar 15 Aoû - 15:03

marina119 a écrit:le prend pas mal... Sad j'aime toutes tes fics! Very Happy

Na na t'inquiètes, j'l'ai pas pris mal hein, j'explique juste^^

Allez va, la suite (enfin un bout)


***********************


Allongée sur le dos, les yeux fixant le plafond dans la pénombre, Sam soupira. Elle jeta un regard peu avenant à l’homme qui ronflait à côté d’elle. Elle ferma les yeux, et tenta de s’endormir. Mais rien, elle n’arrivait dormir avec lui que quand elle était réellement épuisée.
Elle l’observa un instant. Couché sur le côté, la tête sur les mains - il avait abandonné l’oreiller pour elle, convaincu que c’était la seule cause de ses ronflements -, le drap remonté jusqu’à son épaule nue, la mine comblée, la bouche sifflante, …
Elle soupira de nouveau et détourna le regard.
Pourquoi ne le charmait-elle pas autant que Lui? Pourquoi n’était-il pas Lui?
Depuis la nuit passé avec O’Neill, deux mois auparavant, elle ne pouvait s’empêcher de le comparer à Pete. Et évidemment, le policier n’arrivait pas à la cheville de son supérieur. Elle les avait confronté sur tous les plans possibles et en revenait toujours à la même conclusion: Pete ne lui suffisait pas.
Si elle parvenait à s’en contenter il y a trois mois, elle était maintenant convaincue qu’il ne parviendrait pas à lui offrir ce qu’elle voulait.
C’était triste, dommage même, mais elle n’y pouvait rien.

L’homme gémit légèrement et posa un bras au travers du ventre de Sam, se serrant contre elle. Il nicha sa tête dans son cou et passa une jambe sur le siennes. Il était moite et une légère odeur de transpiration lui parvenait.
Elle ne bougea pas. Il n’était pas parfait, pas plus que O’Neill d’ailleurs, mais elle lui devait bien ça. Cet homme lui était totalement dévoué, il s’apprêtait à quitter sa ville natale, et à s’éloigner de sa famille et de ses amis pour elle. Il changeait de vie pour elle et elle….Elle ne l’aimait pas.
Pire, elle le trompait.
Elle le trompait depuis toujours, rêvant secrètement de son supérieur alors qu’elle se serrait dans les bras de Pete, prétendant l’aimer alors que son cœur était ailleurs. Maintenant se rajoutait à la liste la trahison charnelle et elle ne parvenait même pas en s’en vouloir pour ça. Elle se sentait coupable, mais ne parvenait pas à regretter.
Comment pourrait-elle regretter un moment de pur plaisir?
Elle avait aimé faire l’amour avec Jack O’neill. Elle avait aimé ses étreintes, elle avait aimé ses baisers, elle aimait l’avoir en elle, elle aimait le regarder, elle aimait l’odeur de sa peau, le timbre de sa voix, la douceur de ses mains….Elle aimait Jack O’neill. Et même s’il lui arrivait de déplorer la souffrance qui découlait de ce fait elle aimait aimer Jack O’neill.

Elle soupira profondément.
Elle sentit soudain la main de Pete sur son sein. Il semblait s’être mépris sur le sens de son soupir et déposait à présent de légers baisers dans son cou.
Le cœur de Sam fit un bond, mais pas pour la bonne raison. Ce n’était pas du désir qui la faisait réagir, mais de la panique.
Sans même qu’elle y réfléchisse, elle trouva une excuse et la lui murmura.

S: Pete, c’est pas la semaine…

Il lui sourit gentiment dans la pénombre, déposa un baiser sur ses lèvres, murmura un « tant pis » et se rendormit presque aussitôt.

Très romantique….

Elle clôt un instant les paupières. Elle ne pourrait pas éternellement le repousser. Il n’était pas idiot, il connaissait le cycle féminin et retenterait sa chance dans….La jeune se figea soudain, yeux écarquillés. Elle fit un rapide calcul dans sa tête et passa une main angoissée dans ses cheveux. Quatre. Elle avait quatre semaines de retard.
Nom d’un chien quatre semaines! Comment avait-elle pu passer à côté de ça! Bon d’accord, il est vrai que ces temps-ci elle avait l’esprit plutôt…occupé, mais tout de même, quatre semaines!
Elle souffla doucement, tentant de se calmer. Ce n’était rien. Ça pouvait arriver, ça ne signifiait absolument rien. Nada!
Comme pour la contredire, le souvenir de ses nausées de la veille lui revint. Coïncidence! Ce n’était qu’une simple coïncidence!
Sam se passa une main sur le visage et se décolla de Pete. Bon sang et si….Que ferait-elle si….non non. Ne pas penser. Ne pas y songer. Rester sereine et rationnelle.
Mais pourtant….Le souvenir d’une mission six semaines auparavant lui revient. Capturée et dépouillée de ses biens, elle n’avait évidemment pas pu prendre sa pilule. Ce n’était pas la première fois que ça arrivait, mais d’habitude elle prenait ses précautions quand elle était avec Pete alors que là….Bon dieu avec Jack elle n’avait même pas…
Elle sentit sa gorge se nouer et ferma douloureusement les yeux. Sentant la panique monter en elle, elle tenta de se calmer, et de rationaliser.
Dés la première heure demain matin, elle irait acheter un test de grossesse et…Flûte! Elle avait un briefing à 8h30, elle n’aurait jamais le temps de faire ce fichu test!
Bon un jour de plus ou de moins….Pour l’amour du ciel que ça pouvait être long un jour…Elle pourrait peut-être aller voir le Docteur Wells, le nouveau médecin de la base, il lui ferait toutes les analyses qui…Non, mauvaise idée. Il serait obligé de reporter le résultat au général et c’était bien la dernière chose qu’elle voulait.
Elle attendrait.
Oui c’est ça, elle attendrait confirmation, puis aviserait.
Sereine et rationnelle.


***********************


Le général entra dans la salle en étouffant un bâillement.

D, réprimandant: Jack, vous êtes général maintenant, vous pourriez au moins faire un effort pour être à l’heure.

J: pourquoi donc? A part vous, personne ne me le reproche.

Fier de lui, le général se laissa tomber dans son siège en bout de table, l’archéologue ouvrit la bouche pour répliquer, mais déjà, O’Neill s’était détourné.

J: Walter!

Le sergent entra d’un pas rapide et déposa un café devant son supérieur avec un sourire crispé.

J: merci!

Walter salua et repartit. Daniel jeta un regard noir à son ami.

D: il n’est pas là pour vous servir votre café !

J: et on est pas là pour que vous me fassiez la morale à ce que je sache?

Il ne laissa encore une fois pas le temps de répondre au jeune homme, se tournant en souriant vers son second.

J: Colonel dites nous tout sur…

Il jeta un rapide coup d’œil à la paume de sa main.

J: P3X820

Elle ne put s’empêcher de sourire en remarquant les traces de stylo sur sa main. Un vrai gamin…Un souvenir jaillit dans son esprit quand le général lui sourit à son tour, et elle tourna au pivoine. Non, il était loin d’être un gamin…C’était un homme…Et quel homme…

J, étonné: Colonel, ça va?

Elle secoua légèrement la tête et se gratta la gorge. Il fallait vraiment qu’elle se calme. Depuis La nuit, elle ne pouvait s’empêcher de rougir dés qu’elle le croisait, ou de laisser ses yeux glisser sur son corps, tentant de se souvenir des détails de la peau qu’elle avait eu le loisir d’admirer sous le tissus du treillis. Si elle continuait ainsi, il ne tarderait pas à se douter de quelque chose.
Elle faillit ricaner à cette pensée, se douter de quoi? Comment pourrait-il ne serait-ce que soupçonner le fait qu’ils aient couché ensemble alors qu’il ne se souvenait de rien?
Elle se sermonna d’être si parano.

Carter remarqua les regards interrogatifs de ses amis sous son manque de réaction et se reprit. Elle saisit les dossiers devant elle et en lança un à chacun.
Elle inspira profondément comme à chaque fois qu’elle allait se lancer dans une longue tirade et ne put s’empêcher de se tourner vers son supérieur qui, la connaissant, se tassait déjà dans son siège en tournant son café.
Café.
L’odeur vint aux narines de Sam et elle sentit soudain son estomac se nouer. Elle ferma la bouche et les yeux un instant, agrippant le bord de la table. Elle voulut respirer profondément pour calmer sa nausée, mais de nouveau, l’odeur de la boisson envahit ses narines.
D’un bond, Jack atterrit à côté d’elle. Il posa sa tasse sur la table, une main sur sa taille et l’autre sur ses épaules, l’incitant à s’asseoir doucement. Elle ouvrit les yeux, le remerciant silencieusement. Mais toujours, cet arôme lui retournait l’estomac.

J: vous voulez que j’appelle Wells?

S, d’une petite voix: non, mon général. Ça va aller. Vous pourriez juste….

Elle ferma de nouveau les paupières alors que la nausée s’intensifiait. Il l’observa, suspendu à ses lèvres, prêt à agir.

J: quoi? Qu’est ce que je peux faire?

S: le café.

Se méprenant, il prit sa tasse et la lui tendit pour qu’elle boive un peu. La jeune femme ne résista alors plus, le bousculant presque, elle sortit en courant de la pièce sous les regards hallucinés et inquiets de ses amis.


********************

Assise sur le rebord de la baignoire, Sam souffla doucement, tentant de calmer les pulsations bien trop rapides de son cœur. Pour la énième fois, elle vérifia l’heure. Encore une minute.
Ne tenant plus, elle se leva et mains sur les hanches commença à parcourir inlassablement la salle de bain d’un bout à l’autre.
Ses muscles se tendirent et sa respiration se coupa au retentissement du bip significatif de sa montre. C’était l’heure.
Passant une main tremblante dans ses cheveux, elle fixa un instant l’étagère sur laquelle trônait ce petit bâtonnet qui détenait l’ultime réponse. Elle hésita un moment, trop apeurée par ce qu’elle risquait de découvrir. Puis, les bras tendus le long du corps, les mains crispées sur son pantalon, elle parcourut la dernière distance entre elle et le lavabo. Elle se pencha en avant pour apercevoir le petit cadran qui ornait le bâtonnet. Elle se mordit violemment la lèvre en remarquant qu’elle avait fermé les yeux. Sam ouvrit ses paupières, lentement.
Manquant soudain de force, elle agrippa les rebords du lavabo, y pesant de tout son poids.
Yeux écarquillés, lèvres tremblantes, elle recula doucement. Ses jambes ne semblèrent plus à même de la porter et elle se laissa glisser jusqu’au sol, se repliant sur elle-même par automatisme de protection. Mais rien, plus rien ne pourrait empêcher ce qui allait arriver.
Elle était bel et bien enceinte.
Désemparée, elle sentit ses yeux s’embuer.
Mais ses larmes silencieuses furent interrompues par quelques coups frappés à la porte.

P : Sam ça va ? Ca fait presque une heure que tu es enfermée là dedans

Elle ravala de peu le sanglot qui l’avait menacé au son de la voix de cet homme si prévenant, si… fidèle. Sa gorge se serra violemment à ce mot.
Réunissant toute l’assurance dont elle était capable, elle parvint cependant à le rassurer et c’est soulagée qu’elle l’entendit s’éloigner après quelques secondes de total silence.
Qu’allait-elle faire ?
Qu’allait-elle faire…

TBC...
Sganzy
Sganzy
Lecteur de Harlequin
Lecteur de Harlequin

Nombre de messages : 233
Localisation : Metz
Date d'inscription : 14/08/2006

Revenir en haut Aller en bas

Juste une nuit Empty Re: Juste une nuit

Message  Sganzy Mar 15 Aoû - 17:53

Devant tant d'engouement, comme résister. Mais juste une scène hein!

******************


Au son des pas bien reconnaissables de son supérieur, le colonel Carter ne put retenir un sourire. Connaissant les tendances touche à tout de l’homme, elle éloigna les objets fragiles ou dangereux du bord de son bureau.
Elle sourit légèrement en prenant conscience de son geste.

C’est ainsi que O’Neill la trouva : perdue dans ses pensées, un presque imperceptible sourire sur ses lèvres fines. Il profita de ce répit pour l’observer minutieusement.
Son visage était plus pâle que jamais, ses yeux aux contours légèrement bleutés laissaient apparaître un épuisement certains et son corps semblait…différent…
Ôté de sa contemplation par un mouvement de la jeune femme, il lui sourit doucement et fourra ses mains dans ses poches, feintant la nonchalance. Mais au regard soudain plus plissé de son second, il sut qu’elle n’était pas dupe. Comme toujours, elle avait su déceler les prémices d’une conversation sérieuse sur son visage qu’il forçait pourtant à être impassible.

Voyant que l’homme n’était visiblement pas décidé à se lancer, Sam prit la parole, sa voix dénotant sa légère inquiétude au mal aise de Jack.

S : Mon général ? Vous vouliez me dire quelque chose ?

J : En effet.

Carter sourit de la référence à leur ami Jaffa et il sembla se détendre. Il souffla un grand coup et se lança.

J : Je voulais vous dire…

Son regard se planta dans le sien alors qu’il laissait ses mots en suspension.

J : Félicitations !

Il fit un ample geste des bras avant de les reposer sur une babiole non identifiée du bureau de son colonel. Cette dernière, yeux plissés, lèvres pincées cherchaient à comprendre la signification de ses mots.
Félicitation pourquoi ? Depuis plusieurs semaines, elle n’avait toujours pas trouvé le courage de parler de sa condition à ses amis et avait tout fait pour ne rien laisser transparaître. Personne à part Pete n’était au courant!
Il ne pouvait tout de même pas avoir juste…deviné.
Incertaine, elle le scruta alors que, feintant toujours l’indifférence, il retournait l’objet qu’il avait piqué dans tous les sens, tentant de deviner à quoi ça pouvait bien servir. Il prenait tellement de mal à paraître insensible que ça en était suspect.
N’étant pas sûre de l’interprétation qu’elle devait faire de ses paroles, et légèrement agacée de son manque d’élocution, elle se força à son tour un visage neutre.

S : de quoi donc, mon général ?

Elle vit ses mains se crisper sur l’objet qu’il reposa alors. Il fit un pas en arrière et fourra de nouveau ses mains dans ses poches. Ses yeux bruns revinrent alors se planter dans ses saphirs. Sa façon de la sonder la mit plus que mal à l’aise et elle gigota sur sa chaise. Il sourit en coin, pourtant son regard paraissait si…sombre.

J : Je vous rappelle que j’ai été père, Carter. Je sais repérer ce genre de chose.

Alors il savait…
Elle baissa les yeux avec l’étrange impression d’être prise en faute. Ses joues se teintèrent de rouge alors qu’elle constatait que, pour en être venu à cette conclusion, pour avoir remarquer qu’elle était enceinte, il devait l’observer depuis un moment, depuis la scène du café, deux semaines auparavant, très certainement …

J : vous transmettrez mes félicitations à Pete.

Sa voix était cinglante, pourtant quand elle releva le visage vers lui, il lui souriait gentiment et rien ne reflétait son amertume. Il était décidément très doué pour l’indifférence…

S: ça ne sera pas nécessaire.

Elle se réjouit légèrement du trouble évidant que, l’espace d’une seconde, Jack ne put dissimuler.

J: ah vous n’êtes pas….

Il fronça les sourcils…Il était pourtant sûr de lui! Les nausées, l’épuisement, le dégoût face à certains aliments, sans parler de ses seins particulièrement….Inévitablement, ses yeux glissèrent jusqu’à la poitrine de la jeune femme qui devint immédiatement écarlate.
Ba oui il ne se trompait pas pourtant, ils étaient bien plus gros!
Gênée, Sam croisa innocemment les bras devant elle, ce qui ne manqua pas de faire réagir l’homme qui sursauta presque et se passa une main dans les cheveux.
Venir parler de ça n’était décidément pas une idée brillante…
Mais dieu sait pourquoi, il avait besoin de savoir, d’être sûr que cette fois, il l’avait réellement perdue. Parce que oui, c’était cela même. Un enfant serait inévitablement le symbole de l’Union de Sam et Pete, de la fin de Sam et Jack….

Pris d’un espoir soudain aux mots de Carter, il leva le regard vers elle, attendant une réponse, priant pour s’être trompé, pour ne pas l’avoir définitivement perdue…

S: Pete m‘a quitté.

Elle baissa la tête fuyant son regard. Annoncer à Pete qu’elle était enceinte d’un autre avait été une des pires choses qu’elle ait eu à faire. Voir son visage anéanti, la fureur de cet homme d’habitude si calme, sa peine, son affliction.…
Elle ferma les yeux à ce souvenir, sentant les larmes arriver. Jamais elle n’avait voulu lui faire du mal, rien de tout ça n’était dans ses intentions et maintenant…
Maintenant quoi?
Elle se retrouvait face à une impasse. Pete était censé lui assurer l’avenir qu’elle ne pouvait avoir avec Jack. Mais elle était incapable continuer de se mentir, de mentir à Pete. Alors voilà que Pete l’abandonnait et que son avenir se dessinait sous les traits d’un enfant de Jack.
Bon…vu ainsi l’idée était assez plaisante, idyllique même.
Mais comment annoncer « ça » à Jack?
Comment lui dire qu’elle avait lâchement profiter de lui alors qu’elle savait qu’il n’était pas en pleine possession de ses moyens…Elle rougit légèrement quand une pensée vint la contredire et se força à rajouter « psychologiques ». Oui, ses moyens psychologiques, parce que pour le reste…

J: pourquoi?

Elle faillit sursauter. Perdue dans ses pensées, elle en avait presque omis sa présence.

S: il a compris que l’on n’était pas fait pour être ensemble.

J: il aurait quand même pu réaliser ça avant de vous mettre enceinte!

Sam fronça les sourcils en apercevant la mâchoire serrée de son général. Il semblait tendu, en colère.
La pensée que Jack puisse haïr un Pete totalement innocent lui serra le cœur alors que son sentiment de culpabilité revenait à la charge. Elle ne voulait pas qu’il en veuille au policier de l’abandonner. Elle ne se sentait pas le courage d’expliquer à O’Neill le réel pourquoi de la séparation, pas encore, mais elle ne souhaitait pas se faire plaindre. Surtout pas par Jack.
Oui, elle était seule et enceinte. Et alors? Des tas de femmes s’en sortaient très bien!
Et puis, ce n’était que temporaire…Du moins l’espérait-elle. Elle trouverait bien le courage de tout avouer à Jack. Elle allait le faire. C’est juste qu’il lui fallait…Un peu de temps.

J: qu’est ce que vous comptez faire?

Elle sourit légèrement devant la mine soucieuse du général. Cette fois, il n’essayait même pas de s’en cacher et semblait aussi perdu qu’elle.

S: j’ai toujours voulu des enfants.

Le sourire rassurant qu’elle lui envoya ne sembla pas l’apaiser, au contraire.

J: c’est loin d’être aussi facile que ça en à l’air

A ces mots, elle se sentit profondément blessée. Il ne la croyait donc pas capable d’être une bonne mère? Il était prêt à lui confier la survie d’une planète entière mais ne pensait pas qu’elle saurait s’occuper d’un enfant?!
Devant les éclairs qu’envoyait son regard bleutée, Jack sourit en coin et bizarrement, au lieu de l’énerver d’avantage, ce geste sembla apaiser la jeune femme.

J: Ce que je veux dire Carter c’est que….Si vous avez le moindre soucis…Je suis là.

Elle leva un regard gratifiant et anormalement brillant vers lui et comme toujours, le grand général O’Neill tenta de nier ce qui se reflétait pourtant dans ses yeux et son attitude.

J: Fin moi et les gars. On est tous là pour vous, pour vous aider…Et tout ça quoi.

Il fit un vague signe de main et elle ne put s’empêcher de sourire béatement. Étant données les circonstances, savoir qu’il serait auprès d’elle alors même qu’elle portait, selon lui, l’enfant d’un autre, l’émouvait plus que de raison.
Il lui rendit son sourire, affectueux.
Comme d’habitude, il décida de briser le moment avant de trop se dévoiler et, saisissant l’objet qu’il avait auparavant manipulé, il le mit sous le nez de la jeune femme.

J: Dites, c’est quoi ce truc?

Elle sourit en coin, Jack et ses éternelles diversions anti-sentimentalisme…

TBC
Sganzy
Sganzy
Lecteur de Harlequin
Lecteur de Harlequin

Nombre de messages : 233
Localisation : Metz
Date d'inscription : 14/08/2006

Revenir en haut Aller en bas

Juste une nuit Empty Re: Juste une nuit

Message  Sganzy Mar 15 Aoû - 19:20

Ba...heu...de rien!
J'vous en file encore une, mais c'est VRAIMENT la dernière pour aujourd'hui! Vous avez déjà plus de la moitié de ce que j'ai écris là!
J'vous préviens, ça tourne au purement ship grosse tendance guimauve là!

***************************


D: Sam c’est merveilleux!

J: Daniel, vous l’étouffez!

D: et vous, vous n’êtes qu’un rabat joie!

L’archéologue lâcha son amie, non sans la féliciter encore maintes fois et bien vite une des habituelles joutes verbales made in Sg1 s’engagea entre lui et Jack.
Sam les regarda en souriant. Bon sang, ce qu’elle aimait ces hommes…Elle rit légèrement en remarquant qu’au moins grâce à eux, elle avait déjà une expérience non négligeable en matière de « gamins ».
Elle leva les yeux, émue (saleté d’hormones!), vers le grand jaffa. Il inclina la tête en la félicitant sobrement. Un léger sourire élargissait les lèvres de l’homme, mais elle décelait une certaine interrogation dans ses yeux sombres.
C’est alors qu’elle réalisa.
Teal’c savait. Comment pourrait-il en être autrement, il était lucide, observateur et était le seul à être au courant de ce qu’il s’était réellement passé à la fin de cette fameuse soirée. Il était le seul à savoir que c’était elle qui avait raccompagné O’Neill et il n’avait pas dû mettre longtemps à assembler les pièces du puzzle et tout deviner. Les questions incessantes et mystérieuses du Général sur cette fin de soirée, la gêne, les rougissements du Colonel les jours qui avait suivis, …
Oui. Teal’c savait.
Elle lui sourit tendrement. Bizarrement, cette pensée la rassurait. Le jaffa avait le sens de l’honneur, jamais il ne parlerait de cela à qui que ce soit. Et maintenant, elle n’était plus seule. Elle n’avait plus à porter le lourd fardeau de la dissimulation seule. Elle pouvait compter sur lui.
Il savait.

D: Mais Teal’c, dites lui que c’est moi qui ait raison!

Le jaffa haussa un sourcil à cette soudaine demande de prise à partie. Trop pris dans un échange muet avec la jeune femme, il n’avait aucune idée du sujet de discorde entre les deux hommes.

T: n’avons nous pas un briefing à faire?

Jack sembla prendre cela pour une dénégation car un « ah ah » victorieux lui échappa alors qu’il pointait fièrement Daniel du doigt.

D: ça ne veut rien dire!

J: Si! J’ai gagné!

Les ignorants, Sam et Teal’c s’installèrent silencieusement à leurs places respectives autour de la table. Ne prêtant alors plus aucune attention aux protestations du linguistes, le général s’installa dans son fauteuil en bout de table et croisa sérieusement les mains devant lui.
Après un bruyant soupir, Jackson se laissa tomber dans sa chaise et ouvrit le dossier devant lui.

J: Daniel cessez de bouder, on a du boulot.

D: je ne boude pas!

J, ironique: à peine…

D: je….

T: Colonel Carter que savez-vous de la planète où nous devons nous rendre?

Tout le monde sembla reprendre son sérieux, et après un regard gratifiant, Sam se lança dans la description de P8X920. Elle avait beau savoir combien les qualités de meneurs d’hommes de Jack étaient grandes, depuis qu’il était devenu général et que plus personne n’était là pour le brider, il avait tendance à se laisser parfois un peu trop aller…Heureusement, le jaffa, visiblement lassé que les briefings soient considérablement rallongés par les remarques de ses deux amis, semblait avoir depuis un moment pris la décision de calmer, quand nécessaire, leurs ardeurs.

Quand Sam eut finit sa présentation, elle se tourna vers le général qui tentait vainement de cacher un bâillement derrière sa main.

J, se redressant en voyant tout le monde le fixer: oui donc. Daniel, Teal’c, vous partez dans une demie heure avec le Colonel Reynolds et le Major Bower.

S, ébahie: quoi? Et moi, mon général?

J: vous, vous n’êtes pas en état de partir en mission.

S: je suis enceinte pas infirme!

J: Carter, c’est beaucoup trop dangereux, dans votre état vous….

S: c’est une mission de reconnaissance sur une planète désertique!

J: Carter….Ne m’obligez pas à vous l’ordonner.

S, se renfrognant: il me semble que c’est déjà fait.

Visiblement agacé de ses protestations, il les balaya d’un geste de main.

J: c’est mon dernier mot. Demie-Sg1 au boulot!

Il se leva et rejoignit son bureau. Un silence suivit sa disparition. Puis, voyant Sam fulminée, Daniel crut bon d’intervenir.

D: je suis d’accord avec sa décision.

T: idem ici, c’est plus prudent.

S: non, c’est ridicule! Le Lieutenant Garson a eu le droit de partir en mission jusqu’à son 5ème mois! J’en suis à peine au 3ème et il m’évince!

D: le Lieutenant Garson était dans une équipe de recherche scientifique…Pas de terrain.

T: et O’Neill ne tenait pas particulièrement à elle.

L’archéologue grimaça légèrement.

T: sentimentalement parlant, j’entends. Il ne se souciait juste pas autant de sa santé que de la vôtre, Colonel Carter.

Sam soupira profondément. Elle détestait admettre qu’elle avait tort, mais ils avaient raison, c’était plus prudent. Risquer sa propre vie était une chose, mais risquer celle d’un être encore innocent…Bon sang, ce que les mois allaient être longs…


**************************************************************

LABO DU COLONEL CARTER, quelques heures plus tard:

Elle releva la tête de son réacteur au tapotement contre le chambranle de la porte.

J, feintant la timidité: vous m’en voulez encore?

Sa moue enfantine exagérée la fit sourire, et, soulagé, il s’avança jusqu’à son bureau. De nouveau, il attrapa un objet quelconque pour jouer avec.

J: Vous faites quoi?

Soupirant, amusée, elle lui prit l’objet potentiellement fragile des doigts et le remplaça par un stylo. Il lui sourit légèrement avant de commencer à faire tourner le stylo entre ses doigts.

J, répétant: Vous faites quoi?

Elle se mordit la lèvre, hésitant entre rire et soupirer. Ce n’était pas un gamin non, c’était pire…

S: je sais tout comme vous savez que vous ne voulez pas savoir.

Il fronça un instant les sourcils, tentant de comprendre le sens de sa phrase et devant sa mine, elle ne put cette fois s’empêcher de rire doucement. Il parut se satisfaire de ça et redressa légèrement le menton.
Soudain attiré par un objet brillant, il tendit la main pour le prendre, mais elle lui donna une légère tape sur le dos de sa main, qu‘il fourra alors dans sa poche avec une mine frustrée.
Il s’assit sur le tabouret en face d’elle et posa sa tête sur son coude, observant d’un air curieux tous ces…trucs inconnus étalés sur la table.
Elle recommença à travailler.
Ces intrusions de son supérieur n’étaient pas rares, quoique bien plus depuis qu’il était Général, et elle savait qu’il ne faisait que chercher désespérément une occupation. En général, il tenait un peu moins d’une heure avant de se rendre compte que, non vraiment, il ne comprenait rien à ce qu’elle faisait et que ce n’était nullement divertissant. Il finissait alors par repartir à la recherche de quelqu’un à embêter.

Vissant le support de son générateur, elle ne put s’empêcher de sourire en sentant son regard sur elle. Cela faisait….longtemps qu’il n’était plus passé ainsi, à l’improviste, juste pour être auprès d’elle et Sam réalisa combien ça avait pu lui manquer. Depuis Pete, leur relation avait changé. Les fameuses limites entre eux semblaient s’être élargies, et leur rapport, bien que toujours amicaux, s’était fait plus distants, plus professionnels. De plus, le nouveau poste d’O’neill l’accaparait beaucoup plus que l’ancien. Il avait maintenant tout une base à sa charge. Alors qu’il vienne la voir ainsi, malgré son emploi du temps surchargé, comme au bon vieux temps, était une attention qui plus que jamais gonflait le cœur de la jeune femme.
Bon, comme toujours quand il était là, elle savait que son travail n’aurait rien de productif et qu’elle ne parviendrait pas à se concentrer tant qu’il ne la lâcherait pas des yeux, mais elle pouvait enfin profité de sa présence, sans aucune tension entre eux.

Sous son regard toujours insistant, elle sentit son cœur s’accélérer et sa main légèrement tremblante l’empêcher de travailler. Elle grogna légèrement à la constatation que non, décidément, elle n’arriverait à rien.
Il bondit immédiatement sur ses pieds.

J: ça va pas, Carter?

Elle sourit, amusée, devant sa mine soucieuse. Il paraissait vraiment attentionné….et elle n’en était qu’au troisième mois….

S, rassurante: ça va aller, mon général.

Il plissa les yeux, ne la croyant qu’à moitié.

S: vraiment!

J: vous êtes sûre? Vous ne voulez pas venir manger quelque chose au mess? Histoire de vous remettre d’aplomb…

Elle sourit largement cette fois. Il avait tenu quoi…20 minutes? Et déjà il trouvait une excuse pour s’échapper. C’est qu’il faiblissait le gaillard!

S: allez y, mon général. J’ai encore pas mal de boulot à finir avant…

J: avant quoi? Je vous rappelle que vous avez six longs mois devant vous pour faire toutes les expériences que vous voulez.

Elle grimaça à cette pensée.

S: le terrain va me manquer…

J: je sais.

Sa voix avait une légère intonation nostalgique, tout comme son fin sourire. Elle songea alors combien les combats devaient lui manquer à lui, homme d’action. Finalement, elle n’était pas tellement à plaindre…

J: ça veut dire que vous m’en voulez vraiment pas de ne pas vous laisser partir?….en mission

Le fait qu’il rajoute ce détail lui arracha un nouveau sourire. Depuis quand n’avait-elle pas autant souri? …Pete assurément…

S: non. Vous avez eu raison.

J, levant les mains devant lui: wow wow wow, vous venez de dire que j’ai raison là? Le colonel Samantha Carter vient de dire que j’avais raison…Vous pouvez me l’écrire?

Elle rit doucement, mais son air satisfait l’agaça un peu. Un sourire espiègle remplaça son rire, elle savait exactement comment faire disparaître cet air de son visage.

S: oui. Teal’c m’a fait comprendre que vous faisiez ça parce que vous aviez des sentiments pour moi.

Objectif atteint. Grattage de nuque et rictus gêné remplaçaient à présent l’air satisfait. S’en était presque trop facile…

Après s’être passé une main dans les cheveux, finissant de totalement les décoiffer, il releva le visage vers elle, l’air de rien.

J: alors? Mess ou pas mess?

S: Non merci, mon général.

J: Bien. Vous voulez que je vous rapporte de la gelée bleue?

La soudaine pâleur à tendance verdâtre de la jeune femme le fit grimacer.

J, moqueur: Ni café, ni gelée bleue? Ma pauvre, ça doit pas être facile tous les jours.

Il sourit au regard meurtrier de son second et s’éclipsa rapidement. Elle l’observa disparaître, puis se laissa tomber sur sa chaise. Bon dieu, ce qu’il lui avait manqué…

TBC...
Sganzy
Sganzy
Lecteur de Harlequin
Lecteur de Harlequin

Nombre de messages : 233
Localisation : Metz
Date d'inscription : 14/08/2006

Revenir en haut Aller en bas

Juste une nuit Empty Re: Juste une nuit

Message  Sganzy Mer 16 Aoû - 1:03

Suis en retard de quelques minutes, mais comme promis: encore un bout!
Il s'y passe pas grand chose, mais bon^^

@Nem: Je savais que tu dirais ça Laughing

Et oui les gens, j'aime vous faire souffrir Twisted Evil

*******************

Le lendemain, le général passa dés qu’il avait deux minutes dans son labo, ne cherchant même plus d’excuse à sa visite, vérifiant qu’elle allait bien et lui serinant de faire une pause. Elle lui répondait avec le sourire, mais au bout de la sixième visite avant même le déjeuner, elle commença à légèrement perdre patience. Elle lui fit donc comprendre plus ou moins calmement (saleté d’hormones!) qu’elle n’avait pas besoin d’un chaperon et qu’elle pouvait très bien se débrouiller seule.
Il partit, une mine vexée sur le visage, et ne revint plus….avant deux heures.
En le voyant sortir, elle soupira de soulagement. Dieu merci, Daniel et Teal’c étaient encore en mission. Elle les connaissait et savait qu’ils agiraient pareillement. Et elle n’avait vraiment pas besoin de deux chaperons de plus!


*********************************************************************

Baillant à s’en rompre la mâchoire, Jack évita d’heurter un soldat qui venait en sens inverse de plein fouet. Écoutant à peine les excuses du jeune sergent, il continua à marcher, jetant un rapide coup d’œil à sa montre.
22h27.
C’est qu’il devenait presque une bourreau de travail!…Bon ok, en fait il avait juste eu du mal à finir son planning étant donné toutes ses visites dans un certain labo. Il s’avoua qu’il avait peut-être un peu exagéré, mais il ne pouvait pas s’empêcher de se faire du soucis pour elle. La savoir seule comme ça…Bon sang, tout pouvait arriver!
Il ferma légèrement les yeux, ne préférant même pas songer au fait qu’elle devait probablement être à cet instant totalement seule chez elle. Pas de soldat à proximité, rien.
Il secoua la tête pour chasser ses inquiétudes. Après tout, c’était un bon soldat, une femme forte, intelligente, raisonnable. Elle était tout à fait capable de s’en sortir et de prendre les bonnes décisions toute seule! Si elle avait jugé être capable de rentrer seule chez elle, alors elle devait l’être. Point.
Il continua sa route jusqu’aux ascenseurs en se sermonnant d’être moins « papa poule » avec elle. Connaissant Sam, elle risquerait de mal le prendre.
Mais soudain, en plein dans ses réflexions, il se figea.
Pris d’un doute, il recula de quelques pas et se pencha pour apercevoir le détour d’un couloir.

J: pour l’amour du ciel, dites moi que je rêve!

Il laissa tomber toutes ses bonnes résolutions et s’avança d’un pas rageur jusqu’au labo illuminé. Jack ouvrit la porte à la volée, prêt à passer un savon à son second, mais retint juste attends ses reproches.
La tête sur les bras, elle était tout simplement endormie. Il grimaça en pensant au torticolis qu’elle ne manquerait pas d’avoir.
Puis, il s’avança. Il posa doucement la main sur son épaule et la secoua délicatement.

J: Carter….Carter….

Rien à faire, elle ne bougeait pas. Il s’autorisa à profiter de son sommeil pour l’observer un moment. Elle était pâle, les dessous de ses yeux toujours aussi bleuté. Il passa une main dans ses cheveux. Bon sang, ce qu’il détestait la voir aussi faible…

J: Sam…

Elle gémit légèrement. Il en profita pour la secouer un peu plus fort et elle sursauta.
Ses prunelles bleutées croisèrent alors deux noisettes totalement amusée. Il tendit la main vers son visage et elle eut un léger geste de recul. Ne s’en formalisant pas, il attrapa le papier collé à sa joue et le détacha.

J, souriant affectueusement: c’est mieux comme ça.

La jeune femme lui offrit un demi-sourire fatigué et se frotta un instant les paupières.
O’Neill ne put ravaler son sourire devant sa joue encore plissée, sa mine endormie et ses cheveux ébouriffés. Dieu qu’il aimait la contempler…

S, massant sa nuque douloureuse: Quelle heure est-il?

J: Tard. Vous feriez mieux de rester dans vos quartiers cette nuit.

Cette idée la fit grogner.

S: Non c’est bon. Je vais rentrer chez moi.

J: Carter, vous êtes épuisée, pas question que je vous laisse prendre le volant.

Elle soupira devant l’énième élan protecteur de l’homme, il commençait sérieusement à l’agacer là. Elle était majeure et vaccinée, nom d’un chien!
Jack sembla remarquer sa contrariété et se mordit l’intérieur de la joue.

J: Bon allez debout, je vous ramène.

S: Je peux…

J: Contentez vous de hocher poliment la tête et de me remercier, ça fera l’affaire.

Les yeux de la jeune femme noircirent et il déglutit difficilement.

J: Carter, s’il vous plait, laissez moi vous ramener.

Soupirant profondément, elle rendit les armes et acquiesça. De toute façon, elle avait l’intime conviction que quoiqu’elle fasse, elle ne parviendrait pas à lui enlever cette idée de la tête.

TBC...
Sganzy
Sganzy
Lecteur de Harlequin
Lecteur de Harlequin

Nombre de messages : 233
Localisation : Metz
Date d'inscription : 14/08/2006

Revenir en haut Aller en bas

Juste une nuit Empty Re: Juste une nuit

Message  Sganzy Mer 16 Aoû - 13:21

Ayé j'ai mangé! Twisted Evil


********************

Étalée sur le dos, le regard fixé sur le plafond à travers la pénombre, Sam grogna.
Il était exactement 2h34 du matin, et pas moyen de dormir.
En effet, alors même que ses paupières étaient sur le point de se clorent définitivement, l’image du verre de jus de pomme que Siler lui avait offert l’après midi s’était insinuée dans son esprit.
Du jus de pomme…Bon sang, oui, un bon verre de jus de pomme bien frais…Elle voulait du jus de pomme! Et des Kellogs aussi…Rhan oui…Au chocolat….
Elle ferma les yeux. D’habitude, elle ne mangeait jamais de Kellogs, mais là cette envie devenait presque insoutenable. Elle imaginait déjà le bol de céréales croquantes…Il lui fallait des Kellogs!
Obnubilée par cette envie, elle se retournait depuis maintenant plus de deux heures entre ses draps sans parvenir à s’endormir et avait compris que tant qu’elle n’aurait pas ce qu’elle voulait, le sommeil resterait inaccessible.
Alors, elle se retrouvait ainsi, éveillée en plein milieu de la nuit à s’interroger sur l’endroit où elle pourrait trouver des Kellogs…au chocolat…avec du jus de pomme…et pendant qu’elle y était elle ne dirait pas non à une ou deux boules de glace à la vanille…
Avisant ses vêtements, elle commençait sérieusement à envisager de faire un tour à la supérette ouverte 24/24h du coin. Un détail lui revint alors…Le général l’avait ramené…Elle n’avait pas de voiture. A cette pensée, elle sentit sa lèvre inférieure trembler sous le coup de la frustration (saleté d’hormones!). Elle se laissa tomber entre ses draps, maudissant son supérieur de l’avoir ramené chez elle.


*********************************************************************

Le nez fourré dans son coussin, Jack étouffa un grognement et marmonna quelques insultes bien salées contre cette maudite sonnerie. Il soupira de contentement quand elle cessa. Mais voilà que quelques secondes plus tard, elle reprenait de plus belle.
Donnant un coup agacé sur le matelas, O’Neill se résigna et tendit le bras vers l’appareil. N’ayant pas la force de le soulever, il appuya sur le bouton d’interphone.

J, bougonnant: Quoi?!

Un silence lui répondit, si bien qu’il envisagea de raccrocher. A peine levait-il la main pour s’exécuter qu’une petite voix résonnait dans sa chambre.

S: Mon général?

Les lèvres de l’homme se pincèrent immédiatement alors qu’il sentait l’inquiétude le gagner.

J: un problème Carter?

S, timidement: en fait…oui.

Il attendit la suite, mais elle ne semblait pas décidée.

J: vous vous sentez mal? Vous voulez que j’appelle quelqu’un?

Réflexion idiote certes, si elle avait été capable de l’appeler lui, elle serait capable d’appeler qui que ce soit d’autre…

S: Non, mon général. Je vais bien. Juste…Je voudrais…

Se frottant les yeux, il se replongea sous les draps, rassuré et à présent impatient de pouvoir rejoindre Morphée.

J: quoi donc Carter?

S: du jus de pomme.

Incrédule, Jack se mit le doigt dans l’oreille et le secoua.

S: et des Kellogs.

J, ébahi: et des Kellogs?

S: oui. Au chocolat de préférence.

Il plissa les yeux. Il devait être en train de dormir. Son second ne pouvait pas être REELLEMENT en train de lui dicter une liste de course…en plein milieu de la nuit!

J, sarcastique: ça sera tout?

S: si vous pouviez acheter de la glace aussi…

Il se pinça et grogna sous la douleur. Non, il ne rêvait pas, Carter le prenait bien pour sa bonniche…
Elle dût entendre son mécontentement car il l’entendit renifler et sa voix se fit tremblante.

S: vous aviez dit que si j’avais besoin de quoique ce soit…Vous seriez là pour moi.

Jack enfonça sa tête dans son coussin. Soudain, il avait l’impression d’être revenu presque 20 ans en arrière, quand Sarah le réveillait en pleine nuit pour lui demander d’aller acheter des biscuits à la cannelle.

S, reniflant de nouveau: mais ça ne fait rien. Dormez. Il y a un magasin à quelques pâtés de maison, je vais me débrouiller toute seule.

Son ex-femme aussi était douée pour le manipuler, ne manquant pas de lui rappeler que c’était lui qui l’avait mis dans cet état…Chacun sa technique…

J: Si vous faites un pas dehors, Carter, je vous consigne à la base jusqu’à la fin du siècle!

Il soupira.
Sans savoir pourquoi, il se sentait étrangement responsable de l‘état de la jeune femme. Il avait l’impression qu’il ne devait pas être étranger à la séparation de Sam avec son ex-fiancé…De la même manière qu’il n’avait pas été étranger au fait qu’elle accepte de sortir avec le policier.
Il marmonna un « j’arrive » et frappa la touche pour éteindre l’interphone.

Et c’est reparti pour un tour….


********************************************************************

Assise sur le bord du canapé, se mâchouillant les ongles, Sam bondit carrément sur ses pieds au retentissement de la sonnette. Elle ouvrit vivement la porte et prit immédiatement le grand sac que tenait son supérieur sans lui adresser un seul regard. Elle courut presque à la cuisine pour en vider le contenu. En plus de la glace, du jus de pomme, et des Kellogs, il avait également acheter des fraises, des biscuits à la cannelle, du chocolat et même de la guimauve!
Sam…ou plutôt l’estomac de Sam s’extasia devant tous ces mets.
Arrivant dans la cuisine, Jack s’amusa de la voir presque se jeter sur le pot de glace. Elle remplie un bol de céréales, y ajouta deux boules de glace et mélangea ensuite le tout, arrachant une grimace à O’Neill. Manquerait plus qu’elle arrose le tout de jus de pomme…
Pas étonnant qu’après, les femmes enceintes se plaignent de nausées!

Debout face au comptoir, elle avalait tout avec une telle rapidité que le solide militaire faillit en être effrayé.

J: la nourriture sera encore là dans deux minutes Carter, pas besoin de tout…engloutir.

Elle daigna enfin lever les yeux vers lui, presque surprise de le trouver là. Cependant, sans plus de cérémonie, elle acquiesça et enfourna une nouvelle cuillère pleine.
Jack ne put retenir un léger rire amusé.
La voyant si concentrée sur sa nutrition, il se permit de la scruter. Elle portait un mini short gris dévoilant ses longues jambes galbées. Elle était pieds nus à même le carrelage, mais il retint de justesse sa réprimande. Cette fois, elle l’aurait carrément jeté dehors s’il était permis d’être trop protecteur. Il laissa glisser ses yeux sur la peau pâle et le petit nombril que dévoilait le débardeur court de la jeune femme. Son ventre était encore très plat de face, mais quand elle se mit de profil, s’étirant en tentant d’attraper un verre sur l’étagère, il vit un léger, très léger arrondissement de son abdomen.
Ne pouvant dire si c’était dû à tout ce qu’elle mangeait ou au fait qu’elle était enceinte, il s’amusa à imaginer une femme telle que Carter, qui prenait toujours soin de son physique, quand elle remarquerait que doucement son ventre commençait à devenir bedaine.

L’espace d’un instant, il remercia Shanahan d’avoir ainsi abandonné la jeune femme. Il se réprimanda immédiatement, mais savait être de mauvaise foi. Si Pete n’était pas parti, jamais il n’aurait pu se permettre de la sur-protéger ainsi.
Il ne dira probablement pas la même chose le lendemain matin, mais à cet instant, il était heureux d’être auprès d’elle. Il était heureux qu’elle ait osé l’appeler, qu’elle se sente assez intime avec lui pour se permettre de le réveiller en pleine nuit de la sorte. Jack avait retrouvé la complicité qui les unissait encore quelques années auparavant avant que…tout se complique, et cette certitude valait bien la mauvaise humeur et l’épuisement certains du lendemain.

S, la bouche pleine: bous zen boulez?

Sortant de ses pensées, il regarda la jeune femme qui lui tendait le paquet de Kellogs en mâchouillant toujours. Il secoua la tête et elle replongea sa main dans la boite.
Les paupières lourdes, Jack se frotta un moment les yeux en étouffant un bâillement.

S: je suis désolée de vous avoir déranger, monsieur. Mais il fallait vraiment que je…mange.

Elle rougit légèrement. L’estomac enfin rassasié, elle réalisait l’ incongruité de son comportement. D’un geste nonchalant de la main, l’homme lui indiqua que ce n’était rien.

J: ça m’apprendra à nuancer la notion de « moindre soucis » la prochaine fois.

Elle se mordit la lèvre, coupable. Il lui sourit gentiment.
Adorable…tout simplement. Elle rougit à cette pensée. Jusqu’alors elle ne l’avait jamais vu comme quelqu’un « d’adorable ». Il était fort, drôle, sexy, charmant, espiègle même…mais non jamais…adorable. Elle aimait ça. Cette nouvelle face de lui qui se dévoilait. Ce côté doux-dur était toujours ce qui l’avait charmé chez lui. Sa faculté à se montrer inflexible pour une cause noble, de se montrer si sombre quand il s’agissait de l’ennemi, et pourtant si aimable face à un enfant. Mais jamais elle ne l’avait connu si…Tendre.
Oui. C’était de la tendresse qui émanait de lui ces derniers temps. Dans chaque sourire, chaque regard, chaque geste soucieux même. Il ne cachait plus son affection pour elle. Elle ne savait pas si c’était volontaire, ou même juste conscient, mais elle aimait ça. Aussi agaçante que sa sur-protection puisse parfois être, elle aimait vraiment cette facette prévenante de son supérieur…de son ami…de Lui.

Le courage gonflé par la tendresse qu’elle lisait à cet instant même dans ses pupilles brunes, elle se sentit prête à tout lui dévoiler. Lui avouer l’inavouable vérité sur cet enfant. Mais alors même qu’elle ouvrait la bouche pour tout dire, les mots refusèrent de sortir. Ils venaient d’établir une nouvelle forme de complicité et la peur de le perdre lui serra la gorge et retenu tout son.
Elle ferma les yeux, ravagée par l’incertitude et l’appréhension. Quand elle rouvrit ses paupières, il étouffait un nouveau bâillement. D’un geste de main et d’un sourire, il la salua. Jack disparut après un « bonne nuit » amical, laissant la jeune femme perdue, les yeux embués, figée au milieu de sa cuisine.


TBC...

La suite ce soir Laughing

Et pour vous répondre: OUI, je suis sadique Wink
Sganzy
Sganzy
Lecteur de Harlequin
Lecteur de Harlequin

Nombre de messages : 233
Localisation : Metz
Date d'inscription : 14/08/2006

Revenir en haut Aller en bas

Juste une nuit Empty Re: Juste une nuit

Message  Sganzy Jeu 17 Aoû - 0:20

Désolée les filles, mais me suis paumée en Allemagne, puis me suis retrouvée à manger des pâtes chez des amis puis....Comment ça vous en avez rien à faire?

Ok ok, je vous file un bout sinon je sens que j'vais me faire décapiter moi Laughing

**************************

Quand « Sg1 » émergea de l’immense cercle de Naquada, la première chose que les hommes virent fut la bouche grande ouverte d’un général en plein bâillement.

D: bonjour l’accueil.

T: vous semblez fatigué, O’neill.

J: Teal’c, votre clairvoyance m’étonnera toujours.

Le jaffa haussa un sourcil, même après plus de sept années passées auprès de cet homme, il ne parvenait toujours pas à cerner son humour.
Ils prirent le chemin de l’infirmerie, côte à côte, devancé par le reste de l’équipe.

J: alors cette mission, des découvertes intéressantes?

D: absolument! On a découvert un champs de ruine de plus de cinq mille….

J: Stop! Je demandais ça par politesse, c’est tout. Gardez tout votre blabla pour le briefing.

L’archéologue se renfrogna pour la forme, il commençait à avoir l’habitude de ce genre de réplique et même si ça le vexait toujours un peu, il ne s’en formalisait plus depuis longtemps. Il savait que même si ça ne le passionnait pas, Jack respectait son travail.

T: comment se porte le colonel Carter?

J: elle….

O’neill repensa au matin même où il avait croisé son second qui ne semblait pas du tout affecté par sa nuit presque blanche. Au contraire, elle semblait même en pleine forme.

J: ….Rayonne.

D, moqueur: Rayonne? Depuis quand vous…

J: Ne faites aucuns commentaires avant de l’avoir vu, Space Monkey.

Comme pour confirmer ses dires, la jeune femme apparut au bout du couloir. Un grand sourire sur les lèvres, l’œil brillant, elle avança presque en courant vers eux et vint serrer le linguiste dans ses bras.

S: Daniel! Vous m’avez tant manqué!

Ahuri, il resta les bras ballants. Ce genre d’effusion n’était pas dans les habitudes de son amie…loin de là même!
Remarquant les mimiques du général, il leva un regard interrogatif vers lui et réussit à lire « hormones » sur ses lèvres avant que Sam ne le lâche pour étreindre Teal’c.
Les deux hommes sourirent, plus qu’amusés, par les yeux ronds du jaffa. Quand elle le lâcha et qu’il remarqua les larmes qui perlaient aux coins de ses yeux bleus, Teal’c haussa un sourcil bien haut.

T: nous ne sommes partis que depuis trois jours, Colonel Carter.

S: il peut se passer tant de choses en trois jours!

Ses co-équipiers se contentèrent d’acquiescer. Après tout, Jack lui-même avait du mal à dormir tant qu’il ne savait pas ses amis sains et sauf, tranquillement installés chez eux, et non à l’autre bout de la galaxie à affronter dieu sait quel danger.

O’neill rappela, non sans plaisir, aux deux hommes qu’il devait encore passer à l’infirmerie. Daniel lui jeta une œillade mi-rancunière, mi-amusée.

J: ne faites pas cette tête là, Daniel, ce n’est que quelques piqûres après tout!

Le général lui offrit son plus grand sourire et l’archéologue bougonna une phrase incompréhensive. C’est à cet instant que O’neill réalisa que malgré la paperasse et toutes les responsabilités d’usages, être Général avait vraiment des avantages.
A cet instant, le colonel Carter éclata de rire, provoquant un écarquillement collectif d’yeux. Devant la réaction de ses amis, elle se mordit la lèvre. Foutus hormones!

S: je ferais mieux d’y aller. Je dois aller remercier Siler pour son jus de pomme.

Jack ouvrit la bouche, mais déjà elle s’éloignait en direction de la salle de contrôle.
Depuis quand Siler se permettait-il d’offrir du jus de pomme…ou n’importe quel sorte de cadeau à un officier supérieur? Faudrait qu’il en touche deux mots au sergent tiens! Il allait l’entendre celui-là!
Comme pour répondre aux yeux rieurs du linguiste qui semblait parfaitement deviner ses pensées, ses noisettes crièrent un « et non je ne suis pas jaloux! » avant qu’il ne se détourne en direction de son bureau.

Regardant son ami s’éloigner d’un pas furieux, Daniel ne put s’empêcher de rire légèrement.

T: le comportement du Colonel Carter me semble bien étrange Daniel Jackson, est-il commun à toutes les femmes enceintes?

D: ça dépends des jours, Teal’c, ça dépends des jours…

Sans attendre, Jackson reprit le chemin vers l’infirmerie, laissant un jaffa plus que perplexe. Quand sa femme attendait Ry’ac son comportement n’avait absolument pas changé. Seul son ventre s’arrondissait au fil des jours. Mais peut-être, ces problèmes hormonaux, comme l’avait suggéré O’neill, étaient-ils spécifiques aux Tauri? Il faudrait qu’il en touche deux mots au général, il semblait s‘y connaître dans ce domaine et après tout, il avait déjà eu un enfant.
Reprenant la direction de l’infirmerie, il se demanda si le colonel Carter avait déjà parlé à O’neill concernant l’identité du père du bébé. Étant donnée leurs comportements normaux…du moins celui de Jack, elle ne devait pas encore avoir abordé ce sujet. Quoique, pour tout dire, le jaffa n’avait aucune idée de la façon dont réagirait le militaire face à cela. C’était un homme si imprévisible quand il s’agissait de sentiments qu’il semblait impossible de prévoir sa réaction. Et Teal’c dut s’avouer que bien que soucieux, il était aussi très curieux de la suite des évènements.


***********************

Quelques heures plus tard, Sam fut sortie de ses pensées par une légère frappe sur le cadran de sa porte. Elle releva les yeux à l’instant où le jaffa s’avançait dans la pièce.
Il ouvrit la bouche pour parler, mais la jeune femme le devança.

S: Oui je sais que j’aurais du lui dire! Qu’attendre plus longtemps est une erreur. Mais ne vous inquiétez pas, je compte tout lui avouer avant la naissance du bébé. Seulement….Enfin vous connaissez Jack! Je n’ai aucune idée de comment il va réagir. Et s’il… Bon sang Teal’c, je ne sais pas quoi faire …

De nouveau, l’homme s‘apprêta à parler, mais elle le coupa encore une fois.

S: Je sais que je n’ai pas le choix! Je ne peux tout de même pas lui cacher quelque chose d’aussi…important. Mais ça me dépasse. Totalement! Comment suis-je censée lui dire ça? Pour l’amour du ciel, il ne s’en souvient même pas! Et puis quoique je fasse, il finira bien par le découvrir un jour. Non. Je veux qu’il sache. Il doit savoir. Vous avez raison Teal’c, il faut que je lui dise. Je vais lui dire. La prochaine fois que je le verrais, je lui avouerais tout. D’ailleurs vous savez quoi? Je vais le voir sur le champs! Je dois le faire tant que j’en ai le courage. Pour nous tous!

Elle bondit sur ses pieds. Passant à côté de son ami, elle posa une main sur son épaule.

S: Merci Teal’c, je ne sais pas ce que je ferais sans vous.

Sam lui offrit un sourire ému, puis sortit de la pièce, laissant un jaffa avec un sourcil très très haut dressé.

T: Bien. Je crois donc que je vais devoir me rendre au mess seul.


TBC...

Par contre là gros GROS problème...*mets son armure et repère une cachette* y a plus rien d'écrit après ça No
Mais promis demain j'essaie d'avancer! Me tuez pas...Pitiiéééééééé

POUR LES COMM C'EST ICI
Sganzy
Sganzy
Lecteur de Harlequin
Lecteur de Harlequin

Nombre de messages : 233
Localisation : Metz
Date d'inscription : 14/08/2006

Revenir en haut Aller en bas

Juste une nuit Empty Re: Juste une nuit

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum