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[Gilmore Girls] Le toi du moi

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Message  Lawlu Mer 22 Avr - 15:47

Note de l’auteur: [Après un gos blabla habituel que j'ai cette fois ci la bonté de vous épargner]
La chanson est de Superbus -paroles en italique, quelque peu changées par moments- et s’intitule Sans décrocher.


Chap.1: Sans décrocher



J'y repense encore, sans jamais décrocher

Dehors, la neige, grande étendue blanche qui ne peut que nous faire imaginer ce qui existe en dessous, et,bien qu’habitué à cette ville où je vis depuis presque neuf mois maintenant mon esprit à moi aussi vagabonde, comme si jamais je n’avais vu ce qui se cachait sous le drap blanc glacé.

Mon estomac se tord, mes yeux sont mouillés

Mais bientôt c’est bien loin de la neige de New York que je me perds, près d’une petite ville tranquille que j’ai fuie. Il est tôt ce matin là, et ma tête, bientôt, se demande ce que tu fais, toi, si loin; comme toujours, je m’efforce d’oublier, c’est, je pense, la seule chose qui me retient, chaque minute que crée le monde, de prendre l’avion pour te retrouver.

Je fais des efforts depuis que je t'ai laissé

J’ai tôt fait de me diriger vers la salle de bain pour noyer mes idées sous l’eau froide. Mais la douche n’est pas assez longue à mon goût, et après 25 minutes je m’expulse de là, sans être arrivé à quoi que ce soit.

Mais quand je m'endors je n'fais que penser
A toi......


Retour dépité dans ma chambre. Le soleil n’apparaît toujours pas. Cet endroit est bien différent de Stars Hollow…
Coup d’œil à mon lit où les draps froissés me renvoient à ma nuit, aussi mouvementée que les précédentes…Ton visage, comme bien souvent, est la seule chose qu’il me reste de mes débats nocturnes, mais cette image suffit à me faire chavirer, une fois de plus.

J'ai près de mon lit, les mots que je t'ai laissé

Regard vers ma table de chevet où trône le seul livre que j’ai écrit, et dont les éditeurs ont l’air plus emballés que les lecteurs…
Je m’en approche, me pose sur les draps froids, et l’ouvre avec douceur.

Je lis et je relis, mes yeux sont mouillés

Dans ce livre contient les mots d’adieu que je n’ai pu me résoudre à te glisser, les mots d’amour qui n’ont pu franchir mes lèvres, l’apologie d’une beauté qui m’enchantait et d’un esprit encore plus extraordinaire..
J’espère secrètement que tu l’as lu, en voyant mon nom sur la couverture, j’espère que tu as compris que ce livre n’a été écrit que pour toi, bien qu’il me serve aussi de revanche sur tout ceux qui me claironnaient sans cesse que sans le lycée l’on ne peut rien.

Je fais des efforts depuis que je t'ai laissé

Mon livre claque entre mes paumes, en se fermant brusquement, poussées par ces dernières. Je secoue vivement la tête, il me faut oublier, ne plus penser, mais je ne sais par quel moyen, la douche est à exclure puisque j’en sors, et une nouvelle histoire avec une quelconque minette me semble fade, bien que je n’ai pu rester un saint durant tout ce temps, je suis persuadé que tu en as fait de même, convaincue que tu étais que je ne reviendrais jamais. Et tu avais raison. Jamais je ne reviendrais vers toi, pas plus à Stars Hollow qu’à Yale.
Il faut que je vive avec ma décision, que je m’y cantonne, m’y agrippe, et que j’accepte ma totale responsabilité dans le malheur qui aujourd’hui me touche bien plus que je ne l’aurais cru.

Mais quand je m'endors je n'fais que penser
A toi......


Je finis par m’habiller et faire mon lit. Raviver le passé ne sert à rien, j’arrive à m’en convaincre et j’avale mon déjeuner en vitesse avant de partir pour la librairie dont je suis le patron, bien décidé à me changer une fois pour toutes les idées.


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[Gilmore Girls] Le toi du moi Empty Re: [Gilmore Girls] Le toi du moi

Message  Lawlu Mer 22 Avr - 15:58

Note de l’auteur: Je vous invite expressément à traduire les paroles -ou à chercher leur traduction sur internet-, car, comme toujours, ces quelques mots en italique font partie intégrante de ma fic, comme un espèce de fil d’ariane^^.
Chanson: Nobody Knows de Pink.


Chap. 2: Nobody knows


Nobody knows
Nobody knows but me
That I sometimes cri


Je me réveille et aperçoit à peine que dehors, déjà, des étudiants se précipitent à travers les flocons gelés de ce mois de Février. Paris, d’ailleurs, n’est déjà plus dans la chambre, et, à l’instar de cette dernière, mes colocataires ont déjà tous filées.
Heureusement pour moi, je n’ai pas le temps de laisser aller mon cerveau à une mélancolie profonde inspirée par la neige et le rêve inlassable que je fais chaque nuit car il faut que je me dépêche de m’habiller pour aller déjeuner, avant que la cafet’ ne ferme. Soit je n’ai pas entendu mon réveil, soit quelqu’un l’a coupé… Ne voulant accusé personne je m’en veux intérieurement de me laisser trop absorbée par ce ‘’cauchemar’’ idiot qui prend mes nuits.

If I could pretend that I´m asleep
When my tears start to fallu

J’ai le bonheur d’avoir dans ma chambre une fille qui n’a jamais fait attention quand, pensant aux choses que j’avais laisées à Stars Hollow, mes larmes, sans que je n’ai demandé quoi que ce soit, se mettent à couler.
C’est la seule chose que je n’ai jamais dit à ma mère, jamais je ne pourrais lui annoncer que Sta… a dire vrai, je me dupe moi-même, oubliant volontairement les méandres réelles de ma tristesse, et leur cause. Jess. Voilà ce qui déclenche inconsciemment mes larmes quand, la lumière éteinte, j’essaie d’atteindre Morphée qui n’a décidément pas l’air d’humeur à m’accueillir à bras ouverts.

I peek out from behind these walls
I think nobody knows
Nobody knows no

Avant de fermer la porte de ma chambre je ne peux m’empêcher de jeter un petit coup d’œil dehors, et je me réjouis de la neige, me rappelant certains moments de ma vie antérieure. Je souris, une pointe de tristesse dans les yeux.
Non, personne ne sait ce que je ressens, et je pense qu’il est mieux ainsi. En fait, je suis moi-même gênée de penser à celui qui m’a planté pour le bal, et le jour de la remise des diplômes, celui après qui j’attendais toute la journée à côté du téléphone sans qu‘il ne daigne me passer un coup de fil. Et je sais d’avance que Lorelaï Gilmore serait la mieux placée pour me rappeler ce genre de détails que je préférais oublier au sujet de lui.

Nobody likes
Nobody likes to lose their inner voice

Oui, j’ai perdu quelque chose autre que mes illusions, quand j’ai compris qu’il ne m’emmènerait pas au bal, et que je ne le reverrais probablement jamais.
Malgré ce que j’ai pu lui dire au téléphone -si tant est que ce soit lui- je n’ai pas réussis à l’oublier si bien que j’avais le projet de le faire, et malgré ceux avec qui je suis sortie entre temps, son souvenir ne s’est estompé, et je me surprends parfois à l’espérer encore…

Made a choice
But I think nobody knows
No no
Nobody knows
No

J’étais bien obligée de faire un choix, j’ai décidé de ne pas t’attendre toute ma vie, j’ai décidée que si tu ne revenais pas, mieux valait que je t’oublie, mais c’est bien malgré moi que parfois, mon cœur t’attends encore, et cela, nobody knows.

Oh the secret´s safe with me
There´s nowhere else in the world that I could ever be

Alors que je m’élance vers la cafet’, espérant pouvoir prendre ce qu’il me faut pour commencer la journée avant qu’elle ne soit close, ou que tout le monde pille la nourriture se trouvant à l‘intérieur, je me félicite intérieurement pour mon choix. Essayer d’oublier Jess, partir à Yale.. Mieux vaut cela que se morfondre, non?
Mais je patiente parfois, te guette, ce secret, en moi, est bien gardé, et je n’ai absolument pas peur, il en faudrait beaucoup pour que quelqu’un arrive à percer jour ce que je garde jalousement enfoui. Non, nobody knows.

Don´t it feel like I´m all alone
Who´s gonna be there after the last angel has flown

Ma mère était la seule personne à laquelle je ne me sois jamais confiée… Alors, pourquoi pas cette fois? Je pense avoir ressassé un million de fois dans ma tête ma défense, mais je suis pourtant toujours septique, et ma petite voix intérieure quelques fois, me demande avec douceur pourquoi ma mère ne sait pas tout, dernier ange qu’il me reste après le départ de celui, certes teinté de noir, qui, dans un passé qui me semble si près bien que s‘éloignant de jour en jour, occupait mes journées quand je l’attendais patiemment devant la télé.
Je ne me sens pas pour autant seule, j’ai des amis, je suis entourée, je les aime et ils me le rendent bien… Ce qui n‘empêche ce vide de se creuser, jour après jour avec plus de profondeur ai-je remarqué, sans pour autant être sûre de ce que j’avance.

And I´ve lost my way back home
I think nobody knows no
I said nobody knows
Nobody cares

A dire vrai, je n’ai rien perdu du tout, et je sais que je rentre chez moi quand je veux, mes visites restent fréquentes bien que plus espacées qu’avant, n’ayant plus vraiment le temps de flâner, et encore moins celui de rentrer chez moi.
Mais c’est la clé de mon cœur, que les garçons essaient de toujours subtiliser aux filles, que je semble avoir égarée, comme si tu l’avais maladroitement -et distraitement- emportée avec toi, ne pouvant me la rendre au moment de l’adieu, puisqu’il n’y en a eu aucun.
Je fouille, je cherche, il faut que je la retrouve, pour pouvoir à nouveau la donner à quelqu’un, et, de même coup, je le souhaite, arriver à t’oublier pour de bon, pour de vrai.
Peut-être qu’une discussion avec toi… Sottises.

It´s win or lose not how you play the game
And the road to darkness has a way
Of always knowing my name


Je crois pouvoir affirmer, sans me tromper, que cette fois, au jeu de l’Amour, nous avons perdu tout deux, et bien plus que nous pouvions imaginer y laisser. J’ai toujours appris que dans les histoires d’amour, il y a forcément un perdant, moi je pense que quand l’amour -que représentait notre couple- s’enfuit il n’y a jamais de vainqueur.
Ni toi, ni moi, et je rêve à présent du chemin noir que tu dois traverser tout comme moi, chemin, peut-être, du repenti.

I think nobody knows no
I said nobody knows
Nobody cares

Mais tout ce que j’ose me dire à moi-même, nobody knows, et personne ne doit le savoir.

Tomorrow I´ll be there my friend
I´ll wake up and start all over again

J’aimerais, j’aimerais tellement… Mais je sais que demain je n’en ferais rien, que ce sera, pour moi, un jour comme les autres… Je n’aurais le courage de te courir après, pas plus que la force et le manque de fierté nécessaire.

Nobody knows
Nobody knows the rhythem of my heart

Mon cœur s’est mit à accélérer alors que j’étais perdue au fin fond de mes pensées sans que je sache comment cela se pouvait.. Enfin, j’arrive à discerner sous mon nez la porte du self et oublie quelques instants que mon cœur chante pour toi, juste assez longtemps pour remarquer que peu de monde a prit un encas ce matin -sûrement trop occupés par la neige- et que j’ai, heureusement, encore un large choix.

The way I do when I´m lying in the dark
And the world is asleep

M’asseyant à une table c’est l’image du lit que j’ai oubliée de faire qui s’impose à mes yeux alors que je croque dans une gaufre. Par chance, je me suis habillée correctement, sans trop m’emmêler, mettant le devant à l’avant et l’arrière derrière, le contraire aurait assez été mon style.
La chose qui m’a, ce matin, distraite du projet de faire mon lit est la même qui m’a aidée à le défaire durant la nuit dernière et toutes celles d’avant; je le sais… Et cela m’agace assez. De plus, je suis fatiguée par ces nuits agitées où je me réveille souvent et qui sont de plus en plus nombreuses.

I think nobody knows
Nobody knows
Nobody knows but me…


Par ici les commentaires
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[Gilmore Girls] Le toi du moi Empty Re: [Gilmore Girls] Le toi du moi

Message  Lawlu Mer 22 Avr - 16:02

Note de l’auteur: Me revoilà avec une suite -si peu- attendue. Je ne sais absolument que dire… Alors je vais me taire et vous laisser lire tranquillement^^.
Ah au fait, Gotta Find You, des Jonas Brother. Je tiens à préciser que j’ai horreur de ce groupe mais que la chanson collait bien, en changeant quelques rares passages.


Chap.3: Gotta Find You


Everytime I think I'm closer to the heart
Of what it means to know just who I am
I think I've finally found a better place to start
But no one ever seems to understand


Je sors enfin de la librairie où j’ai passé presque toute ma journée. Dehors, le paysage blanc n’a pas disparu, mais peu m’importe, j’avance avec prudence, zigzagant entre les gens, essayant de garder la meilleure adhérence possible sur la patinoire qu’est devenu le trottoir d’habitude si sombre et aujourd‘hui blanc comme neige.

I need to try to get to where you are
Could it be, you're not that far


C’est cette pensée qui s’impose à mon esprit alors que, comme j’en ai à présent l’habitude, je dois penser à toi depuis bien trop longtemps.
J’aimerais tout plaquer, venir te retrouver, je sais déjà où tu es, aucun obstacle ne semble s’opposer à ça et pourtant… Au lieu de cela je rentre bien sagement chez moi, troublé, cette fois, par l’intensité avec laquelle j’ai eu envie de me retrouver à tes côtés, ne serait-ce que pour effleurer du bout des doigts ta main pâle l‘espace de quelques secondes.

You're the voice I hear inside my head,
The reason that I'm writtin’
I need to find you
I gotta find you


Plus l’heure avance, alors que je range tranquillement ma demeure, plus j’arrive à me convaincre que sans toi je ne suis plus rien, je n’écris que pour toi, je ne pense qu’à toi… Et, sans toi, je sais que jamais plus le moindre éditeur ne me fera confiance, et il aura raison car, quoi que j’écrive à présent, sans toi ce n’est rien.

You're the missing piece I need,


Depuis que tu n’es plus à mes côtés quelque chose semble avoir disparu; pourtant, j’ai mûri, je me suis assagi, j’en suis conscient. Peut-être tout ces efforts sont-ils pour toi… Je prie secrètement pour que ce ne soit pas le cas, bien qu’il soit dur de me berner moi-même.

The song inside of me
I need to find you
I gotta find you


Je suis prêt de la porte, et je me surprends à hésiter. Pourrais-je réellement avoir le courage de la franchir avec la ferme intention de te retrouver? Non, je ne pense pas. Bien que je n’ai jamais eu une envie si forte de t’avoir prêt de moi, j’ai toujours été lâche et jamais je ne suis parvenu au-delà des portes coulissantes vitrées de l’aéroport se trouvant à l’autre bout de la ville; ce qui ne m’a pas empêcher de les voir cinq cent fois et de les connaître à présent par cœur, pris souvent par l’envie irrationnelle d’acheter un billet pour l’endroit où tu demeures.

You're the remedy I'm searching hard to find
To fix the puzzle that I see inside


Et, malgré, tout, je t’ai laissé, je suis parti. M’en veux-tu? J’espère que non, mais je pense me duper en disant ceci, car tu as toutes les raisons de m’en vouloir justement, autant pour ce que je t’ai fait pendant que l’on était ensemble, que quand je suis parti. Moi, je m’en veux, mais ne bouge pas pour autant… Comme ce soir où ta voiture a rencontré un poteau, par ma faute…
D’ailleurs, je continue de ranger ‘’tranquillement’’ l’endroit où je vis sans cesser de lancer des regards furtifs à la porte blanche.

Painting all my dreams the color of your smile
When I find you, it will be alright


Soudainement et avec une rapidité qui m’étonna moi-même je pris mon manteau que je venais à peine de ranger et, sans même penser à prendre un quelconque bagage, je me retrouve dans ma voiture; encore surpris de ce que je venais de faire et surtout de la rapidité de ma décision.
Je démarre, roule doucement -ce n’est pas vraiment le moment de me tuer- et arrive à bon port, devant les portes que je connais tant, bien trop lentement à mon goût.

Je descends, arrive dans un hall bondé, me précipite au premier guichet que je rencontre et demande un billet. Ma destination est déjà définie depuis longtemps, des escales? Je m’en fiche bien tant que j’arrive là où je veux par le prochain avion en partance.
Très bien me réponds une femme que je regarde à peine, une de ces blondes à l’air chaleureux qui semble fait pour le métier d’hôtesse, ce sera donc avec escales.

Je m’assois finalement dans la salle d’attente, bien trop longtemps après mon arrivée, maintenant que je ne peux plus reculer, je me détends enfin.

I need to try to get to where you are
Could it be, your not that far

Tu me sembles si près à présent, comme si plus rien ne pouvait interférer, comme si, maintenant, rien ne pourrait plus m’éloigner de toi et de la décision que je venais de prendre. Le chemin vers ton cœur serait encore long, mais en cet instant de joie je préférais ne pas en avoir conscience. Car à défaut d’avoir réduit la distance entre nos deux cœurs, physiquement parlant nous serions bientôt proches…

Been feeling lost, can't find the words to say


Après avoir écrit, je ne trouvais plus rien à dire à ton fantôme qui venait, la nuit, alors que j’avais les paupières closes, se coucher à mes côtés. Les mots de mon amour semblaient s’être évaporés, les compliments s’étaient envolés et seuls restaient ces inlassables mots: Pour me comprendre, lis-moi.
C’est pour cette raison que je ne pourrais plus écrire, chaque écrivain défend sa cause, la condition ouvrière pour Zola ou l’injustice pour La Fontaine.. Moi, je ne défendais que toi, toi et mes sentiments, mais ce n’est pas chose à être défendu cent fois, et maintenant que j’ai dit ce que j’avais à dire… Puis je n’ai pas le talent de ces grands auteurs.

Spending all my time stuck in yesterday

Si tu pouvais te rendre compte à quel point j’ai pensé à toi, depuis ces neuf derniers mois, le nombre de fois où j’ai essayé de refaire le passé, où j’ai agit différemment, mille fois mieux, envers toi…
Tel un homme blessé qui n’aurait pu sauver sa bien aimée je refaisais cent fois le film de nos adieux…

Where you are is where I wanna be

« -Avion 15556 à destination de Bridgeport, embarquement immédiat porte 6. »

Je me lève d’un bond, contrairement à tout les autres pigeons qui prennent leur temps pour arriver jusqu’à la fameuse porte où la voix charmante vient d’aimablement nous conseiller d’aller. Comme pour légitimer l’acte que je m’apprête à commettre, je me persuade que New York est l’un de ces états où si l’on a enregistré ses bagages mais que l’on ne monte pas dans l’avion l’on est soit arrêté soit interdit de vol… Cette fois, je ne me rends pas compte du mensonge que je viens de me servir : je n’ai pas de bagages. Je n’ai pas plus envie de ne plus pouvoir monter dans un avion de ma vie que de la passer enfermée –du moins pas pour cela-… et monte vaillamment dans l’avion, le premier bien entendu.

Oh next to you ... and you next to me
Oh I need to find you ...


J'attends toujours vos coms ici
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[Gilmore Girls] Le toi du moi Empty Re: [Gilmore Girls] Le toi du moi

Message  Lawlu Mer 22 Avr - 16:08

Note de l’auteur: On me laisse encore la parole? Pour tout dire j’ai légèrement du mal à y croire… Il faut avouer que c’est de pire en pire et que je trouve que l’on devrait me pendre de suite à un arbre, pour attenta à la littérature Wink
Bref, voici A fleur de toi, de Vitaa.


Chap. 4: A fleur de Toi


Les jours passent mais ça ne compte pas j’ai tant de mal à vivre
Ivre de ce parfum si différend du tien


Nouveau réveil après un énième cauchemar, je me lève en un bond comme toujours et scrute la pièce dans laquelle je suis, encore plongée dans le noir. Les seules choses qui m’apparaissent avant que je ne m’habitue à l’obscurité sont les caractères rouges du réveil affichant une heure un peu tardive.
Je fronce les sourcils, m’étire, et ce n’est qu’alors que je l’aperçois, à mes côtés comme d’ordinaire, et comme toujours je me laisse surprendre.
Ce n’est qu’ensuite que je me lève en réprimant un soupir devant le spectacle rituel de ma vie qui semble si stérile…. Les matins ainsi j’ai du mal à me rappeler que oui, je l’aime cet homme auprès de qui je me lève chaque week-end.

Pire j’ai compté chaque minute qui me retient à lui
Comme si j’étais ma propre prisonnière


Je m’habille en silence et sort tout aussi doucement de la chambre, notre chambre, pour rejoindre le salon où une lumière vive m’accueille. Sans réfléchir, aussi mécaniquement que le reste, je m’approche de la baie vitrée sous laquelle s’étend la petite ville dans laquelle je loge, non loin de chez ma mère, la ville qui m’a vu grandir, remplie de souvenirs tous plus beaux, tous plus mauvais, les uns que les autres.

Ca fait bientôt un an qu’il m’a sauvée de toi
Souvent je me demande où j’en serais pour toi
Souvent je me demande ce que tu fais, où tu es, qui tu aimes
Sors de mes pensées


La mélancolie me rattrape et je sais que le meilleur moyen de se faufiler une fois de plus entre ses filets est d’aller préparer le déjeuner, ce que James ne manquera pas d’apprécier.
Malheureusement, la confection du repas et son engloutissement ne me prennent pas assez de temps, et j’ai finit bien plus vite que je ne l’aurais aimé, mon ‘’petit ami’’ n’est même pas encore réveillé.
Moi, je sais seulement que je ne pourrais longtemps rester seule dans cette maison à tourner en rond.

J’ai changé d’adresse, de numéro,
Même si,
J’ai balancé tes mots et tes défauts,
Même si,
J’ai fait semblant d’avoir trouvé la force
Je garde au plus profond de moi
Tout ce que tu m’as aimée


J’ai finalement tôt fait de descendre, l’escalier conduit à un deuxième salon, relié au bureau de James, je ne m’attarde pas en ces murs que je ne connais que trop bien, même si je n’ai emménagé ici seulement quelques semaines auparavant, pour échapper à une masse de souvenirs, entre autres…
Dernier coup d’œil derrière moi alors que je m’apprête à refermer la porte, dernière pensée à l’égard de l‘homme dans mon lit, il se lèvera seul tout en se doutant que, comme souvent, j’avais déjà filé, sans m’en vouloir, alors que je méritais, pour beaucoup, ses reproches les plus tenaces.

J’essaie de t’oublier avec un autre
Le temps ne semble pas gommer tes fautes
J’essaie mais rien n’y fait,
Je ne peux pas, je ne veux pas, je n’y arrive pas
Je ne l’aime pas comme toi


C’est les larmes aux yeux que je traverse le jardin, ayant clairement et nettement l’envie de quitter Stars Hollow. Je prends ma voiture, traverse la ville sans la voir, je n’en ai d’ailleurs aucune envie, mieux vaut éviter tout ce qui pourrait me ramener à un quelconque passé, pour que je puisse conduire jusqu’à New Haven sans avoir à m’arrêter. Le trajet passe en un éclair, à peine ai-je eu le temps de me rendre compte que j’avais quitté, une fois de plus, James sans aucune explication…

J’essaie de me soigner avec un autre
Qui tente en vain de racheter tes fautes
Il semble si parfait, mais rien n’y fait
Je capitule, je ne peux pas
Je ne l’aime pas comme toi


Première place qui s’offre à moi, je la saisie, et abandonne ma voiture comme j’ai laissé mon petit copain quelques instants auparavant. Je n’ai aucune destination, comme chaque matin où tu me manques, et n’ai aucunement l’intention d’en trouver.
Mes pas seuls me conduiront, et cela est loin de me déranger, si seulement mon cerveau pouvait être dans le même état de passivité…
En vain je tente de ne pas me rappeler l’état dans lequel j’étais avant de rencontrer James qui, tant bien que mal, a trouvé la force de se battre pour que je l’aime, ce qui n’a pas été une tâche facile, d’autant plus que, quoi qu’il fasse, il y aura toujours quelqu’un que j’aimerais plus que lui, plus que quiconque… Même si je me mens souvent, pour ne pas dire constamment.

Lui il a tenté de me consoler
Même s’il n’a pas tes mots ni ton passé
C’est vrai mais il n’a pas ton goût pour l’autodestruction, pour l’absence de communication, pour la misanthropie
Pour tout ce que je hais


Comme de bien entendu je ne réfléchis pas à l’endroit où je me trouve, ni même à ce que mes pieds me font faire, je me laisse guider, abandonnée au bon vouloir de mes membres…
Parfois je m’arrête, jette un regard aux vitrines que je ne vois pourtant pas, soupire tristement avant de reprendre, l’esprit à mille lieux de cela… A la façon dont je me décris l’on peut me croire totalement désertée par la vie… Mais je m’y suis agrippée si fort qu’à l’exception près de ces mélancolies matinales causée par mes cauchemars récurrents j’ai repris totalement ma vie en main, j’ai des amis que j’adore, un copain que j’aime… Et, je dois le dire, je respire la vie comme n’importe quelle étudiante de mon âge… Si l’on exclu 5/7 de mes nuits, et les matins qui suivent… Que j’essaie autant d’oublier que certains passages de mon passé… A y penser ainsi j’ai la forte impression d’être coupable d’un crime quelconque, je tente d’effacer mon passé comme n’importe quel assassin veut effacer ce qu’il a fait, quel qu’en soit les raisons.

Il a séché toutes mes larmes tu sais
Il a ramassé tes pots cassés
Et il a réglé tout
Tes impayés, tes impostures, tes ratures,
Tout ce que tu m’as laissé


Pourquoi je n’arrive pas à me contenter de ma vie actuelle? Pourquoi le vide de ton absence continue à peser si lourdement en moi, malgré que j’arrive à le cacher, le plus souvent, à James? Voilà le genre de question qui m’obsède. Tu ne reviendras jamais, je devrais m’en faire une raison, et pourtant, mentalement, je continue à te parler comme si tu étais là, tout près de moi, j’imagine ton regard amusé, et le petit sourire qui va avec, je repense à tes paroles toujours prêtes à atteindre leur but…
Sans que je n’y puisse grand-chose, mes larmes se mettent à couler, il me faut un moment pour m’en rendre compte, et je ne songe même pas à les essuyer.

Il m’aime comme un fou et me connaît par cœur
Il me dit « je t’aime » parfois durant des heures
Mais il ne sent pas ton odeur
Pourquoi je te respire dans ses bras
Sors de mes pensées


Je sais que j’ai entre les mains le cœur en or d’un homme qui mérite vingt fois mieux que moi, ou les miettes d’amour rassises que je peux lui offrir… Et le pire est de me rendre compte de l’amour qu’il me porte, d’essayer de lui rendre la pareille tout en sachant que je ne pourrais jamais lui offrir mon cœur, et pour cause, il fait toujours partie de tes bagages.
Et je m’en veux presque autant que le fait de continuer à penser à toi malgré le nombre de mois qui s’accumule.

Je ne l’aime pas comme toi
Dis moi seulement pourquoi
Tu me restes comme ça
Je veux t’oublier
Disparais
Car je veux l’aimer comme toi

Je me rend compte du temps exagéré que j’ai passé devant une quelconque vitrine d’une quelconque boutique, et décide de m’y intéresser un peu, c’est alors que je réalise que je suis devant une librairie… Je n’aurais pas pu plus mal tomber…
Sur mon visage pâle une larme suit sa route avant d’aller s’écraser sur le béton brûlant.


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[Gilmore Girls] Le toi du moi Empty Re: [Gilmore Girls] Le toi du moi

Message  Lawlu Mer 22 Avr - 16:14

Note de l’auteur: De pire en pire.. Je me mets à genoux devant vous, pauvre lecteur et vous promets que j’essaie de faire de mon mieux pour que ce que j’écrive ressemble au plus près à du français^^.. Qui plus est certains passages de cette fic sont antipathique et naïve à en mourir -_-… Je vous demande d’avance pardon.
Nous en voilà à la chanson qui a fait le titre de ma fic entière… D’abord parce que c’est avec sa chanson que j’ai eu l’idée de me remettre à (ré)écrire, mais surtout parce que quand j’ai écouté cette chanson pour le première fois elle m’a instantanément fait penser à mon ‘tit couple favori.
C’est donc Carla Bruni -c’est le genre de personne dont je serais incapable de vous dire si j’aime ou pas…- Le toi du moi -légèrement changée… Je vous conseille fortement d’écouter en même temps la chanson, dont j’aime bien les différents rythmes.


Chap. 5: Le Toi du Moi


Je suis ton pile
Tu es mon face


L’avion décolle enfin après un temps que je trouve bien trop long… Ils sont obligés d’aller chercher les pilotes à Hawaï ou quoi?
Je ne peux plus descendre, et, comme dans une de ces attractions à frissons, mon cœur se met à battre alors que je pense que je ne peux plus faire demi-tour et que j’aurais mieux fait de passer ma route en voyant tout ce monde -assez emballé pour la grande majorité- attendre que leur tour vienne avec impatience dans une queue promettant deux heures d‘attente.
Je ferme les yeux et de suite me reviennent en mémoire, tels les fantômes d’un passé que je m’apprête à faire redevenir présent, voire futur, les mots que j’ai écrit.
N’importe qui connaissant un tant soit peu Jess Mariano dirait que je n’étais pas sentimental… Et pas gentil pour deux sous… Et bien ce n’importe qui sans avoir raison n’aurait peut-être pas complètement tort. La vérité est que je ne sais pas plus étaler mes sentiments que paraître aimable pour le plaisir d’autrui…

Certains se demanderont alors ce que je pouvais faire de tout ces sentiments qui ne voulaient en aucun cas sortir de ma bouche… j’avais fini par trouver, mon livre m’a servi de déversoir et je me sens mieux après avoir couché tout cela par écrit…
Seul problème, la seule fois où j’ai essayé d’ouvrir l’un des quelques exemplaires de ma création j’ai eu la nette impression que quelqu’un m’avait volé les mots de la bouche… Et à présent je n’ai plus rien à dire… Que vais-je donc faire face à Rory? Cette pensée provoquant un frisson de peur en mon corps ne m’empêcha nullement d’avoir une envie vive et sans bornes de la voir…

Toi mon nombril
Et moi ta glace


Quelques mots que je me suis laissés écrire dansent toujours quand je ferme les yeux, tout en pensant aux tiens, d’un bleu envoûtant.
Ce à quoi je pense en ce moment? L’un des espèces de poème que j’ai essayé d’écrire… Sans véritable succès bien entendu. Malheureusement pour les lecteurs il n’y a aucune explication de texte… J’aime laisser à tout le monde sa libre interprétation… Surtout à toi. Je sais que tu comprends, mieux que quiconque, ce que je veux dire… Et pour tout avouer c’est la seule chose qui m’importe.

En effet, combien donc ont compris que je voulais par ces quelques mots dire que la glace -souvent froide- que j’étais te considérait comme le nombril de son petit monde qui s’étend petit à petit… A mesure que je m’éloigne de toi.

Tu es l'envie et moi le geste
Toi le citron et moi le zeste


Je repense à toi, comme toujours, à ton côté réfléchit, bien plus développé que le mien, il semble que je ne sois qu’une partie de toi, détachée à présent, qui s’en va à la recherche de ce qu’elle a laissée idiotement derrière elle, sans s’être rendu compte que, faisant partie d’elle, se serait la plus grave erreur de sa vie…
Et le pire est de penser que j’ai pu te faire souffrir… Je le paie, chaque heure, chaque minute… Je sais que ça ne te soulagera pas, mais je tenais à te le dire…

Je suis le thé, tu es la tasse
Toi la guitare et moi la basse


Oui, tu es ma tasse. Si toi tu peux aisément être rempli d’autre chose, moi, je suis contraint d’attendre que tu te libères pour avoir le droit de m’épanouir un peu -toute proportion gardée-, je ne suis qu’un accompagnement de ta mélodie…
Et il m’a fallut m’enfuir pour m’en rendre réellement compte. Peut-être, effectivement, que je fais tout complètement de travers et que je ne comprends pas grand-chose à grand-chose, surtout quand il s’agit de toi, de moi, de nous… de sentiments… Je ressemble parfois pathétiquement à mon oncle…

Je suis la pluie et tu es mes gouttes
Je suis le oui et toi le doute


Et si jamais je ne suis pas tant une partie de toi que je l’ai dit, c’est que tu es tout moi, que tu me constitues en plus de vivre par toi-même..
A nouveau j’essaie de dormir en soupirant, l’avion est insupportable, presque autant que ta pensée qui me provoque tant d’insomnies… Et à nouveau, un sentiment de peur m’envahit, dur contrecoup de mon impulsivité je ne réfléchissais qu’à présent à ma bêtise.

Paradoxalement, ces mois loin de toi m’avaient donnés l’impression d’avoir le temps de te connaître à loisir. Je savais que si moi je faisais beaucoup de choses sur des coups de tête ce n’était pas le moins du monde ton cas -à une ou deux exceptions près-, et j’attendais la douche froide avec une appréhension qui arrivait un poil en retard…
Je savais que tu ne m’accueillerai pas à bras ouvert, je n’espérais d’ores et déjà plus que tu me pardonnes quoi que ce soit, que tu veuilles bien m’écouter parler… Et ma deuxième chance avait été utilisée à maintes reprises… Dès mon arrivée à Stars Hollow tu avais brûlé cette seconde chance en suppliant ta mère de ne pas avoir d’à priori, de m’engager pour diverses tâches, de me faire, somme toute, confiance… Aurais-tu tant cru en moi si tu avais su ce que j’allais te faire subir? La réponse m’échappait…
Depuis, je ne compte plus le nombre de fois où tu t’étais sacrifiée avec ta gentillesse -et, qui sait, ton amour- légendaire, pour m’offrir une chance de plus…
Voici le résultat, j’en arrivais presque à espérer que tu m’aies oublié.. Du moins, je savais que c’est ce que j’aurais dû penser, si je n’étais pas tant égoïste, et si mon amour arrêtait une seconde de réduire en bouillie des poumons qui me semblaient à présent inexistant. Je ne savais exactement comment me punir de t’avoir fait tout cela, semblant profiter de ta gentillesse, te faisant plus mal que n’importe qui n’avait osé, te traitant comme un vulgaire chien, toi que j‘aimais tant...
Peut-être que tu ne te rappelais de moi qu’avec cette vision? Voilà qui aurait été un bon retour des choses, une façon de me rendre la monnaie de ma pièce.. Mais je te connaissais assez pour savoir que tu ne me voyais pas pour le monstre sans cœur qui apparaissait tant à mes yeux.

T'es le bouquet je suis les fleurs
Tu es l'aorte et moi le coeur
Toi t'es l'instant, moi le bonheur
Tu es le verre je suis le vin
Toi tu es l'herbe et moi le joint
Tu es le vent j'suis la rafale


N’ayant décidément aucune envie de me reposer ou même d’arrêter de me torturer l’esprit je regarde par le hublot où je ne vois qu’une grande étendue blanche à perte de vue qui m’éblouit tout d’abord, contrastant avec cet intérieur qui me semblait si sombre et morne. Les gens, de toute part, semblent si excités de s’envoler… J’avais presque oublié que c’était le début des vacances qui expliquait ce trop plein de monde qui quittait un peu le cocon familial et changeait d’air.
Les enfants étaient les plus insupportables, criant, jouant, excités autant que possible pas la perspective de passer quelques jours ailleurs, de découvrir un endroit inconnu. Mes nerfs sont mis à rudes épreuves devant toute cette joie dégoulinante alors que, de mon côté, l’envie irréfutable de te voir est vite masquée par une appréhension qui tord mes boyaux, si j‘avais pu, j‘aurais peut-être sauté en marche... Mais j’ai la certitude que les hôtesses me laisseraient difficilement faire.
Je ne souris pas comme tout ces imbéciles heureux, d’ailleurs, je n’ai jamais souris souvent.

Toi la raquette et moi la balle
T'es le jouet et moi l'enfant


Je me rappelle des heures passées à essayer de te comprendre, de t’amadouer, de te conquérir… Je sais que tu as toi aussi passé du temps à essayer de savoir comment je fonctionnais, à te lamenter parce que je n’étais pas du genre très bavard, surtout quand il s’agissait de parler de moi, mais j’ai toujours été trop égoïste pour m’en rendre compte, à plus forte raison à l’époque où l’on était ensemble et où j’étais obnubilé par la pensée d’être un raté complet.

T'es le vieillard et moi le temps
Je suis l'iris tu es la pupille
Je suis l'épice toi la papille


J’ai toujours était plus piquant et plus brut que toi, en vérité je n’ai jamais de cesse de me demander ce que tu as pu me trouver, à moi, si différent de toi -à part pour nos centres d’intérêts quasiment commun- et si différent aussi du petit ami -et gendre- parfait -ou presque- que représentait Dean. Pour certaine chose je ne suis jamais arrivé à sa cheville, j’en suis conscient, bien que je n‘ai jamais voulu l‘avouer… Je sais aussi que pour quelques choses je suis bien plus fort…

Toi l'eau qui vient et moi la bouche
Toi l'aube et moi le ciel qui s'couche


Si l’on devait nous attribuer une partie d’un jour tu serais sans conteste la journée entière, et moi, pour certains côtés de mon être, j’hériterais de la nuit. Cela marque encore nos différences, et montre autre chose: tu as toute ta vie devant toi, j’espère que tu ne l’as pas bousillée avec un mec qui ressemble à l’ex-moi, il n’en vaut pas la peine, pas plus que je n’en valais la peine quand mon tour est venu.
J’ai l’intime conviction que je raterais le coche cette fois, que mon tour ne pourra jamais venir à nouveau, je sais que je radote, mais, à 5 000 km de haut, les pensées finissent par tourner en boucle.
Je regarde ma montre. Encore 10 heures et rien d’autre pour me tenir compagnie que des pensées assassines. J’aurais du prendre un direct.

T'es le ricard et moi l'ivresse
J’suis le mensonge et la paresse


Je m’affaisse un peu plus sur mon siège, essaie de trouver le repos, soupire, envie mon voisin qui, lui ronfle depuis un bon bout de temps déjà, ferme les yeux, sans succès, vois ton visage, comme toujours. Nouveau soupir, des cris d’enfants, des rires de femmes, des ronflements d’hommes, le bourdonnement incessant de l’avion, des hôtesses qui parlent bas…
Serait-il possible vraiment possible de dormir dans cet avion, moi qui ai déjà du mal à dormir ‘chez moi’ dans mon lit?
J’ai des doutes, surtout que mon esprit vagabonde puisqu’il doit te retrouver dans… 9h 30.. On avance, petit à petit.

T'es le guépard moi la vitesse
Tu es la main moi la caresse
Je suis l'enfer de ta pécheresse
Je suis le Ciel toi la Terre


Tu me hantes encore, toi et ta farouche envie de ne quitter les pieds de ta terre, sauf pour lire… Et le mien? Tu ne l’as pas lu, hein? Je le sais, pour la simple et bonne raison que tu aurais du mal à le trouver, et que tu ne le cherches pas, puisque tu n’en connais même pas l’existence, personne de mon passé ne le connais, pas même Luke, et pourtant… Je sais qu’il serait fier de moi, du Marteau et la Plume et c’est peut-être ça mon problème… Lui qui disait que je n’irais nulle part sans mon diplôme, c’est une revanche autant sur lui que sur les lycées que j’ai fréquenté, comme sur tout ceux qui ont doutés de mon avenir…
J’ai changé, Luke s’en est déjà rendu compte pour le mariage de Liz… Malheureusement, pas toi, je ne t’ai pas revu depuis que je t’ai croisé dans le bus alors que je m’enfuyais pour Venice Beach -la plus grosse connerie de ma vie, comme je n’arrête pas de le dire- tu m’en veux, je m’en doutes, à moins que tu m’aies effacé, enfouis au plus profond de mon être, aies fini par m’oublier… Nouveau regard par le hublot ou l’infinité blanche s’étend à perte de vue. Qu’es-tu en train de faire? Tu es sûrement à mille lieues de t’imaginer que j’arrive, peut-être que tu es même perdue dans les bras d’un homme qui vaux bien plus que moi.
Je sais que je devrais espérer que ce soit le cas.. Mais mon esprit, encore trop égoïste, n’arrive pas à s’y résoudre, j’ai de plus en plus peur de t’avoir perdu, à jamais… Bien que j’arrive à me rendre compte que j’aurais du y réfléchir bien avant…

Je suis l'oreille de ta musique
Tu es le soleil de mes tropiques


Ta voix… Elle me manque tout autant que le reste, ton flot de parole continu, me perdre dans tes paroles sans sens…
Tu es à ma vie ce que le soleil est au tropique, chaud, imposant et incontournable… Je déconnes de plus en plus, mes pensées se perdent, deviennent à la limite du ridicule, totalement mélo…
Pourtant, je ne peux me résoudre à cesser de penser à la femme que tu étais, à celle que tu es sûrement devenue…J’essaie tout de même tant bien que mal de garder des idées telles que la plupart de mes paroles, réfléchies, réservées, se gardant du ridicule et du pathétique autant que possible… C’est idiot, je sais, d’autant plus que personne ne m’entend, si ce n’est moi.

Je suis le tabac de ta pipe
T'es le plaisir je suis la foudre
Tu es la gamme et moi la note
Tu es la flamme moi l'allumette
T'es la chaleur j'suis la paresse
T'es la torpeur et moi la sieste
T'es la fraîcheur et moi l'averse
Tu es bémol et moi j'suis dièse
T'es le plaisir de mon soupir


Que serais-je devenu sans toi? Je me permets des hypothèses, sûrement aurais-je continué sur la voie que je m’étais choisie, au grand dam de Liz, et plus tard de Luke, peut-être me serais-je encore plus enfoncé loin de ce que l’on appelle le ‘’droit chemin’’, sûrement que je n’aurais rien fait de ma vie, ou avec beaucoup moins de conviction… Somme toute il y avait fort à parier que je sois devenu l’homme que je suis et que j’ai voulu devenir grâce à toi…
Une décision de ma mère, que je n’avais pas le moins du monde approuvée, une étrange approbation de son frère, et voilà que Liz me jette dans le premier train pour ne me revoir que lorsque je serais décidé à être un gentil garçon, et que si je le décidais, voilà peut-être la raison pour laquelle elle n’a jamais cherché à me voir pour les vacances, ni à un quelconque autre moment d’ailleurs…
Aurais-je jamais cru que ma vie changerait autant dans une ville si ennuyeuse et idiote que Stars Hollow? Aurais-je jamais pensé que je découvrirais jamais ce que je n’avais jamais connu, ni même effleuré, et que l’on appelait communément l’Amour, bien que le sentiment que j’éprouve semble encore bien plus fort? Les livres, les films, tous parlaient de cet étrange sentiment, si fort, si beau, si destructeur, mais avant toi, je n’y croyais pas, parce que je ne l’avais qu’à de très rares occasions côtoyés, et parce que cela me semblait ridicule, sorti tout droit de l’inventivité de certains, ou de leur besoin d’affection…
Seulement, l’imagination était peut-être mon fort, jamais je n’aurais pu imaginer quelque chose comme cela, même après avoir croisé tes jolis yeux bleus…

T'es tous les éclats de mon rire
Tu es le chant de ma sirène
Tu es le sang et moi la veine
T'es le toujours de mon jamais
T'es mon amour t'es mon amour
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Message  Lawlu Mer 22 Avr - 16:15

Chap.5: Le Toi du Moi (suite)


Je soupire une nouvelle fois, peut-être un peu trop fort à en juger par le regard assassin que n’a pas hésité à me jeter ma voisine… L’appréhension me rattrape, le passé s’ efface pour laisser pleine place au futur, j’ai peur et je n’hésite pas à l’avouer. Peur de ne plus pouvoir te prendre la main, peur de ne jamais arrivé à t’adresser à nouveau la parole -par ta faute ou la mienne-, peur de ne jamais plus revoir ton amour dans tes yeux… Et pourtant, je sais que je l’aurais pleinement mérité, autant que si tu me frappais, devenant hystérique, criant, pleurant peut-être -bien que je ne le mérite pas du tout-, ne voulant pas m’écouter, ne me laissant pas parler, et je repartirais la queue entre les jambes, bien obligé de m’avouer vaincu, de me dire que je ne te reverrai jamais..
Je n’abandonnerai pas si facilement, du moins je l’espérais.


Tu es la tombée moi l'épitaphe
Et toi le texte, moi le paragraphe
Tu es le lapsus et la gaffe
Toi l'élégance et la grâce


Ton visage, encore, tes yeux d’un si joli bleu, océan dans lequel j’espère me perdre encore, tes cheveux, si doux, odorants, tombant en cascade sur tes fines épaules, ton visage fin, où trône souvent un sourire amusé ou joyeux.. Je ne peux arrêter de te voir, lorsque mes yeux ont la bonne idée de se fermer enfin… Je ne pourrais m’endormir, l’excitation est trop forte; moi qui ne fait jamais aucun plan, je ne peux m’empêcher de penser à ce que je vais bien pouvoir te dire, raturant mentalement une à une toutes propositions venant à mon esprit.
A force de ne plus savoir que penser, je ne sais plus comment m’asseoir, je bouge un peu trop, au grand dam des passagers à mes côtés, qui n’arrêtent plus de me fusiller du regard. Je finis par me lever, mêlant au passage mes jambes à celui de mon voisin.


Tu es la cause et moi l’effet
Toi le divan moi la névrose
Toi la rose moi l’épine
Tu es la tristesse moi le poète
Tu es la Belle et moi la Bête
Tu es le corps et la tête


Que faire à 1 000 m du sol enfermé dans un coquille entouré de gens désagréables, alors que l’on aimerait être loin, très loin, pareillement encore à une attraction, où, une fois tout en haut, on se demande ce que l’on fait là, on aimerait soit être loin, soit que ce soit déjà fini…
J’avais les mêmes envies, soit d’être déjà arrivé à New Haven, soit être encore à Philadelphie et ne jamais avoir, sur un coup de tête, décidé de te rejoindre… J’aimerais que ce soit déjà fini, que je sois à tes côtés, en train de rire de mes peurs idiotes, que tu m’aies finalement accepté à nouveau dans ta vie, bien que, je le répète, je ne le mérite aucunement… Je radote, je m’insupporte moi-même.
Finalement, je décide d’aller au toilette, pour ne pas tourner en rond sans rien faire. Nouveau coup d’œil à ma montre, 6h encore me sépare de la terre où tu demeures.


T'es le sérieux moi l'insouciance
Toi le flic moi la balance
Toi le gibier moi la potence
Toi l'ennui et moi la transe
Toi le très peu moi le beaucoup
Toi le sage et moi le fou


Un léger tremblement de mon moyen de transport me sort de ma torpeur, j’aurais aimé dormir, tout au long de mon voyage ce ne fut pas possible, et je sens à présent en mon ventre qu’il ne me reste que peu de temps avant de poser une nouvelle fois pied à terre, pour la dernière fois avant longtemps… Du moins je l’espère, mais je sais que cela dépendra surtout de toi, si tu me rejettes, j’aurais tôt fait de rentrer à Phily…
La voix du pilote résonne, nous intime de nous attacher, de rabattre nos tablettes, et l’avion pique du nez, alors que les enfants daignent rester calme le temps de la descente. Je respire profondément, ferme une dernière fois les yeux, ton visage m’apparaît et mon ventre comme mon cœur s’affolent une fois de plus.

Je suis l'amer et toi le doute
Je suis le néant et toi le tout


Pas la peine, je pense, de vous expliquer ce que j’ai dû faire -une énième fois- dès que l’avion eut posé ses roues à terre pour s’immobiliser en quelques secondes, ni même la galère que cela a était simplement pour prendre le bus.
J’aimerais seulement rajouter à quel point tout mon être trépignait, ne tenait plus en place, simplement parce que je savais que tu étais là, non loin, en train de vivre tranquillement ta vie, vie que j’allais bouleversée dans peu de temps, avec tout l’égoïsme du monde.
Et encore, je me trouvais bien égocentrique de penser que j’allais chambouler quoi que ce soit, car il aurait pour cela fallu que tu éprouves une once de sentiment à mon égard, ce qui semblait exclu.

Tu es le chant de ma sirène
Toi tu es le sang et moi la veine
T'es le jamais de mon toujours


Petite descente à un petit hôtel avant que je me mette à ta recherche. A dire vrai, je ne sais absolument pas où chercher, ni que faire…je n’ai jamais, de ma vie, eu à chercher quiconque, même mon père, lorsqu’il en a eu envie, est venu me trouver sans que je n’ai rien demandé…
Vous comprenez alors sans doute que mon cœur est pu s’emballer alors que je ne faisais que me promener sans but précis, sans savoir par quel bout commencer, et que je l’aperçu, belle comme le jour, plus belle encore que mes pâles souvenirs pouvaient me la rappeler…

T'es mon amour t'es mon amour


Je ne dirais pas non à un commentaire, ici
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