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In Security : L'affaire Zerban

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Message  hio-tin-vho Lun 18 Juin - 15:44

Il s'agit d'une nouvelle série dont j'ai eu l'idée et donc je vous dévoile ici le scénario du premier épisode. Cette série s'attachera à la vie des agents WSP, Witness Security Program ou Programme de protection des témoins. Mais rien ne sert de trop parler rentrons dans le vif du sujet et bonne lecture. J'espère que cela vous plaira.


"Afin de lutter contre les chefs de gang, les dealers de drogue ou les groupes terroristes, certaines personnes sont amenées à témoigner.

Mais ce témoignage peut parfois leur coûter la vie.

Afin d’assurer leur protection, aux Etats-Unis, elles sont confiées au Witness Security Program WSP. Des agents triés sur le volet et donc l’unique but est d’assurer leur défense sont chargés de leur mission. Ils organisent, planifient et préparent tout les éléments nécessaires à cette mission.

Quand enfin les témoins sont confiés aux Marshalls fédéraux qui les protégeront jusqu’au procès, leur mission est remplie. Mais parfois il arrive qu’il y est des inconvénients.

Voici leur histoire."


Dimanche 1er avril 2007 9H00 Federal Plaza service du WSP

« - Et moi je te dis que ce n’est pas possible.
- Mais c’est incroyable avec toi. Il faut toujours que tu conteste.
- Non c’est une évidence. C’est dans le dictionnaire. K-Way est une marque tu ne peut pas utiliser une marque dans le jeu. De plus je sais ce que tu veux tu essaie à tout prix de placer deux lettres à forte valeur.
- Eh écoutes c’est toi qui à voulu jouer avec le vocabulaire français alors me cherche pas. Avec des tas de trucs j’aurais casé un W et Y en anglais. Même Whiskey par exemple. Mais monsieur veut faire son intéressant.
- Ben si on ne fait pas dans l’originalité cela n’a aucun intérêt.
- Bon ben puisque c’est comme ça on va prendre un arbitre. Nathan qu’est-ce que tu en penses ? K-Way cela marche ou pas ?
- Ce que j’en pense ? Je pense que vous avez autre chose à foutre que de jouer au scrabble dans un immeuble fédéral. Non ?
- Mais c’est calme en ce moment !
- Et la montagne de dossiers qui sont sur votre bureau ils vont s’envolé tout seuls peut-être ?
- On a le temps, non. Et puis que je saches tu ne l’a pas fait ta paperasse.
- Si justement ce matin.
- Mais à quelle heure ?
- 6 heures du mat. Cela aide d’avoir un petit garçon à envoyer pour un voyage scolaire.
- Ah mais non c’est pas du jeu si tu as des aides.
- Pas de discussion je veux que cette pile de dossiers disparaissent de ma vue avant ce soir.
- Je crains devoir repousser vos ambitions jeunes gens. »

La scène se passait un matin de printemps. À l’étage du programme de protection des témoins. Trois jeunes gens étaient installés à la table centrale. Bien sûr deux d’entre eux jouait au scrabble tandis que le dernier lisait son journal. Jusque là des choses très ordinaires pour des agents fédéraux. Jusqu’à qu’un autre un peu plus âgé et charismatique que les autres viennent cloturer la conversation. Tout ce beau monde était l’équipe de Nathan Coen. Et l’homme qui arrivait leur patron, le directeur Adrian Show. Il venait sans doute annoncer une mauvaise nouvelle.

« - Monsieur.
- Restes assis Nathan . Nous venons d’avoir un message de la sécurité intérieure il y a une heure. Connaissez-vous Aben Bousan.
- Il dirigeait une cellule terroriste dans les balkans du temps des guerres de yougoslavie. Dans une moindre mesure il pourrait être le pendant musulman et bosniaque des sinistres hommes de Mladic le sanguinaire boucher de Sebrenica. »

Adrian regarda Maya Shulina avec un regard plein de surprises et d’admiration puis il se tourna vers Nathan et lui posa un tout autre regard plus proche du reproche et de la réécrimination. Lui remarqua se regard et s’empressa de répondre.

« - Eh c’est elle la spécialiste des réseaux pas moi.
- En tout cas Aben Bousan à bien vite quitter la Yougoslavie. Il a continué à professer un peu partout en europe. La guerre Bosniaque l’a renforcé dans son islam intolérant et guerrier. Puis juste avant la chute des talibans il a passé un long séjour en Afghanistan.
- Un stage auprès d’Al Qaïda ?
- Cela se pourrait. C’est en tout cas la supposition de la sécurité intérieure.
- Elle voit des complots partout de toute façon la sécurité intérieure.
- Gabriel !
- Non l’agent Luz à raison. Je me méfies grandement des propos de la sécurité intérieure. Mais là je suis bien obligé de faire avec.
- Mais pardonnez moi cette objection monsieur mais en quoi cela concerne une équipe du WSP cette affaire ?
- Il y a environ un mois ils ont eu des contacts de plus en plus assurés avec un homme. Un certain Michal Zerban. Officiellement c’est un industriel Yousgoslave, ou plutôt serbe comme on dit désormais, qui aurait des contacts économiques avec le proche-orient.
- Et officieusement ?
- Officieusement Zerban s’est fortement rapproché d’Qaedat al-jihâd.
- La base de la Guerre Sainte. Aussi l’ancien nom d'Al Qaïda
- C’est cela agent Luz. Qaedat al-jihâd est l’organisation enfin ce que la sécurité intérieure appelle l’organisation de Aben Bousan. Il en serait même devenu leur financier.
- Et donc pour nous... je ne vois toujours pas ?
- Et bien tout simplement Michal Zerban serait prêt à témoigner contre Bousan. Ils nous l’amènent aujourd’hui. »
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Message  hio-tin-vho Lun 18 Juin - 15:44

Dimanche 1er avril 2007 9H30 Federal Plaza service du WSP

Ils avaient fait vite. S’il y avait une qualité dont disposait les agents de la sécurité intérieure c’était bien la réactivité. Et puis il suffisait qu’ils disent quelque chose pour qu’ils le fassent. Mais cette situation ambigüe gênait au plus haut point Nathan Coen. Il avait toujours du mal lorqu’on lui forçait la main. Surtout quand il s’agissait d’une autre agence. C’était une question de principe. Il ne faisait confiance qu’en ses hommes et ses réseaux. C’est ainsi que l’on sauve la vie d’un témoin.

Dans la salle d’interrogatoire, derrière la vitre sans tain, un homme d’une quarantaine d’années, peut-être un peu plus, venait d’être assis. Il portait des menottes aux poignets et des agents gardaient l’entrée. Un dispositif impressionnant, trop impressionnant. Zerban avait la machoîre carrée et le front prononcé. Il avait aussi des sourcils épais et des mains de bucheron. Loin du stéréotypes du sex-symbol donc. Zerban faisait désormais dans le négoce. Une carrure pareil devait impressionné ses ennemis ou conccurents. Pourtant il restait habillé d’un costume gris clair et une cravate rouge, qui devaient sortir d’un grand couturier, alors qu’il s’agissait tout de même d’un soutien à un groupe terroriste. Nathan se l’avouait à lui même. Ce genre de prévenance signifait que la sécurité intérieure avait déjà fait son choix.

Afin d’éviter d’être trompé par des mots dans une autre langue qu’il prononcerait, Nathan alla interroger l’homme avec Gabriel. Ce dernier ne parlait pas de langues slaves mais il lui dit qu’il suffisait qu’il potasse un peu pour comprendre quelques mots et ainsi décoder son langage. Sur ce point Gabriel étonnerait toujours son patron.

Ils s’approchèrent tout deux de la porte de la salle d’interrogatoire mais à leur arrivée les deux agents à proximité firent barrage pour leur en enmpêcher. Heureusement très vite une femme derrière eux dit :

« - Laissez ils sont avec nous. »

Nathan se retourna. C’était encore une gamine. Tout juste trente ans si ce n’est moins. Elle avait l’allure sévère des agents qui croient tout savoir mais portait aussi des petites couettes de gamine et des tâches de rousseur parsemaient son visage. Sous son chemisier blanc on devinait des formes si ce n’est généreuses au moins avantageuses. Nathan qui vit le chemin s’ouvrir devant eux ne la regarda que quelques secondes sans un mot. Gabriel lui se sentit le besoin de la remercier. Bien évidemment de façon intéressée.

Dès qu’il fut à l’intérieur Nathan alla s’asseoir sur une des chaises libres sans même regarder Zerban. Il posa son dossier sur la table et commença à le consulter. Gabriel lui l’examina sous toutes les coutures. Mais d’une façon peu attentive. Un regard en coin par-ci par-là. Juste pour récupérer des détails de son physique. Quand à son tour il s’assit Nathan leva la tête et en regardant droit dans les yeux Zerban lui dit.

« - Agent Coen et Luz nous sommes chargés de votre protection.
- Je sais. Programme de protection des témoins c’est bien ça. »

Lorsqu’il voulait désacraliser quelqu’un Nathan employait cette expression, votre protection. Il insinuait ainsi qu’il n’était ni une victime ni un élément important, que lui et ses hommes n’étaient là que pour le protéger rien de plus. Mais visiblement Zerban avait une longueur d’avance sur lui car il n’hésita pas une seule seconde à employer les termes appropriés. La sécurité intérieure avait dû lui dire.

« - Nous avons quelques questions à vous poser afin de préparer votre sécurité.
- Bien sûr allez-y. »

Ils passèrent assez vite ne revue sa vie privée. Car Zerban n’avait ni famille ni amis aux Etats-Unis. Il était là que pour un voyage d’affaire et en profitait pour se faire la malle auprès de Bensan.

« - Par contre, ce que j’ai du mal à comprendre Monsieur Zerban c’est ce brusque changement d’opinion.
- Comment cela ?
- Vous financez Abou Bensan et puis du jour au lendemain vous décidez de le trahir ?
- Je ne trahis pas Abou Bensan. Je considères que la guerre sainte est juste. Mais qu’elle ne doit pas passer par le massacre d’innocent. Le terme le dit bien c’est une guerre. Et dans une guerre on tue des soldats pas des civils.
- Un islamiste avec une morale ? On aura tout vu, lança comme remarque perfide Gabriel. »

Zerban tourna la tête tout doucement vers lui. Ses grands yeux verts ne trahissaient pas une colère mais une façon de dire : « Toi je peut te tuer quand je veux. »

« - Et puis il y a votre origine.
- Quel est le problème avec mon origine, agent Coen ?
- Vous êtes serbe n’est-ce pas ? Que je saches les Serbes ne sont pas musulmans. Au contraire lors de la guerre de bosnie l’armée serbe s’est rendue coupable de graves exactions contre les bosniaque musulman.
- Je suis né un peu avant cette terrible guerre fratricide.
- Vingt ans avant vous voulez dire.
- Très bien si vous voulez. J’ai été engagé de force dans ce conflit. J’ai vu les massacres dont vous parlez. Pas à Sebrenica mais dans d’autres lieux, avec d’autres personnes. J’ai vu ce que la nature humain pouvait faire. J’ai vu ce que la nature occidentale pouvait faire. À la fin des conflits j’avais trentes ans. J’ai alors fuit mon pays pour me réfugier ailleurs, un peu partout dans le monde. Je souhaitais chercher une autre voie, une autre solution. Je n’étais pas un fervent orthodoxe donc je n’ai pas eu à m’orienter peu à peu vers la religion. Ce sont des frères musulmans qui m’ont présentés le Coran. Et cela m’a ouvert les yeux.
- Quel Coran ? Le vrai ou le faux ?
- Vous semblez critique à mon égard.
- Je me poses des questions voilà tout. Je ne voudrais pas risquer la vie de mes hommes à cause de vous.
- Ce n’est pas votre métier ?
- Mon métier à comme tout ses limites. »

Nathan se leva de sa chaise et sortit de la salle. Un peu derrière lui Gabriel le suivit. Il jeta un dernier regard à l’adresse de Zerban. Celui-ci était déjà plongé dans ses pensées et ne fit pas attention à lui. Dehors les deux agents qui gardaient la porte continuaient leur numéro. La fille en tailleur était toujours de l’autre côté, elle semblait les attendre. Elle vint à leur rencontre.

« - Déjà fini vous avez fait vite.
- Dans mon monde on dit bonjour et on se présente quand on est poli. »

Nathan par cette simple phrase jeta un froid. La jeune agent n’apprécia pas du tout la remarque amsi afin d’éviter une opposition dès le départ elle essaya de faire avec.

« - Excusez moi. Agent Paula Lauren. Sécurité intérieure. Je suis chargée du traitement de Michal Zerban. »

Elle tendait la main à Nathan mais ce dernier tourna la tête et la refusa. Pour calmer le jeu Gabriel s’interposa et s’empara de la main de la jeune femme.

« - Agent Gabriel Luz. Et voici mon patron l’agent Nathan Coen.
- Très bien. Je faire court prenez vous notre homme dans le programme ?
- Et moi je vais faire long. Ce n’est pas une décision à prendre à la légère. Monsieur Zerban a mis tout de temps pour vous rencontrer il peut bien attendre un peu que l’on examine la situation et surtout que l’on prévoit les mesures de sécurité à mettre en place à son sujet ?
- Mais c’est que...
- C’est que quoi ? »

Nathan commença à s’en aller et se dirigea vers l’Open Space. Gabriel le suivait encore. Puis d’un coup il se retourna et lança à l’agent Lauren.

« - Et vous allez me virer les deux gusses devant la porte où je les abats moi-même. Mon équipe doit pouvoir rencontrer le témoin comme il lui semble.
- Mais je fais comment pour le surveiller ?
- Débrouillez-vous. »

En aparté Gabriel lui dit alors.

« - Tu es vache avec elle. Elle a rien à voir avec tout cela.
- Je sais mais j’ai horreur que l’on me force la main. Surtout quand ce sont les peines culs des services secrets ou de la sécurité intérieure qui le font.
- Je peut comprendre. »

Les deux hommes venaient d’entrer dans l’Open Space. Déjà l’activité avec repris droit de citer. On sentait une ébullition naître peu à peu. Maya s’affairait dans son coin.

« - Maya tu me contactes tes réseaux, tu me rassembles toutes les infos. Je veux tout savoir sur Zerban.
- Mais la sécurité intérieure a éditer un dossier à son sujet.
- Je m’en moque.
- Très bien tu veux ça pour quand ?
- Hier. »

Maya sous sa peau mat commença à rougir de colère, mais elle laissa passer se disant que son patron se calmerait lorsque l’orage serait parti. Elle alla donc à la pêche aux informations et laissa les deux hommes travailler.

« - Et à elle aussi tu en veux.
- Non j’ai juste toujours rêvé de dire cela. « Tu veux cela pour quand ? Hier. » J’adore les acteurs qui font ce genre de répliques.
- Oui bon ben et pour l’affaire.
- De ton côté tu appelles toutes les ambassades des pays que Zerban a visité et tu demandes à Cham de nous remonter le maximum de traces sur Qaedat al-jihâd.
- Toi tu ne fais pas confiance en ce type où je ne te connais pas.
- Disons que je me méfies de lui. »
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Message  hio-tin-vho Lun 18 Juin - 15:45

Dimanche 1er avril 2007 9H50 Le Bronx

Le minaret résonnait de l’appel à la prière du muezzin. Par moquerie ou simplement par pur qualificatif on avait vite nommé ce quartier Little Arabia. La plupart des personnes qui y habitaient n’étaient pas arabes mais pour les gens cela importait peu. Un musulman est un arabe et il suffit qu’il porte la barbe pour être terroriste. C’était cela le monde de l’après onze septembre. Certes parfois des types en costard cravate avec un joli ataché case recrutait quelques jeunes désoeuvrés pour servir de martyr ou de prêcheur dans leurs quartiers. Mais la plupart des gens ne demandaient qu’à vivre paisiblement dans le respect.

Maya était une femme. Et il est vrai que voir une femme arriver dans ce coin de New-York faisait disons tâche. Elle avait beau avoir revêtu le tchador afin d’essayer de se fondre dans la masse on l’évitait plutôt. Et cela ne changeait rien qu’elle soit un agent du gouvernement au contraire. Heureusement à force d’enquêter pour le bureau et pour le WSP en particulier et bien avant aussi elle avait sût tisser des liens avec certaines personnes des environs. Des liens tênus et simplement de connaissance mais des liens suffisants pour avoir les informations dont elle avait besoin. Dans une petite salle en retrait elle attendit que la prière eut lui. Elle se trouvait à l’écart des fidèles. Les femmes et les hommes étaient séparés à ce moment là. Ceci choqua Maya au début et toujours encore au fond d’elle mais désormais elle essayait de faire abstraction afin de cerner qu’une seule chose son problème.

La prière dura plus d’une heure. Quand tout le monde eut quitté la mosquée Maya sortit de la salle et essaya de trouver l’imam. Elle retira ses chaussures avant d’entrer et se fit la plus discrète possible. Enfin elle le trouva dans un coin. Il rangeait des livres dans un coin. Sautement Maya se dit qu’il s’agissait du Coran, qu’il ne pouvait s’agir que de cela. Elle connaissait les réseaux islamistes pas l’Islam. Elle s’approcha de lui et quand il se retourna s’arrêta pour le laisser venir vers elle. Elle avait appris qu’il vaut mieux attendre et se laisser guider. L’Imam vint vers lui souriant. Elle savait de source sûre qu’il n’était pas de ceux qui prêchaient un islam intégriste et revendicatif. Néanmoins il attachait beaucoup d’importance aux respects des préceptes religieux dont certains hérissaient les poils de Maya rien que d’y penser.

« - Agent Shulina, quel bon vent vous amène ?
- Imam Ben Ouran pas un aussi bon je le crains. »

Il s’appellait de son complet Oussama Ben Ouran. Le prénom Oussama était un prénom très courant comme David ou Martin en France. Mais depuis le World Trade Center l’Imam avait pris soin de se faire appeler que par son rang et de modifier dans tout papier officiel l’orthographe de son prénom en Osama. Cela ne changeait pas grand chose mais évitait qu’un ou deux tordus du buble tente quelque chose. Maya savait aussi qu’il valait mieux ne pas serrer la main de l’imam. Un précepte qui lui déplaisait mais qu’elle avait à force intégrer. Il refusait les contacts physiques mais plus particulièrement ceux des femmes.

« - Vous semblez préoccupez de quoi voulez vous parler ?
- Pouvons nous aller dans votre bureau je ne voudrais pas gêner une nouvelle prière.
- Vous manquez de connaissance dans notre religion. Nous ne sommes pas Vendredi. La prière qui avait lieu aujourd’hui sera l’unique. Nous pouvons discuter ici. À moins que vous vouliez me parler de choses impures.
- Nullement. Connaissez vous ou avez vous entendu parler de Qaedat al-jihâd.
- C’est le terme qui signifie en Arabe la guerre Sainte, pourquoi ?
- C’est aussi le nom d’un organisation terroriste yougoslave qui se revendique d’un islam fondamentaliste.
- Alors vous vous êtes dit qu’il fallait interroger les musulmans pour savoir quoi en penser ?
- Imam vous savez très bien que je n’ai pas fait ce rapprochement. Si je suis venu vous voir c’est parce que vous êtes un homme de grand savoir.
Je sais. Juste que le réflexe me chagrine. Tout autant que la réutilisation du terme de la guerre Sainte par ces malades qui n’ont rien à voir avec Allah. La guerre Sainte signifie à la base l’extension du droit de Dieu à tout les peuples. Un document du Vatican disait même qu’il ne conduisait pas à l’extermination des autres mais à la connaissance et à la découverte. Il est bien loin cet idéal.
- Imam je suis navré de vous pressez mais j’ai besoin ce des renseignements. Un de ces malades comme vous dites peut-être être arrêté.
- Quel est son nom ?
- Aben Bousan. C’est un fondamentaliste Bosniaque. Il serait le patron de cette organisation. Il est en partance pour notre territoire et le gouvernement voudrait savoir si vraiment nous pourrions l’arrêter.
Je connais ce Bousan. De réputation seulement. Et d’après ce que j’ai entendu dire ce n’est pas un exemple pour les musulmans. Il serait responsables de plusieurs centaines de morts dans son pays natal. Il serait un des soutiens internationaux aux attentats en Irak. Et il aurait tenté le détournement d’un avion bien avant Ben Laden. On met même derrière lui le spectre de Al Qaïda. Mais vous savez comme moi que cette nébuleuse est utilisée à tout les vents pour justifier tout et n’importe quoi.
- Ce n’est pas totalement faux. Il a certainement des financiers pour ces opérations.
- Je ne suis pas un spécialiste des réseaux. J’entends juste ce que me disent les fidèles. Mais je suppose que ce sont des financiers de son pays.
- Et accepterait-il le soutien d’un converti ?
- C’est possible. Pour l’argent on est prêt à tout de nos jours. Et dire qu’il suffirait que ces fonds aillent à la reconstruction de ces pays. Ah Inch’ Allah.
- Je vous remercie Imam Ben Ouran. Vous m’avez bien éclairé.
- Oh je ne crois pas avoir été d’un grand secours. Je vous conseille quelque chose si vous voulez plus d’information. Il y a un bureau de ces types que vous voyez dans les rues et qui prêchent un islam fait et haine et tuerie.
- Oui je vois.
- Allez-y vous en apprendrez pas mal.
- Merci du renseignement. »

Maya s’en alla en faisant un simple signe de tête pour saluer l’homme. Elle alla vers la porte de la salle de prière. Elle avait remarque qu’elle était dans le coin des hommes. Tout à coup d’un type vêtu d’une djelabbah et d’un turban lui rentra dedans. Il était arrivé brusquement sans même faire attention, pourtant ce fut lui qui la regarda avec un regard noir bourré de reproches. Maya baissa la tête et s’engouffra vers la sortie en se disant qu’il y avait des cons partout.
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Message  hio-tin-vho Lun 18 Juin - 15:46

Nouvelle partie.

Dimanche 1er avril 2007 9H35 Federal Plaza service du WSP

Un peu comme une crypte. Cela surprenait toujours Gabriel mais les informaticiens avaient cette facheuse manie de s’enfermer et de s’installer dans le noir lorsqu’il comptait travailler. Comme si le soleil ou la lumière gênait leur cerveau en ébullition. Personnellement s’il avait pu choisir comment il bosserait il se serait installé dans un immense villa avec des baies vitrées partout, un piano à queue au centre, une piscine à remous où il aurait invité deux ou trois copines. Mais eux prenaient un malin plaisir à s’enfermer comme des rats de laboratoires. C’était bien un truc qu’il ne comprendrait jamais chez les informaticiens. Bien d’autres choses aussi il avait du mal à comprendre mais celui là surtout. Heureusement Cham était son ami et lui au moins essayait d’être plutôt didactique lorsqu’il parlait. Gabriel savait que c’était une tête qui pouvait parler de système binaire et conneries dans le genre avec n’importe lequel de ces tarés mais il restait simple face aux autres, aux ignorants. Alors c’est comme cela que leur amitié c’était tissé.

« - Tiens cadeau du parti communiste chinois.
- La dernière version d’un logiciel de cryptage des données ? Mais c’est du pirate ça. Tu sais que c’est interdit.
- Oui comme les trois kilos de clope de contrebande que j’ai ramené mais qui va me mettre en taule. Je suis un peu la loi non ? Et puis par rapport aux trafiquants que l’on permet d’arrêter, je ne suis qu’une goutte d’eau dans l’océan de faussaires.
- Oui justifie-toi comme tu peut. Et alors la Chine c’était comment ?
- Chinois. Très chinois. Surveillé très surveillé. À côté nos aéroports après le 11 septembre c’est Woodstock de la grande époque. De plus parlant la langue j’avais des types de peur que je parle avec les locaux. Mais sinon c’était sympa. Bon je suis pas venu pour raconter mes vacances, tu as quoi ?
- Ton Michal Zerban est un type très international.
- Tu m’en diras tant.
- Regardes sur l’écran. Il possède, d’après le dossier de la sécurité intérieure un compte dans 24 banques à travers le monde et il fait énormément d’opérations sur ceux-ci. De grosses sommes d’ailleurs.
Des opérations vers des comptes appartenant à Qaedat al-jihâd ?
Quelques unes mais pas assez pour que l’on considère monsieur Zerban comme un financier.
- Il doit utiliser des sociétés écrans pour ça et pas passer par ces comptes perso.
- Sans doute mais moi j’ai pas d’éléments probants pour te dire qu’il travaille pour eux.
- C’est bien ce que je craignais.
- Comment ça ?
- Je fais confiance aux instincts de mon patron mais je trouve moi aussi qu’il y a quelque chose d’étonnant dans cette affaire. C’est comme ci la sécurité intérieure nous l’avait envoyé à la va-vite. Il y a rien de vraiment significatif pour dire qu’il fait partie de cette entreprise terroriste.
- Vous voulez dire que l’on fait mal notre travail agent Luz ? »

Gabriel et Cham se retournèrent en entendant cette phrase. Dans l’encadrement de la porte la jeune agent de la sécurité intérieure attendait l’air en colère d’une petite fille qui fait un caprice. Gabriel trouvait cela fort charmant, elle était encore plus mignonne que tout à l’heure. Mais il savait aussi que vu son état elle pouvait être aussi un élément gênant dans leur enquête surtout si elle était en colère.
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Message  hio-tin-vho Lun 18 Juin - 15:46

Dimanche 1er avril 2007 9H50 Le Bronx

Comme si c’était possible. Dans cet endroit on lui lança des regards encore plus noirs qu’aux abords de la mosquée. Elle rêvait d’être n’importe où mais à des centaines de lieux de ce local. À l’intérieur des types tous barbus portaient des costumes de prêt-à-porter mais impeccables, les couleurs étaient noires, brunes ou vertes, dans des nuances de foncé. Si elle n’avait pas été un agent du FBI en enquête elle aurait immédiatement rebroussé chemin. Elle connaissait les situations dangereuses mais savait aussi ne pas s’exposer. Ces hommes ne lui feraient rien mais l’angoisse sans réelle justification l’étreignit. Un homme plus affable que les autres et visiblement peu gêné de la situation vint à elle sans hésiter.

« -Mademoiselle ? »

Il était jeune dans les trentes ans. Il avait une barbe parfaitement taillé et un sourire ultra bright. Il faisait partie de ces jeunes noirs convertis il y a dix ou quinze et qui avaient rapidement rompus avec leur famille d’origine retrouvant là une nouvelle famille. Il avait dû avoir une carrure importante mais le manque de sport lui avait fait perdre pas mal de muscles. Maya enchaîna sans hésitation la conversation.

« - Agent Shulina, dit-elle en présentant sa carte.
- Le FBI. Il est rare qu’ils déplacent des agents féminins.
- Les temps changent.
- Parfois ils ne devraient pas changer, dit un homme dans le fond. »

Maya tenda le cou pour voir qui avait parlé. Le type s’en allait déjà dans la pièce de derrière. L’homme qui l’avait accueilli la rappella à la conversation.

« - Alors que pouvons nous faire pour vous renseigner agent Shulina.
- J’enquêtes sur Aben Bousan et sa filière aux Etats-Unis.
- Je m’en doutais un peu. Il est rare ces temps-ci que le FBI ne viennent pas nous voir pour nous parler des organisations terroristes.
- Comment savez vous que je vous parle de cela ?
- Je lis aussi la presse mademoiselle. Monsieur Bousan fait partie des personnes recherchées pour acte de terrorrisme. Voyez vous ce qui me chagrine le plus c’est que vous venez nous voir sans visiblement y connaître quelque chose à l’islam. Vous portez le tchador et pourtant vous être une ignorante. Savez vous par exemple que l’organisation de Ben Laden est sunnite et que nous autres de la Fraternité Musulmane nous sommes Chiites ? Non je me doutais. Les chiites et les sunnites se vouent une haine réciproque depuis des millénaires qui se répercutent aujourd’hui même en Irak par exemple. C’est cela votre problème à vous les occidentaux. Vous venez avec vos principes et vous croyez tout solutionner. Mais le problème et si ce n’était pas vous ?
- Comment cela ? Moi je ne viens pas en disant que je connais la vérité. Je viens poser des questions. Et puis vous êtes un occidental vous aussi. Vous faites partie des afroaméricains récemment convertis ?
- Oui c’est vrai. C’est ça la réalité de notre monde. Aujourd’hui l’amérique est comme un grand cirque où les blancs regardent les noirs s’entretués pour leur bon plaisir pendant qu’ils s’empiffrent de pop corn dans leur gros bide plein de merde. Vous devriez le savoir.
- Je ne suis pas afroaméricaine, je suis... pakistanaise d’origine.
- Ah...je n’aurais pas dit.
- Revenons au sujet principal. Je cherche à confirmer certaines informations au sujet d’un certain Michal Zerban qui serait un soutien financier de l’organisation de Aben Bousan.
- Connaît pas. Mais je ne suis pas un grand spécialiste de tels groupements. Vous devriez avoir cela vous dans vos organes de commandement. Cherchez bien et laissez nous tranquilles.
- Très bien je crois que c’est ce qu’il y a de mieux à faire.
- En effet. »

Maya se retourna et sortit du local. Dehors l’ambiance était déjà plus calme. Quelques personnes âgées surtout lui sourit et la salua. Elle remonta à pied la rue et alla chercher son véhicule. Sa moto était là garée dans une ruelle. Personne n’y avait touché. Car elle eut un moment cette frayeur mais très vite elle se reprit et se trouva stupide d’avoir tout de suite un a priori négatif. Là elle enleva le tchador. Mis le blouson en cuir qu’elle avait laissé dans le petit coffre de sa cylindrée, décrocha son casque installé sur l’un des côtés de la bécane, pris les gants qu’il y avait à l’intérieur et s’apprêta à s’équiper. Quand soudain un homme qu’elle n’eut pas le temps de voir surgit par derrière et lui mit un couteau sous la gorge. Elle se raidit d’un coup et attendit ce qu’il avait à lui dire.

« - Vous cherchez des informations sur Michal Zerban ?
- C’est possible.
- Alors cessez de chercher. Il vaut mieux pour vous.
- Comment cela ?
- Ne posez plus de questions. Obéissez et votre vie sera sauve.
- Très bien. Ce sera fait.
- Tant mieux. Le jour viendra où la solution finale sera apportée. »

L’homme lui asséna un coup sur le crâne pas suffisamment fort pour qu’elle s’évanouisse mais assez pour qu’elle s’écroule sur le sol. Il en profita alors pour s’échapper dans le noir de la ruelle. Maya se releva en massant son crâne. Elle avait franchement mal mais elle est pensait plus à un chiffre. Un chiffre qui avait une importance.

« - 18, dit-elle à haute voix pour s’en souvenir. »
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Message  hio-tin-vho Lun 18 Juin - 15:47

Une autre suite.


Dimanche 1er avril 2007 9H36 Federal Plaza service du WSP

« -Mais non on me met pas en doute vos compétences, nous faisons juste des vérifications de routine.
- Je croyais que votre métier consistait à mettre en place les procédures qui permettent de protéger les témoins que l’on vous confie.
- Et depuis quand vous connaissez mieux notre métier que nous ? »

Gabriel tentait vainement de parlementer avec l’agent de la sécurité intérieure pour arriver à la calmer et ne pas l’avoir comme ennemi. Mais en plus il venait d’avoir le problème d’un patron qui débarque et qui a horreur qu’on lui marche sur les pieds surtout lorsque c’est une petite fille impulsive qui le fait.

« - Je vous ait posé une question. Agent ?
- Paula Lauren. Je vous ait déjà donné mon nom agent Coen.
- C’est qu’il n’était pas important si je ne l’ai pas retenu, alors. »

Son visage et sa bouche ouverte trahit une attitude de surprise et de dégoût face à la réflexion qu’elle avait reçue.

« - Vous faites quoi là agent Coen ?
- Je ne cesses de vous le dire mon métier.
- Très bien je vais être clair parce que apparramment je ne l’ai pas été suffisamment. Cette affaire implique les plus hautes instances du FBI et de la sécurité intérieure. Et si je n’ai pas effectivement et rapidement ce que je demande je ferais le nécessaire pour l’obtenir rapidement par d’autres personnes.
- Mais faites, faites. Je suis sûr que vous aurez une âme charitable pour vous entendre.
- Très bien si vous le prenez ainsi. »

La jeune femme partit suivi de deux agents comme des petits chiens. Nathan remarqua le regard de Gabriel sur ses deux fesses rebondies qui gigotaient dans la jupe de son tailleur lorsqu’elle s’en alla. Il dût lui aussi reconnaître au tout début quand son regard fut pris par cette vision il regard un peu. Mais après tout il était qu’un homme et personne ne lui interdisait de seulement regarder. Par contre l’insistance de Gabriel commençait à l’énerver.

« - Eh, on mélange pas travail et plaisir, lui dit-il en lui tapant l’épaule assez violemment pour qu’il réagisse.
- Dommage parce que je peut te dire qu’une femme avec une poigne pareille ce doit être quelque chose au lit, dit-il en se massant l’épaule. Par contre je comprends pas pourquoi tu fais tout pour aller au clash avec elle ? Elle peut nous retirer l’affaire tu sais.
- Je sais et je préfèrerais. Il vaut mieux ne rien faire que d’aller au désastre. Car je sens que l’on va aller au désastre avec cette histoire. Je ne veux pas risquer la vie de mes hommes avec un plan aussi foireux.
- D’accord mais on fait quoi alors ?
- On continue. Et même si l’affaire nous ait retiré.
- Ta curiosité maladive reprend le dessus ?
- Sans doute. Tant que je n’aurais pas le fin mot de cette histoire je ne me sentirais pas bien. »
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