Dulcissime chapitre 5: l'ennemi

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Dulcissime chapitre 5: l'ennemi

Message  Ariel le Dim 8 Oct - 4:19

Pour mon 100e message voici la dernière partie de Dulcissime. Dédicace spéciale à Mégane Carter, Sam_Star et Samantha Carter 59, merci pour vos commentaires au chapitre 4. La conclusion enfin ! J’espère que vous avez aimé cette histoire. Dédicace spéciale à Eridani Moon. Thanks for you support !

Classé PG-15!!!

NE PAS PUBLIER SANS MON AUTORISATION !!!



Dulcissime
Chapitre 5
L’ennemi


Deux mois après le sauvetage de Cassie et Lily, le traître n’avait toujours pas été démasqué. Il s’était tenu tranquille après avoir assassiné ses trois comparses qui s’étaient fait capturer lorsque SG3 et Teal’c avaient été délivrer les deux filles. La mort des deux hommes et de la femme restait un mystère complet. Personne n’avait rien vu. Ils avaient été retrouvés morts dans leur cellule. Les autopsies avaient révélées qu’ils étaient morts d’un empoisonnement au cyanure. Ils avaient découvert que la femme s’appelait Kerry Johnson et qu’elle travaillait comme conseillère politique auprès de Kinsey.

Les deux hommes répondaient aux noms de Marvin Smith et John White. Lorsque les corps avaient été découverts, Jack était entré dans une rage folle. Il avait fallu tous les arguments possibles et imaginables de la part de Sam pour l’empêcher de se rendre à Washington pour massacrer Kinsey. Ils n’étaient pas parvenus à retrouver la trace de Ptah et Jack n’avait pu se défouler et faire regretter à la tête de serpent d’être venue au monde. Il avait donc évacué sa rage sur les sacs de sable de la salle de sports.

Tous s’étaient remis peu à peu des émotions causées par les enlèvements. Lily ne garderait aucune séquelle de cette aventure, du moins l’espéraient ses parents. Elle parvenait maintenant à rester en position assise si quelque chose lui supportait le dos et ses joues étaient rougies parce que ses dents avaient commencées à percer, rendant les nuits plus courtes pour ses parents qui devaient se lever pour lui frotter les gencives. Cassie était retournée à l’école après le congé des Fêtes mais elle faisait encore des cauchemars et était devenue légèrement méfiante.

Les adultes quant à eux se consolaient en couple. Jack et Daniel se sentaient mal de n’avoir su protéger leurs familles en se faisant capturer par Ptah et en laissant les hommes de Kinsey faire du mal à leurs filles. Sam et Janet rattrapaient le sommeil qu’elles avaient perdu mais l’une comme l’autre était angoissée chaque fois que SG1 partait en mission. Sam avait recommencé à travailler dans son labo tandis que Janet s’apprêtait à arrêter. Toutes les deux se réveillaient souvent pendant la nuit, en proie à des cauchemars ou simplement pour s’assurer que leurs hommes et leurs enfants étaient revenus et en sécurité.

Cependant, Jack n’était pas tranquille. Il savait que l’ombre de Kinsey planait toujours sur eux et il ne savait quoi faire pour s’en débarrasser. Il se doutait qu’il y avait une taupe au SGC mais jusque là, celle-ci s’était fait discrète, sauf lorsqu’elle avait assassiné ses collègues. Déterminer à éliminer la menace pour sa famille, le colonel décida d’en discuter avec le général. Le grand Jaffa participa également à la discussion en soulevant certains points importants. Les trois hommes mirent un plan au point et se dépêchèrent d’aller mettre Sam, Janet et Daniel au courant afin de l’appliquer au plus vite.

Le plan était simple : il fallait faire croire à la taupe qu’un élément extraordinaire avait été trouvé dans le sang de Lily et ensuite la prendre sur le fait en train de s’emparer d’un échantillon que Janet aurait « malheureusement » laissé sans surveillance dans son labo. Le plus difficile serait de communiquer l’information à la taupe. Janet ne pouvait évidemment pas crier la nouvelle en traversant la base en courant. Pas plus qu’ils ne pouvaient l’annoncer dans les haut-parleurs de la base ! Jack, Daniel, Teal’c et le général se lancèrent dans une vaste enquête visant à réduire le nombre de personne pouvant être la taupe. Après deux semaines de recherches, ils avaient une liste d’une dizaine de personnes qui avaient été en lien avec les agresseurs de Cassie et Lily. Ils convoquèrent une réunion pour peaufiner les derniers détails lorsque Janet souleva un point important :

- Vous avez oublié un détail dans votre plan, messieurs.
- Lequel, Doc ? demanda Jack, soudainement inquiet.
- Je pars en congé de maternité demain. Je ne pourrai pas faire partie de votre plan pour coincer la taupe.
- Vous ne pourriez pas retarder votre départ de quelques jours ?
- J’ai bien peur que non, colonel. Je devrais déjà être en arrêt de travail et si je continue, je risque de faire du mal au bébé.
- Il n’est pas question que Janet participe à cette opération, Jack ! s’exclama Daniel.
- Mais c’est le médecin qui s’occupe de Lily, c’est donc normal que ce soit elle qui fasse les faux examens qui vont nous mener à la taupe !
- Colonel O’Neill, le docteur Fraiser quittera le service actif demain comme prévu, ce n’est pas discutable ! intervint Hammond.
- Qui va la remplacer ? bougonna Jack
- Le docteur Warner.
- Je crois que cela va ajouter de la crédibilité à notre plan, O’Neill. Le docteur Warner n’étant pas le médecin attitré de Carolyn Carter-O’Neill, la taupe croira plus facilement qu’il y a une anomalie dans son sang.

Jack réfléchit quelques secondes avant d’acquiescer du bout des lèvres. Deux jours plus tard, tout était fin prêt. Comme prévu, Sam vint à la base avec Lily pour lui faire passer un bilan médical. Elle ne pouvait s’empêcher d’être nerveuse. Elle désirait vraiment mettre la main sur la taupe et la faire souffrir autant qu’elle-même avait souffert quelques mois plus tôt. Sitôt les examens terminés, elle alla dans leurs quartiers où elle savait qu’elles étaient à l’abri. Elle ne voulait pas qu’il arrive quelque chose à sa fille si jamais des coups de feu étaient échangés ou une chose du même genre.

Deux heures après le passage du docteur Carter et de la petite Lily à l’infirmerie, le docteur Warner en sortait comme une fusée avec un air complètement ahuri. Les personnes qui le croisèrent sur le chemin du bureau du général en furent étonnées et la machine à rumeurs se mit en marche. Bien vite, l’une des personne qui avait été à l’infirmerie au même moment que le docteur Warner se mirent à raconter qu’il était en train d’observer le sang du bébé Carter-O’Neill lorsqu’il s’était affolé et qu’il était parti en toute hâte en murmurant : « C’est extraordinaire ! »

Lorsque la nouvelle parvint aux oreilles de la taupe, elle s’empressa de contacter ses supérieurs qui lui ordonnèrent de s’emparer de l’échantillon de sang à tout prix et si elle en avait la possibilité, s’emparer de l’enfant. Elle protesta qu’elle n’aurait plus de couverture et qu’ils n’auraient plus de taupe. La réponse ce fit cinglante : il n’y a que l’enfant qui compte, le reste n’est qu’accessoire. Dépitée, la taupe raccrocha avant de réfléchir au meilleur moyen de mettre la main sur cette enfant ou sur son sang.

Elle décida de tenter sa chance à l’infirmerie d’abord. La chance lui souriait car l’endroit était exceptionnellement désert. La taupe s’approcha rapidement du support contenant plusieurs éprouvettes et prit celle étiquetée : Carter-O’Neill, Carolyn et la mit dans la poche de son pantalon. Pressée de mettre le précieux liquide en lieu sûr, elle quitta l’infirmerie d’un pas rapide et retourna à ses quartiers. Cependant, elle devait passer dans le secteur des quartiers des officiers supérieurs. Comme elle approchait des quartiers de la famille Carter-O’Neill, une voix se fit entendre dans les haut-parleurs :

« Activation extérieure non-autorisée ! Activation extérieure non-autorisée ! Le docteur Carter est demandée en salle de contrôle de toute urgence ! Le docteur Carter en salle de contrôle de toute urgence ! »

La porte sur la gauche de la taupe s’ouvrit à toute volée. Sam en sortit rapidement avec le bébé dans les bras. Elle repéra la taupe et lui mit d’autorité l’enfant dans les bras et lui ordonna de l’emmener à Daniel. Puis elle partit en courant à destination de la salle de contrôle, laissant sa fille qui s’était mise à hurler dès qu’elle avait senti que sa mère la laissait. La taupe n’en revenait pas de la chance qu’elle avait eue. C’était l’occasion ou jamais de sortir l’enfant de la base. Hésitant à peine une seconde, elle prit la direction opposée au bureau du docteur Jackson et se dirigea vers la sortie.

La petite fille se mit à hurler encore plus fort et à gigoter pour échapper aux bras qui la retenaient. La taupe n’avait pas fait dix pas qu’elle sentit une arme sur sa tempe et entendit le bruit de zats qu’on armait. Elle était entourée par des soldats et le docteur Carter lui faisait face. Celle-ci avait une expression indéchiffrable sur le visage, mélange de peur et de haine. La taupe resserra davantage son étreinte sur l’enfant. Elle était sa seule chance d’en sortir en vie.

- Vous allez rendre cette enfant à sa mère sur le champ ! dit la voix du colonel O’Neill qui tenait l’arme pointée sur sa tête.
- Vous n’oseriez pas faire ça à un bébé de six mois, n’est-ce pas ? répliqua la taupe. Surtout pas à votre propre fille ! Vous allez me laisser partir, sinon je la tue !
- Vous n’allez pas la tuer parce que vos patrons ont besoin d’elle en vie.
- Je n’ai plus rien à perdre à présent !
- Vous ne voulez pas faire ça, capitaine !
- Qui est-ce qui va m’en empêcher ? Vous ? Vous auriez trop peur de faire du mal à votre précieuse fille !
- Non, c’est moi, dit une voix calme derrière la taupe.

Celle-ci sentit une petite piqûre à la base de sa nuque et le corridor se mit presque aussitôt à tanguer. Elle s’effondra sur le sol comme une poupée de chiffon et Sam se précipita pour attraper sa fille dont les pleurs diminuèrent dès qu’elle sentit les bras protecteurs de sa mère. Teal’c baissa son fusil à fléchettes hypodermique tandis que les soldats mettaient la taupe aux arrêts et l’emmenaient en cellule. Sam serrait sa petite fille dans ses bras afin de la consoler mais elle tremblait de la tête aux pieds. Elle avait eu si peur pour son enfant ! Jack s’approcha lentement pour ne pas l’effrayer et lui mit la main dans le dos pour la calmer. Il était sous le choc tout autant qu’elle mais il ne voulait pas que les autres le sache. Ils se rendirent dans leurs quartiers où Sam berça sa fille jusqu’à ce qu’elle s’endorme dans ses bras.

Jack l’observa pendant tout ce temps, hésitant à les laisser seules pour aller voir Hammond. Il connaissait Sam assez bien pour savoir qu’elle n’allait pas et qu’elle était sur le point de craquer. Doucement, elle alla déposer le bébé dans son berceau avant de sortir de la petite chambre et d’entrebâiller la porte. À ce moment, son regard croisa celui de Jack et elle pu y lire tout l’amour qu’il avait pour elle. Elle se précipita dans ses bras et éclata en sanglots. Lorsqu’elle se remit à trembler, Jack la souleva délicatement et la porta jusqu’à leur lit où il s’allongea à ses côtés. Il la laissa sangloter doucement, oubliant pour l’instant sa propre douleur et sa peur.

- Je ne serai jamais une bonne mère, dit-elle soudain entre deux sanglots.
- Quoi ?
- Je suis une mauvaise mère, j’ai laissé mon enfant à quelqu’un qui lui voulait du mal. Je ne mérite pas d’être avec elle. Ni avec toi. Tu devrais me la retirer et t’en aller loin de moi avant que la malédiction de la veuve noire Carter ne te rattrape.

Elle avait dit cela d’un ton sérieux et égal, presque résigné. Jack la regarda stupéfié. Elle ne pouvait pas penser de telles horreurs ? Il resserra son étreinte et tenta de la raisonner.

- Sam, tu dis n’importe quoi parce que tu es sous le choc. Tu n’es pas une mauvaise mère, tu t’es fait rouler comme nous tous. Nous lui faisions confiance et nous avons eu tort Tu n’as pas à culpabiliser. Tu as sauvé la vie de Lily et tu l’as probablement sauvée de tortures atroces.
- Elle va m’en vouloir toute sa vie !

Elle continuait de parler comme si Jack n’avait rien dit. Elle semblait en transe, enfermée dans sa bulle. Jack dû la secouer pour qu’elle accroche son regard au sien.

- SAM ! Sam, écoute-moi ! Tu n’as rien fait de mal ! Lily est en sécurité, elle t’aime et moi aussi, je t’aime et je n’ai pas l’intention de te quitter ni de t’enlever notre fille, enfonce-toi bien ça dans ta jolie petite tête de scientifique ! Tu n’es pas la seule à avoir eu peur ! Quand j’ai vue qu’elle allait faire du mal à Lily j’avais l’impression que le destin me faisait un sale coup une fois de plus. Je n’aurais pas pu supporter la perte d’un autre enfant, Sam, pas après Charlie… Je…

Il éclata en sanglots, incapable de se contenir plus longtemps. Sam le berça comme elle avait bercé leur fille et lorsqu’il fut calmé, elle lui montra à quel point elle l’aimait et il s’employa à lui faire oublier ses sombres pensées. Quelques heures plus tard, Jack émergea de sous les couvertures, s’habilla et sorti tandis que Sam dormait encore. Il avait un rapport à faire à Hammond qui devait s’impatienter.

- Entrez !
- Mon général, désolé pour le retard, j’avais une urgence personnelle à m’occuper.
- Je comprends, Jack. Comment vont Sam et Lily ?
- Elles vont bien, mon général mais je crois qu’il me faudra surveiller Sam de près pendant les prochains jours.
- Pour quelle raison ?

Jack lui raconta les inquiétudes de Sam sans entrer dans les détails mais Hammond saisit le portrait.

- Je vous accorde une semaine de congé, Jack mais avant que vous partiez, je souhaite que vous m’expliquiez comment vous avez su que le capitaine Geneviève Bernier était la taupe.
- C’est simple, mon général, je ne le savais pas avant qu’elle n’aille à l’infirmerie et qu’elle dérobe l’éprouvette de sang. J’ai ensuite appelé le sergent Davis pour qu’il active les alarmes et fasse demander Sam en salle de contrôle. Je n’avais pas prévu que Lily finirait dans les bras du capitaine mais le plus important c’est que nous l’avons attrapée et qu’elle ne fera plus de mal à personne.
- Je n’aurais jamais cru que c’était elle la taupe, dit Hammond.
- Personne ne l’aurait cru, général, c’est pour cette raison qu’elle était parfaite dans son rôle.
- Je vais demander à Teal’c de l’interroger.
- Mon général, j’aimerais beaucoup faire cet interrogatoire moi-même.
- Hors de question, colonel, vous êtes trop impliqué émotivement. De plus vous êtes en congé à partir de maintenant, alors je ne veux pas vous voir ni le docteur Carter avant la semaine prochaine, c’est compris ?
- À vos ordres !


Dernière édition par le Dim 8 Oct - 4:24, édité 1 fois
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Re: Dulcissime chapitre 5: l'ennemi

Message  Ariel le Dim 8 Oct - 4:23

Jack retourna dans ses quartiers où Sam dormait encore mais Lily était réveillée et gazouillait dans son berceau en attendant que quelqu’un vienne la chercher. Jack la prit dans ses bras et alla la déposer dans le lit conjugal à côté de sa mère. Tandis que la petite fille gigotait et poussait de petits cris, Jack regardait Sam dormir. Elle était épuisée par les événements de la journée et les cris de sa fille ne réussirent pas à la réveiller. Lorsqu’elle émergea, Jack faisait rire Lily aux éclats en la chatouillant. Sam sourit devant cette image de bonheur et Lily se mit à tendre les bras vers elle dès qu’elle s’aperçut que sa mère était réveillée.

- On t’a réveillée ? demanda Jack, légèrement penaud.
- J’ai connu des réveils pires que ça, lui répondit-elle.
- Tu vas mieux ?
- Oui, dit-elle en prenant sa fille dans ses bras. Je suis désolée, Jack.
- Ce n’est rien, Sam, tu as eu peur, c’est tout.

Voyant qu’elle se mordait la lèvre inférieure pour contenir ses larmes, il les serra toutes les deux dans ses bras.

- Hammond nous a donné une semaine de congé, ça te dirait d’aller dans le Minnesota ?
- Oui, je crois que nous en avons tous besoin.

Jack emmena donc ses « femmes » passer la semaine au chalet tandis que Teal’c s’occupait du capitaine Bernier. Celle-ci avait tout déballé à la minute ou le Jaffa était entré dans la salle d’interrogatoire. Elle avait été recrutée par le NID un an auparavant et elle était entrée en action seulement depuis quelques mois. Tout ce qu’elle désirait c’était de voir les Goa’ulds détruits et elle était convaincue que l’enfant du Colonel O’Neill et du docteur Carter était la solution. Le général la fit placer en cellule en attendant qu’elle soit transférée dans une prison fédérale.

Le calme revint peu à peu sous Cheyenne Mountain. Jack s’assurait que Sam avait retrouvé confiance en ses talents de mère et Daniel et Janet se préparaient à la venue du bébé qui ne saurait tarder. Les contractions se déclanchèrent par un bel après-midi du mois de mai et quelques heures plus tard, un petit garçon vint dire bonjour à ses parents suivi quelques minutes plus tard par sa petite sœur. Daniel en tomba dans les pommes tant il fut surpris et heureux d’être papa deux fois. Janet était complètement épuisée et couverte de sueur mais elle était aux anges. Ils décidèrent d’appeler le petit garçon Nicolas en l’honneur du grand-père de Daniel et la petite fille Catherine en l’honneur de Catherine Langford. Sam et Jack unirent leurs destinées pour le meilleur et pour le pire le second samedi de juin sous les yeux de leurs amis et de quelques-uns de leurs alliés. Ils s’envolèrent pour la Riviera Italienne avec Lily et revinrent deux semaines plus tard, bronzés et épanouis. Jack reprit les missions et Sam se dévoua corps et âme à ses expériences et à sa fille.

Un jour, SG8 trouva un appareil fort intéressant sur une planète. En tant que spécialiste des technologies extraterrestres, le général demanda à Sam d’aller l’étudier. Jack s’y opposa farouchement, alléguant que Ptah était toujours un danger potentiel. Hammond lui certifia que la planète était sécuritaire et que SG8 escorterait Sam pour parer à tout éventuel danger. Le colonel voulu accompagner sa femme lui-même mais il avait une mission de prévue également et le général refusa de la retarder. Jack n’eut d’autre choix que de laisser Sam partir mais tout au fond de lui, il avait un mauvais pressentiment. Une heure plus tard, Sam traversait le vortex et allait étudier son nouveau joujou. L’équipe avait 24 heures avant de rentrer à la maison et monta donc un camp pour la nuit.

Lorsque vint l’heure du couvre-feu, Sam était épuisée mais ravie. Puisqu’elle ne faisait plus partie de l’Air Force, elle n’avait pas à monter la garde pendant la nuit et demanda à avoir une tente pour elle seule en tant que seule femme et pour pouvoir poursuivre ses expérimentations sans déranger personne. Les autres acceptèrent avec joie et Sam s’installa pour une longue nuit de calculs. Depuis qu’elle avait eu sa fille, elle s’était beaucoup assagit et dormait la plupart de ses nuits dans son lit soit à la base ou à la maison. Malgré la quantité impressionnante de café qu’elle avala, elle s’endormit sur ses travaux. Le soldat qui montait la garde faisait dos à sa tente à ce moment et ne remarqua pas le rayon de téléportation sur la tente de l’ancien major pas plus que ses coéquipiers.

Sam se réveilla parce qu’elle avait froid et qu’elle s’était endormie dans une position inconfortable. La première chose qu’elle vit en ouvrant les yeux fit l’extrémité d’une lance jaffa pointée sur son visage. Deux jaffas la soulevèrent et la traînèrent de force jusque devant leur maître. Celui-ci abordait un sourire plus que satisfait.

- Enfin, je vous rencontre, major. Je dois dire que j’attendais ce moment avec impatience. Vous avez été longue à venir jusqu’à moi mais je savais que vous viendriez. Je vais pouvoir mettre mon plan à exécution. Allongez-la sur la table et allez chercher Néfertoum, mon fils !

Sam comprit qu’elle était entre les mains de Ptah et qu’elle allait souffrir. Les jaffas l’allongèrent de force sur la table et sanglèrent ses chevilles et ses poignets. Un troisième jaffa pénétra dans la pièce avec un vase. Ptah prit le vase et en sortit un goa’uld qu’il posa sur le ventre de sa prisonnière. Le reptile rampa jusqu’à la tête de Sam qui se débattait comme elle pouvait, sans résultats. Conscient qu’il ne devait pas y avoir de marque sur la nuque du nouvel hôte de son fils, Ptah fit signe à un jaffa de maintenir la tête de Sam tandis qu’il faisait pression sur sa mâchoire afin de faciliter le passage à son héritier. Celui-ci pénétra à l’intérieur de la bouche de l’ex-major qui s’était mise à hurler. La possession prit quelques minutes à s’effectuer puisque le goa’uld était un peu faible et que Sam combattait du mieux qu’elle pouvait.

Les yeux de la scientifique finirent tout de même par s’illuminer et son expression changea. Les jaffas s’empressèrent de la relâcher et le goa’uld prit la parole.

- Père, pourquoi m’avoir fait entrer dans mon nouvel hôte par la bouche ?
- Je ne voulais pas que ton nouvel hôte ait une marque qui l’identifiait comme étant un goa’uld. Maintenant, écoute-moi bien, mon fils, nous avons peu de temps. J’ai accédé à ta demande en te choisissant un hôte femelle, tu dois à ton tour accéder à ma demande.
- Je vous écoute, père.

Père et fils se parlèrent pendant une heure avant que « Sam » ne soit renvoyée sur la planète. Comme la fois précédente, personne ne remarqua le rayon de téléportation. L’équipe retourna sur Terre le lendemain. Néfertoum eut la chance de tomber sur une nouvelle infirmière pour l’examen médical et évita l’IRM qui l’aurait détecté. L’infirmière nota tout de même une légère inflammation au niveau de la gorge mais la mit sur le compte d’une grippe.

Deux heures plus tard, Jack retrouvait sa femme plongée dans ses recherches au labo. Il s’empressa de la serrer dans ses bras, soulagé de la voir saine et sauve. Néfertoum se laissa faire mais fut légèrement mal à l’aise. Il avait demandé à son père un hôte femelle. Le plus beau qu’il pourrait trouver et son père lui avait trouvé un hôte certes magnifique, mais aussi très fort et il devait la combattre à chaque instant. Lorsqu’elle avait vu son compagnon, l’hôte s’était mise à combattre avec plus d’acharnement mais il était plus fort que cette minable Tau’ri. Son père lui avait dit que son nouvel hôte possédait les connaissances de la Tok’Ra, donc elle avait déjà porté un symbiote, mais que ce n’était pas ce qui importait pour le moment.

Le compagnon de son hôte repartit et Néfertoum, se remit au travail. Il savait qu’elle travaillait tout le temps alors personne ne soupçonnerait ce qu’il était réellement en train de faire. De son côté, Jack songeait au comportement de sa femme depuis son retour. Elle avait eu l’air bizarre lorsqu’il s’était approché d’elle mais peut-être avait-elle la tête dans ses travaux. Il décida d’aller chercher Lily chez Janet et de revenir chercher Sam ensuite.

Une heure plus tard, il était de retour sous la montagne, sa fille endormie dans ses bras. La petite fille s’éveilla dès qu’elle fut près de sa mère mais elle était d’humeur grincheuse et se mit à pleurer dès que son père la plaça dans les bras de sa mère. Jack fut surpris car d’habitude c’était plutôt le contraire qui arrivait, la petite ayant tendance à s’égayer dans les bras de Sam mais ce qui le surprit le plus c’est le manque de réaction de cette dernière. Elle regardait sa fille avec un air presque indifférent, comme si elle attendait que Jack la débarrasse du petit être pleurnichard. Après quelques minutes, Jack reprit sa fille et regarda sa femme se remettre au travail.

- Sam, ça va ?
- Oui, pourquoi ça n’irait pas ?
- Tu as l’air bizarre.
- Un peu de fatigue sans doute. Maintenant, j’ai beaucoup de travail, alors excuse-moi.

Jack la regarda, stupéfait par son comportement. Il n’y avait aucun doute, elle n’était pas dans son assiette. Elle avait peut-être attrapé quelque chose sur cette fichue planète. Il décida d’aller voir à l’infirmerie pour savoir si sa femme allait réellement bien. Une fois rassuré, il rentra à la maison avec sa fille, déterminé à passer une soirée romantique avec sa femme. Il « négocia » avec Lily, lui promettant que si elle était sage et qu’elle dormait toute la nuit, il allait la laisser toute la journée du lendemain avec sa maman. La petite ne répliqua pas et Jack en conclut qu’elle était d’accord.

À la maison, il lui fit boire son biberon avant de lui donner un bain et de la préparer pour la nuit. Le bébé se mit bientôt à se frotter les yeux en signe de fatigue et son père la mit dans sa couchette avant de lui déposer un baiser sur le front et de ressortir. Il avait beaucoup de chose à faire avant le retour de Sam. Il concocta un plat de pâtes et il alluma plusieurs chandelles dans la cuisine et le salon où il alluma un feu dans la cheminée. Tout était en place pour une soirée mémorable et il avait l’intention de traiter sa femme aux petits oignons et il espérait bien qu’elle soit trop épuisée pour travailler le lendemain. Il mit les pâtes dans le four pour les garder au chaud en attendant et alla dans leur chambre pour se changer puis il retourna dans le salon pour mettre de la musique et attendre Sam. Pour passer le temps, il décida de lire la dernière édition de sa revue favorite sur la pêche. Il ne vit pas les heures passer et finit par s’endormir sur le sofa. Ce fut les pleurs de Lily qui le tirèrent de son sommeil plusieurs heures plus tard.

Courbaturé à cause de la position dans laquelle il avait passé la nuit, il marcha péniblement jusqu’à la chambre de sa fille et la prit dans ses bras. Encore légèrement dans le brouillard du sommeil, il fit chauffer le biberon du bébé et éteignit le four dans lequel les pâtes étaient devenues complètement sèches et calcinées par endroit. Les chandelles s’étaient éteintes d’elles-mêmes et, dieu merci, n’avaient pas causé d’incendie. Jack jeta un regard à l’horloge, cinq heures du matin et Sam n’était toujours pas rentrée. À moins qu’elle ne soit rentrée et qu’elle ait été tellement fatiguée qu’elle s’était mise au lit sans prendre la peine de le réveiller. Mais Jack connaissait Sam depuis trop longtemps pour savoir qu’elle ne serait pas allée dormir sans lui et qu’elle aurait éteint le four et les chandelles.

Néanmoins, il la trouvait bizarre depuis son retour de mission et se faisait du souci pour elle. Il décida d’aller vérifier si elle n’était pas dans leur chambre, question d’être totalement rassuré. La chambre était vide et Jack décida de se rendre à la base le plus tôt possible. Peut-être qu’il y avait eu une urgence et qu’elle n’avait pas pu lui téléphoner. Lorsque Lily eut finit son biberon, il l’habilla, la mit dans son siège de voiture et partit pour la base.

Vingt minutes plus tard, les portes de l’ascenseur s’ouvrirent et Jack alla confier sa fille à Teal’c et se dirigea ensuite vers le labo de Sam. Tout semblait en ordre dans la base et cela ne fit que renforcer ses inquiétudes. Lorsqu’il entra dans le labo, il trouva sa femme penchée sur ses expériences tout comme la veille. Elle n’eut aucune réaction lorsqu’il entra et c’est à ce moment qu’il fut convaincu que quelque chose clochait. En temps normal, même très concentrée sur ses travaux, elle ressentait sa présence et là, rien.

Il l’observa pendant quelques minutes, encore étonné qu’une telle femme soit tombée amoureuse de lui. Pourtant, elle n’était pas dans son état normal et il était déterminé à trouver ce qui la tracassait. Il s’approcha lentement pour ne pas l’effrayer et l’embrassa tendrement dans le cou. Cette fois, elle réagit mais la réaction ne fut pas celle qu’il avait espéré. Elle se retourna brusquement et lui flanqua une gifle magistrale qui le fit reculer sous le choc.

Il la dévisagea longuement en ayant l’impression d’avoir une inconnue devant lui. Elle avait un regard de défi, totalement différent de sa Sam. Après quelques minutes, elle se retourna et poursuivit son expérience, ignorant totalement sa présence. Jack ne bougea pas, convaincu qu’il s’agissait d’un cauchemar et qu’il allait se réveiller bientôt. Devant le comportement de sa femme, il décida de la laisser tranquille et d’aller chercher sa fille. Il en profiterait pour glisser un mot à Teal’c sur les agissements de Sam. Peut-être était-il le seul à remarquer qu’elle était bizarre.

Dans la tête de Sam, un combat de titan se livrait. À chaque fois que Jack était présent, Sam se rebellait et le fait de sentir ses lèvres contre sa peau avait renforcé son désir de combattre le monstre en elle. Néfertoum était cependant plus fort et il remporta la bataille. Il était déterminé à mener à bien le plan de son père, mais il savait que son comportement ne l’aidait pas. Il n’avait tout simplement pas été capable de supporter le contact de ce misérable Tau’ri contre lui. Il avait perdu son sang froid et l’avait giflé. Quel plaisir avait-il éprouvé à ce moment ! Mais son geste, tout aussi plaisant qu’il avait été, pouvait empêcher la réussite de son plan. Il devait à tout prix se reprendre sinon tout serait perdu. « Peut-être pas tout en fait », se dit-il après réflexion.

Pendant ce temps, Jack et Teal’c était arrivés à la conclusion que Sam agissait certes bizarrement mais qu’elle ne représentait pas un danger pour l’instant. Ils décidèrent d’un commun accord de la surveiller davantage et de ne pas la laisser trop souvent en présence de Lily au cas où elle avait un virus extraterrestre qui pouvait faire du mal à la petite.

Jack ne vit pas Sam du reste de la journée qu’il passa dans son bureau à remplir de la paperasse et à s’occuper de sa fille qui était d’humeur un peu bougonne comme si elle reprochait à son père de ne pas avoir respecté sa part du contrat. Elle avait été sage et dormit toute la nuit, alors pourquoi passait-elle la journée avec lui plutôt qu’avec sa mère comme il le lui avait promis ? D’un autre côté, elle avait eut une sensation étrange lorsqu’elle avait été dans les bras de sa mère la veille et ne souhaitait pas recommencer l’expérience. Mais quand vous avez six mois, essayez de faire comprendre ça à votre père !
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Re: Dulcissime chapitre 5: l'ennemi

Message  Ariel le Dim 8 Oct - 4:27

La journée s’écoula lentement et Jack quitta la base tôt car il en avait assez de voir les murs gris de son bureau. Le soleil n’ayant pas fini son parcours jusqu’à l’ouest, il emmena Lily au parc situé à mi-chemin entre la base et leur maison. La petite était ravie de passer du temps à l’extérieur et elle adorait être dans la balançoire. Finalement, passer une journée avec son père n’était pas si mal. Deux heures plus tard, ils rentrèrent et Jack fut très surpris de trouver Sam devant les fourneaux.

- Je tenais à me faire pardonner, dit-elle doucement. Je t’ai fait couler un bain, alors je vais m’occuper de Lily pendant que tu te détends.

Jack regardait Sam avec la bouche grande ouverte. Son comportement le dépassait totalement et il ne savait plus quoi penser ni faire. Lorsqu’il avait été à l’infirmerie la veille, l’infirmière lui avait assuré que Sam était en parfaite santé mais ses agissements indiquaient tout le contraire. Il réfléchit quelques secondes et décida de l’emmener se faire examiner par Janet car elle était la seule à qui il se fiait pour déterminer l’état de santé de sa femme ainsi que de celle de sa fille.

Cependant, il se doutait bien que Sam n’irait pas dans l’antre du dictateur en blouse blanche de son plein gré. Il décida donc de jouer le jeu en attendant de pouvoir l’immobiliser pour la transporter à la base et contacter Janet par la suite. Toutefois, il hésitait à laisser sa petite fille chérie seule avec sa mère. Comme pour lui donner raison, Lily s’était mise à pleurer dès qu’elle avait été à proximité de sa mère. Jack trouva cela bizarre et se dit que c’était décidément un événement bizarre de trop depuis deux jours.

- J’ai une meilleure idée, dit-il. Je vais aller déposer Lily chez Janet et Daniel, comme ça on pourra profiter totalement de notre soirée sans être dérangés. Qu’est-ce que tu en dis ?
- C’est une excellente idée ! Je vais en profiter pour terminer le repas.
- Parfait. Je reviens dans quelques minutes.
- Ne soit pas trop long…

Jack ramassa quelques objets appartenant à Lily et il se rendit chez ses amis. Tout comme la veille, la petite avait retrouvé sa bonne humeur loin de Sam. Dix minutes plus tard, il frappa à la porte et une Janet toute échevelée, portant la petite Catherine en pleurs, vint lui ouvrir.

- Colonel O’Neill, qu’est-ce que vous faites ici ?
- Il faut que je vous parle, c’est important.
- Euh… d’accord, entrez.

Ils s’installèrent au salon où Daniel donnait son biberon à Nicolas. Jack s’installa en face de son meilleur ami et Janet vint se placer à côté de son fiancé pour donner le biberon à Catherine qui cessa de pleurer aussitôt. Lily était assise sur son père et observait la scène.

- Voilà, Sam est partie en mission il y a deux jours et depuis qu’elle est revenue, je la trouve bizarre.
- Que voulez-vous dire par « bizarre » ? demanda Daniel.
- Elle n’est pas rentrée hier soir et ne m’a pas téléphoné pour m’en informer.
- Elle a probablement oublié, Jack. Vous savez comment elle est quand elle est plongée dans ses expériences.
- Je sais, mais depuis que Lily est arrivée nous avons une entente : elle doit rentrer à la maison pour 20 heures sinon elle m’appelle pour me dire qu’elle va être en retard et vice-versa. Elle n’a jamais passé une nuit loin de sa fille sauf pour aller sur cette planète.
- Je ne vois toujours pas ce qui vous inquiète, colonel.
- Elle a agit de façon curieuse hier quand je lui ai mit Lily dans les bras et chaque fois que je le fait, elle se met à pleurer.
- Sam pleure en prenant Lily ? demanda l’archéologue.
- Non, Lily pleure quand elle est dans les bras de sa mère ! On dirait qu’elle sent qu’il y a quelque chose qui cloche.

Janet parut préoccupée tout d’un coup.

- Doc, vous savez quelque chose ?
- Colonel, lorsque Lily est née, j’ai fait plusieurs examens dont un test sanguin et j’ai découvert du Naquadah dans son sang tout comme la marque de protéine laissée par Jolinar. Il est possible que Lily ressente le Naquadah dans le sang de Sam.
- Oui, mais pourquoi la semaine dernière elle n’avait aucun problème à être près de sa mère alors qu’aujourd’hui c’est le cas ?
- Je n’en sait rien, colonel, il faudrait que je fasse des examens.
- Je peux vous amener Sam à la base dans deux heures si vous vous occupez de ma fille entre temps.
- Colonel, je suis en congé de maternité…
- Je vous en prie ! interrompit Jack. Vous êtes la seule en qui j’ai totalement confiance au sujet de la santé de Sam et Lily. Je suis vraiment inquiet.

Janet échangea un regard avec Daniel avant d’acquiescer. Jack la remercia chaleureusement avant de leur laisser Lily et de retourner chez lui. Sam l’attendait dans le salon, vêtue très légèrement. Dès qu’il entra, elle se jeta à son cou et l’embrassa langoureusement.

- Je me demandais où tu étais passé.
- J’ai fait un petit détour. Je me suis dit que tu voudrais peut-être pimenter un peu la soirée.
- De quelle façon ?

Il lui murmura quelque chose à l’oreille.

- Avec plaisir ! répondit-elle d’un air gourmand. Mais, et le souper ?
- On aura tout le temps qu’il faut après.
- Alors, d’accord.

Elle l’entraîna vers leur chambre sans cesser de l’embrasser. Il l’allongea sur le matelas et lui prit délicatement les mains qu’il attacha à la tête du lit avec la paire de menottes qu’il venait d’acheter. Il savait que Sam n’aurait jamais au grand jamais accepté de faire une chose pareille, tout comme lui. Ils avaient été trop souvent emprisonnés pour que ça en devienne un objet de désir. Lorsqu’il fut certain qu’elle ne s’échapperait pas, il prit le sédatif que Janet lui avait donné et l’injecta dans l’épaule de Sam, comme il l’avait fait des années plus tôt à l’époque où Jolinar avait prit possession d’elle.

- Aïe ! Jack qu’est-ce que tu fabriques ?

Jack ne répondit pas et attendit que le sédatif fasse son effet. Il savait que cela prendrait quelques minutes et il espérait ne pas avoir à lui injecter une seconde dose. À ce moment, Néfertoum comprit qu’il était prit et qu’il ne servait plus à rien de se cacher. Il décida de révéler à ce misérable Tau’ri à qui il avait affaire.

- Je suis ton Dieu, détaches-moi sur le champ ! dit-il.
- Tu peux toujours rêver ! répondit Jack. Tu vas payer pour ce que tu as fait à Sam, je te le jure sur la tête de ma fille !
- Je… suis… ton… Dieu…

Le sédatif commençait enfin à faire effet et « Sam » sombra dans l’inconscience. Jack se rapprocha lentement du lit et détacha les menottes du montant du lit mais les laissa autour des poignets de Sam dans son dos. On n’est jamais trop prudent avec les têtes de serpents. Il réussit tant bien que mal à lui enfiler un jean et un t-shirt, pas question que toute la base la voit en petite tenue ! Il la prit finalement dans ses bras et l’emmena jusqu’à son camion où il l’attacha sur le siège du passager. Il dû cependant lui détacher les mains de derrière le dos car il ne voulait pas la blesser. Il les ramena sur son ventre et s’assura que les menottes étaient bien verrouillées. Il roula comme un fou jusqu’à la base mais résista à l’envie de briser le code routier. Ce n’était pas le moment de se faire arrêter pour excès de vitesse et encore moins d’avoir un accident.

Janet l’attendait devant l’ascenseur avec une civière et deux infirmière. La docteur remarqua immédiatement que son amie était menottée et jeta un regard interrogatif à Jack.

- Elle est possédée par un Goa’uld, dit-il sombrement.
- QUOI ?!?! C’est impossible, ils l’auraient détecté à son examen post-mission !
- Je vous dis qu’elle a un serpent dans le crâne !
- Et moi je vous dis que c’est impossible !
- Faites lui passer un examen médical complet, vous verrez que j’ai raison.
- Très bien, colonel. On l’emmène à l’infirmerie, dit-elle aux infirmières qui ne savaient plus où se mettre.

Janet commença par l’IRM où les dires de Jack furent confirmés. La docteur fit passer un examen médical complet à son amie et la fit placer dans une cellule sous la surveillance de deux soldats. Elle se rendit ensuite dans le bureau du général où Jack se trouvait déjà, prêt à exploser.

- Je vous l’avais dit de ne pas l’envoyer sur cette fichue planète ! Je vous l’avais dit que Ptah préparait quelque chose ! Mais est-ce que quelqu’un m’a écouté ? NON ! Personne ne m’écoute ! Si vous l’aviez fait, nous ne serions pas ici aujourd’hui !
- Colonel, ça suffit ! Calmez-vous ! Nous devons concentrer nos efforts à découvrir l’identité de ce Goa’uld et trouver un moyen de l’extraire du docteur Carter sans la tuer, dit le général.
- Je me fous de savoir qui est à l’intérieur de sa tête, je veux seulement la sauver !
- Nous ferons tout notre possible, colonel, dit Janet.
- Je vais aller contacter Jacob et les Tok’Ra, peut-être qu’ils pourrons nous aider, dit Hammond. Docteur Fraiser, je veux un rapport complet sur l’état de santé du docteur Carter et je veux savoir pourquoi ce Goa’uld n’a pas été détecté il y a deux jours. Colonel, vous…
- Je vais aller parler à la tête de serpent, dit Jack précipitamment.
- Colonel, vous allez rentrer chez vous vous occuper de votre fille.
- Mon général, avec tout le respect que je vous dois, j’aimerais être aux côtés de Sam. Daniel s’occupe de Lily et je veux que ma femme sache que je suis avec elle. Je veux qu’elle sache que nous allons la libérer.

Le général réfléchit pendant un instant. Il savait que rien ne pourrait empêcher Jack d’être avec la femme qu’il aimait. Toutefois, il ne voulait pas que Jack agisse de façon désespérée pour sauver Sam ni que le Goa’uld se servent de lui pour parvenir à s’échapper.

- D’accord, soupira Hammond. Mais Teal’c vous accompagne !
- À vos ordre ! Merci monsieur.

Jack se rendit dans la cellule où Sam était détenue. Teal’c l’attendait devant la porte, un zat à la main. Les deux hommes entrèrent dans la pièce et Jack fit signe au soldat qui se tenait à l’intérieur qu’il pouvait sortir. Sam se tenait derrière les barreaux, les mains derrière le dos, droite comme un piquet. « Nous y revoilà », se dit Jack. Elle se tenait exactement de la même façon que lorsque Jolinar l’avait possédée, mais cette fois, il y avait plus d’arrogance et d’assurance dans son regard. Cependant, lorsqu’elle vit Teal’c, son expression changea.

- Shol’va ! cracha-t-elle.
- Oh, ça va, on connaît votre petit numéro, dit Jack. Si vous nous disiez plus tôt qui vous êtes et ce que vous faites à l’intérieur de Sam ?

Néfertoum garda le silence. Ces misérables Tau’Ris avaient peut-être réussi à le capturer mais il n’allait pas leur dire qui il était ni sa mission. Les alarmes de la base se déclanchèrent et Jack et Teal’c furent appelés en salle d’embarquement. Juste avant de quitter la pièce, Jack se rapprocha des barreaux et dit doucement :

- Sam, je sais que tu es là quelque part et que tu m’entends. Accroche-toi, on va te sortir de là. Je t’aime tellement !
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Re: Dulcissime chapitre 5: l'ennemi

Message  Ariel le Dim 8 Oct - 4:29

« Sam » n’eût pas un cillement à ces paroles. Pourtant, à l’intérieur de la tête de la jeune femme, le combat avait repris. Les paroles de Jack avaient donné un regain d’espoir à Sam et elle rassembla toutes ses forces pour lutter contre le parasite en elle. Néfertoum remporta une fois de plus la bataille mentale mais cette fois-ci la victoire avait été juste. Sam se défendait avec acharnement et le goa’uld était encore faible en raison de plusieurs années d’inactivité. Jack fut témoin de la lutte qui semblait s’opérer à l’intérieur de sa femme et il l’encouragea :

- Vas-y, Sam, bat-toi ! Ne le laisse pas prendre le contrôle !

Cependant, lorsque les yeux de Sam s’illuminèrent, il parvint à contenir sa déception.

- Ne vous fatiguez pas, dit Néfertoum. L’essence de l’hôte ne survit pas.
- O’Neill, nous devons y aller.

Sans rien ajouter, Jack suivit Teal’c hors de la pièce et jetant un dernier regard derrière les barreaux. En salle d’embarquement, Jacob venait de traverser le vortex en compagnie d’Anise. Dès qu’il vit Jack, le Tok’Ra se précipita sur Jack et lui colla son poing à la figure.

- Vous avez juré de la protéger, vociféra-t-il.

Jacob frappa Jack à nouveau et celui-ci encaissa les coups sans broncher. Les mains de son beau-père lui faisaient moins mal que le fait que le fait de savoir Sam sous l’emprise d’un Goa’uld. Selmak finit par prendre le contrôle et Jack pu à nouveau respirer.

- Je suis désolé, colonel O’Neill, je n’ai pas pu intervenir plus tôt tant la colère de Jacob est grande.

Jack avait la bouche en sang et ne pu que marmonner un vague « Ça va. » Hammond, qui avait été témoin de toute la scène depuis la salle de contrôle, arriva à ce moment dans la salle d’embarquement.

- Colonel O’Neill, est-ce que ça va ?
- Ça va, mon général, parvint à articuler Jack.
- Teal’c, escortez-le à l’infirmerie, ordonna Hammond.
- Ce ne sera pas nécessaire, mon général, dit Jack. Je l’ai mérité.
- Je vous veux tous en salle de briefing immédiatement, dit Hammond.

Tout le monde monta à la salle de briefing et s’installa à la table. Jack prit soin de s’asseoir à côté de Teal’c, le plus loin possible des Tok’Ra. Le général s’efforça de calmer les esprits.

- Jacob, le colonel O’Neill n’est pas responsable de ce qui est arrivé à ta fille. Il n’était pas là lors des événements et il ne pouvait rien faire.
- Je suis désolé Jack, dit Jacob qui avait repris le contrôle. Je ne supporte pas que ma petite fille souffre.
- C’est oublié, Jacob, répondit Jack. Je m’en veux également. J’aurais dû être là pour elle. J’aurais dû la protéger. Je vous jure que je vais la sauver, je ferai tout ce qu’il faut.
- Je le sais, Jack, j’ai confiance en vous.
- Nous avons amélioré nos techniques pour extraire un symbiote de son hôte, dit Anise. La santé du docteur Carter ne sera pas mise en danger.
- Dans combien de temps pourrez-vous pratiquer l’intervention ? demanda Hammond.
- Je peux retourner à notre base immédiatement pour aller chercher le matériel nécessaire, répondit la Tok’Ra.
- Faites-le, dit le général.
- Pendant ce temps, je vais aller voir Sam, dit Jacob. Je parviendrai peut-être à soutirer des informations au Goa’uld.
- Je viens avec vous.
- Colonel, je préfèrerais que vous alliez à l’infirmerie.
- Je suis désolé, mon général, mais comme je vous l’ai dit tout à l’heure, je désire être aux côtés de Sam pour l’aider à surmonter ce qui lui arrive.

Hammond comprit qu’il ne servirait à rien d’argumenter une fois de plus avec Jack. Il lui fit signe qu’il pouvait aller avec Jacob.

Dans sa cellule, Sam n’avait pas bougé d’un poil depuis le départ de Jack et de Teal’c. Lorsque Jacob entra dans la pièce, le visage de la jeune femme fut déformé par une grimace de dégoût.

- La Tok’Ra, j’aurais dû m’en douter ! dit-elle avec mépris. Vous êtes venu pour m’extraire de mon hôte dans l’espoir de retrouver celle que vous avez perdue. Mais sachez que si vous tentez quoi que ce soit, je mettrai fin à la vie que mon hôte porte en elle.

Jack était totalement bouche bée. Sam attendait un enfant et elle ne lui avait pas dit ? À moins que ce ne soit une ruse de la tête de serpent pour ne pas se faire tuer. Sans perdre une seconde, il se rendit à l’infirmerie, espérant que Janet s’y trouvait encore. La docteur était penchée sur un microscope lorsqu’il débarqua dans son antre.

- Ah, Colonel ! Je suis désolée de ne pas vu avoir cru.
- Janet, j’aurais mille fois préféré avoir eu tord.
- N’empêche que j’aurais dû vous faire confiance. Je peux faire quelque chose pour me faire pardonner ?
- Il n’y a rien à pardonner, Doc, mais si vous y tenez à ce point j’aimerais savoir s’il y a quelque chose d’inhabituel dans le sang de Sam.
- Je dois chercher quelque chose en particulier ?
- Un taux d’hormones anormalement élevé.
- Donnez-moi quelques minutes, je vais vérifier l’analyse que j’ai faite tout à l’heure.

Janet alla chercher le dossier médical de Sam et se mit à la recherche de quelque chose d’inhabituel autre que le fait qu’elle avait un serpent dans la tête. « Pitié, dites-moi que tout est normal ! » pensa Jack. Il n’aurait jamais pensé qu’un jour il espèrerait que Sam ne soit pas enceinte. Il voulait avoir d’autres enfants, tout comme elle, mais pas dans les circonstances présentes. La docteur leva les yeux aux bouts de quelques secondes, complètement hébétée. Jack lu dans son regard la confirmation de ce que le Goa’uld avait dit avant même que Janet ne parle. Il allait être père une nouvelle fois. En temps normal, il aurait sauté de joie mais il était à présent atterré. Il avait peur que cet enfant ne voit pas le jour ou alors qu’il soit un « narcésis » comme le fils que Sha’re avait eu avec Apophis. Lorsqu’il se prit la tête entre les mains, Janet compris que Jack savait pour Sam.

- Vous savez, n’est-ce pas ? demanda-t-elle. C’est le Goa’uld qui vous l’a dit ?
- Je croyais… je croyais qu’il disait ça uniquement pour ne pas se faire tuer mais…
- Mais il a raison, Sam est enceinte et il menace de tuer le bébé si on tente de faire quoi que ce soit ?
- Ouais… soupira-t-il. Vous croyez qu’elle le savait ?
- Si elle l’avait su, vous l’auriez su aussi, colonel. Sam ne vous aurait jamais caché une telle chose.
- Elle l’a bien fait pour Lily, dit-il tristement.
- Les circonstances n’étaient pas les mêmes, elle n’avait pas le choix de vous le cacher. Elle m’a supplié de rien vous dire parce qu’elle avait peur pour Lily et pour vous. Croyez-moi, colonel, si Sam avait su, elle vous l’aurait dit et elle ne serait pas allée en mission.
- Comment se fait-il qu’on l’ait laissée passer la Porte dans son état ?
- Je n’en sais rien, colonel, mais je vous promets de mener une enquête dès mon retour de congé. C’est fou, je m’arrête le temps d’avoir des jumeaux et tout va de travers !

Jack réfléchit un instant puis demanda :

- Doc, est-ce que le sédatif que j’ai donné à Sam pour l’emmener ici peut avoir fait du mal au bébé ?
- Je ne sais pas, il y a plein de facteurs à prendre en considération, mais je ne crois pas.
- Donc, nous pourrions placer Sam sous sédatif à nouveau pour empêcher la tête de serpent de tuer le bébé et ensuite laisser Jacob et Anise faire leur boulot ?

Janet considéra pendant quelques secondes toutes les répercussions que pourraient avoir une telle opération sur le fœtus.

- C’est une opération très risquée, colonel, je ne peux pas vous garantir qu’il n’y aura aucune répercussions sur le bébé mais je crois que vous avez de bonnes chances de réussir si vous agissez rapidement. Cependant, vous allez devoir lui administrer une dose un peu plus forte cette fois afin de laisser le moins de temps possible au Goa’uld pour agir.
- D’accord. Vous pouvez me préparer tout ça pendant que je parle à Jacob, Teal’c et à Hammond ?

Janet hocha la tête et se mit immédiatement à la tâche tandis que Jack allait informer les autres de son plan. Une heure plus tard, tout était en place pour la mise en œuvre de l’opération. Juste avant de passer à l’action, Jack décida d’appeler Daniel pour savoir comment il s’en sortait avec les trois enfants et pour le mettre au courant de ce qui se passait. L’archéologue fut consterné et demanda au colonel d’attendre avant de mettre son plan à exécution. Il tenait à être là et à en savoir plus sur l’identité du goa’uld qui avait pris possession de Sam.

Avant que Jack n’ait pu protesté, Daniel avait raccroché et une demi-heure plus tard, il entra dans la salle de briefing en poussant la poussette qui contenait sa fille et son fils, Lily confortablement installée contre lui dans le porte-bébé. En d’autres circonstances, Jack aurait éclaté de rire devant la vision de ce pauvre Daniel débordé, mais il était si content de voir sa fille que l’idée de se moquer de son ami ne lui traversa même pas l’esprit. Daniel détacha le porte-bébé et tendit sa fille à Jack qui la serra contre lui avec soulagement.

- Alors, à qui avons-nous affaire ? demanda Daniel.
- On en sait rien, Daniel, il ne veut rien dire, répondit Jack.
- Comment savez-vous que c’est un « il » dans ce cas ?
- Oh, tout simplement parce qu’il s’est présenté à moi comme étant « mon dieu ».
- Et c’est tout ? Je veux dire, vous ne savez pas qui c’est ni pourquoi il a prit possession de Sam ?
- Daniel, vous nous prenez pour des imbéciles ou quoi ? Nous avons tous essayé de savoir qui il est, même Jacob a essayé ! La tête de serpent ne veut rien dire.
- Je pourrais peut-être essayer.
- Et pourquoi vous vous réussiriez ?
- J’ai bien réfléchit et je crois savoir de qui il s’agit. Donnez-moi le temps de discuter de quelques détails avec Teal’c et Jacob et ensuite vous pourrez sauver Sam.
- Combien de temps vous faut-il ? Nous avons déjà retardé l’opération à cause de vous et plus le temps passe, plus Sam est en danger.
- Je sais, Jack, croyez-moi je sais comment vous vous sentez. Je vais faire aussi vite que possible, je dois simplement trouver quelqu’un pour s’occuper des enfants.
- Vous pourriez les laisser à Anise, dit Jack avec un air sérieux.

À ces mots, Daniel blêmit.
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Re: Dulcissime chapitre 5: l'ennemi

Message  Ariel le Dim 8 Oct - 4:33

- Anise est ici ?
- Oui, elle est venue avec Jacob.
- Est-ce que Janet le sait ?
- Je crois que si. Pourquoi ?
- Oh… eh bien… vous vous souvenez de ce qu’elle vous a fait à l’époque du test Zatarcs ?
- Ne parlons pas de ça, s’il vous plaît. Ça m’a prit des semaines avant d’arrêter de faire des cauchemars.
- Exactement. Vous avez dit qu’Anise m’aimait bien et après ce qu’elle vous a fait, je n’aimerais pas qu’il m’arrive la même chose. Vous savez… Janet est plutôt du genre jalouse et je n’ai pas envie d’une scène de ménage, vous comprenez ?

Jack eût un petit sourire.

- Vraiment ?
- J’apprécierais que vous n’en parliez pas, Jack.
- Je serai aussi bavard que Teal’c, ne vous en faites pas. Pour ce qui est des enfants, je crois que nous pourrions les laisser à Walter pour quelques heures.

Quelques minutes plus tard, le pauvre Walter avait les jumeaux dans les bras et Lily était installée dans sa petite balançoire mécanique. Les deux papas avaient fait chacun trois millions de recommandations avant de laisser le sergent seul avec les trois enfants.

Daniel alla s’enfermer dans son bureau en compagnie de Teal’c et Jacob pour discuter de leur « invité » tandis que Jack retournait auprès de Sam. Celle-ci était maintenant assise sur le lit et ne bougeait pas. Le colonel décida de jouer le tout pour le tout. Il fit signe au soldat qui montait la garde à l’intérieur de la pièce de sortir puis il prit une chaise et s’installa face à sa femme.

- Sam, je sais que tu es là quelque part et que tu m’entends. Je tiens à te dire à quel point je suis désolé de ne pas t’avoir protégée et à quel point je peux t’aimer. Je ne te l’ai jamais dit mais je t’aime depuis des années. La dernière fois que nous avons vécu cette expérience, j’ai compris que tu jouerais un rôle important dans ma vie et que si tu mourais, je n’aurais plus de raison de vivre. Lorsque Charlie est mort, tu es arrivée et tu m’as aidé à surmonter ma peine. Je ne pensais jamais qu’un jour nous serions ensemble et que nous aurions des enfants ensemble. C’était un rêve inatteignable pour moi. Puis Élisabeth a débarqué dans ta vie et a tout chambardé. Je sais maintenant que le bonheur existe et qu’il est à tes côtés. Avec toi, notre fille et le petit bout de chou à venir. Je veux que tu saches que je suis heureux d’avoir un autre enfant avec toi et que je ne t’aime que davantage pour me donner la joie d’être père à nouveau. Nous avons traversé beaucoup de choses et si nous les avons traversées c’est parce que nous étions ensemble. Ça n’a pas toujours été facile mais nous avons réussit à nous en sortir. Et nous allons nous sortir de cette situation maintenant parce que je t’aime et que je sais que tu m’aimes et que notre amour est plus fort que tout. Je te promet de tout faire pour de libérer, Sam. Je ne trouverai pas le repos tant que tu ne seras pas à mes côtés en train de rigoler et de me faire un de tes sourires que tu ne fais qu’à moi. Je t’aime, Sam et je t’aimerai toujours quoi qu’il arrive.
- Très touchant votre petit discours, Tau’ri. Malheureusement, ça ne vous ramènera pas votre dulcinée et ça ne sauvera pas votre enfant si vous tentez quoi que ce soit.

Sur ces mots, Daniel débarqua en trombes suivit de Jacob et Teal’c.

- Jack ! Je crois savoir de qui il s’agit !
- Oh, le petit archéologue de pacotille pense avoir trouvé qui je suis alors que le Shol’va et le Tok’Ra n’en savent rien ! ironisa Néfertoum.
- Ne l’écoutez pas, Daniel et dites-moi plutôt ce que vous avez trouvé, dit Jack.
- Eh bien, il y a quelques temps nous avons été capturés par Ptah, dieu des artisans et des architectes et époux de Sekhmet.
- Oui, Daniel, nous savons déjà tout cela. Venez-en au fait, s’il vous plaît.
- J’y arrive Jack. Ptah et Sekhmet ont eu un fils, Néfertoum, qui a autrefois collaboré brièvement avec Nirrti à l’élaboration d’un Hok’Taur.
- Ils se sont querellés et Nirrti a gravement blessé l’hôte de Néfertoum, poursuivit Selmak. Ptah a probablement mis son fils en stase jusqu’à ce qu’il lui trouve un nouvel hôte. Ce qui n’explique pas le choix du docteur Carter par contre.

Néfertoum se mit à applaudir avec sarcasme.

- Bra-vo ! Vraiment, je suis impressionné, se moqua-t-il. Peu de gens savent que j’ai travaillé avec cette sorcière. Tous nos efforts ont été vains pour créer un Hok’Taur mais jamais nous ne pensions que ce serait les Tau’ris qui le créeraient. Et pas qu’un, deux !
- Lily, dit Jack sombrement. Vous avez pris possession de Sam pour mettre la main sur Lily.
- Troisième bonne réponse de la journée ! Attention vous allez finir par me faire peur ! dit Néfertoum sur un ton des plus sarcastique. Mon père a eut vent que deux Tau’Ris génétiquement supérieurs venaient de se reproduire. Et qui plus est, deux ennemis des Goa’ulds. Il lui fallait cette progéniture pour reprendre sa place auprès des Grands Maîtres. Après bien des efforts, il est parvenu à son but et m’a doté par la même occasion d’un hôte extraordinaire qui attend un nouvel Hok’Taur. À présent, il est en route pour la Terre et rien ni personne ne pourra l’empêcher de l’envahir et de récupérer son prochain hôte pour ainsi devenir le Grand Maître le plus puissant. Quant à moi, je règnerai à ses côtés et nous serons imbattables !

Il éclata d’un rire à faire glacer le sang.

- Oula ! C’est qu’il est ambitieux, dites donc, dit Jack qui avait reprit ses esprits. Laisse-moi te dire une chose sale tête de serpent, tu ne posera pas tes sales pattes sur ma fille pas plus que tu ne vas quitter cette cellule dans le corps de ma femme et emporter mon fils.

Il n’avait aucune idée du sexe de l’enfant mais il sentait que ce serait un garçon.

- Tu vas crever, reprit-il avec hargne. Tu vas crever comme toutes les autres têtes de serpents qui t’ont précédé et celle qui se dresseront sur mon chemin dans le futur. Quant à ton père, ne t’inquiète pas pour lui, tu vas le retrouver assez tôt à tes côtés en enfer parce que nous allons lui botter les fesses !

Jack était hors de lui. Il en avait assez de tous ces méchants qui voulaient du mal à sa femme et à ses enfants. Voyant que Jack était sur le point d’exploser, Teal’c tira la fléchette tranquillisante avec le fusil qu’il dissimulait depuis son entrée dans la pièce. Cette fois, le goa’uld n’eut pas le temps de réagir que le médicament faisait son effet. Janet avait mis une dose énorme et souhaitait que cela ne causerait aucun dommage au fœtus et à sa mère.

Sam s’effondra sur le sol comme une poupée de chiffon. Jack se dépêcha de faire ouvrir la porte de la cellule et se précipita vers elle. Il la prit dans ses bras et marcha rapidement en direction de l’infirmerie sous l’escorte de Teal’c et Jacob armés de zat ainsi que de plusieurs soldats armés jusqu’aux dents. Jack déposa Sam avec tendresse sur un lit et l’équipe médicale se mit aussitôt au travail sous la direction de Janet. L’astrophysicienne fut attachée à son lit et menée en salle d’opération.

Pendant ce qui sembla à Jack une éternité, Janet, Jacob et Anise se démenaient pour sauver la vie de Sam et de son enfant. Après quatre heures d’intervention, le trio sortit enfin de la salle d’opération. Jack se jeta littéralement sur eux, avide de connaître l’état de santé de sa femme et de son enfant. La docteur et les deux Tok’Ra abordaient un visage impassible mais épuisé.

- Doc ! Comment va-t-elle ? s’écria le colonel.

Le visage de Janet s’éclaira d’un petit sourire triomphant.

- Elle va bien, mon colonel, elle s’en est sortit.
- L’intervention a été plus longue et plus compliquée à cause de l’enfant qu’elle porte, dit Anise.
- L’avez-vous sauvé ?
- Oui, Jack, le bébé va bien, vous allez être papa dans sept mois environ, dit Jacob.

Jack eut l’impression que le poids du monde venait d’être enlevé de ses épaules. Avant même qu’il ait pu demander à Janet s’il pouvait aller voir Sam, les alarmes de la base de mirent à retentir. Malgré lui, Jack dû se rendre en salle de contrôle. En tant que second de la base, c’était son devoir de faire passer sa vie personnelle au second plan même s’il mourait d’envie d’être aux côtés de Sam lorsqu’elle se réveillerait.

Dans la salle d’embarquement, un Tok’Ra venait de passer la Porte.

- Nous venons d’apprendre que la Terre est sur le point d’être attaquée par le Goa’uld Ptah, dit-il.
- Merci pour l’info mais nous sommes déjà au courant, rétorqua Jack.

Au même moment, un rayon de lumière blanche téléporta un petit extraterrestre gris.

- Salutations O’Neill.
- Thor ! Comment ça va, mon vieux ?
- Ma santé se porte bien, O’Neill. Toutefois, nos senseurs ont détecté la présence d’un vaisseau-mère goa’uld qui se dirige vers la Terre.
- C’est très gentil de venir nous prévenir, Thor mais nous somme déjà au courant.
- Bien ! Alors je suppose que vous avez déjà un plan ?
- Euh… c’est-à-dire… pas exactement… balbutia Daniel qui venait d’arriver.
- Mais bien sûr que nous avons un plan, Daniel ! s’écria Jack.
- Nous en avons un ? demanda l’archéologue, sceptique.
- Oui, mais seulement voilà, il est encore dans ma tête, bien à l’abri.
- Oh ! Dans ce cas, je n’ai plus de soucis à me faire, dit Daniel avec sarcasme. Je vais aller préparer mes funérailles, murmura-t-il pour lui-même.

Jack reporta son attention sur Thor.

- Pourriez-vous téléporter une bombe à l’intérieur du vaisseau Goa’uld ?
- Pas s’il est en mouvement, O’Neill. Le vaisseau doit être immobile sinon le transfert ne marchera pas.

Jack se tourna alors vers le Tok’Ra.

- Est-ce que vous pourriez envoyer un de vos vaisseaux à la rencontre du vaisseau-mère afin de l’immobiliser quelques secondes ?
- J’ai bien peur que ce soit impossible, colonel O’Neill. Le grand conseil a consentit à envoyer Jacob et Anise pour s’occuper du major Carter et m’a permit de venir vous prévenir mais je doute qu’il accepte une telle mission suicide.
- Pour une fois que c’est nous qui l’organisons cette mission suicide, le grand conseil ne veut pas nous aider. Pourquoi est-ce que je ne suis pas surpris ? s’emporta Jack.
- Colonel, calmez-vous ! ordonna Hammond. Nous allons tous monter à la salle de briefing et discuter calmement des solutions envisageables.

Tout le monde se rendit en salle de briefing où Jacob, Anise et Teal’c vinrent les rejoindre. Tous prirent place autour de la table. Le général s’adressa d’abord au commandeur suprême des Asgards.

- Thor, dans combien de temps Ptah lancera-t-il son attaque ?
- Dans environ cinq de vos heures, général Hammond.
- Est-ce que vous savez combien de vaisseaux sont en route ?
- Un seul, mais il y a un grand nombre de Jaffas et nos senseurs ont détecté la présence de plusieurs symbiotes. Il semble que Ptah veuille transformer les habitants de la Terre en esclaves serviles avant de réclamer sa place parmi les grands maîtres.

Pendant ce temps, Jack réfléchissait intensément. Soudain, il eut une illumination.

- Thor, pouvez-vous téléporter quelqu’un à bord d’un vaisseau goa’uld même si leurs boucliers sont levés ?
- Il faudrait d’abord calculer le moment et l’endroit précis mais ce serait possible, O’Neill.
- Mon général, je demande la permission de me faire téléporter sur le vaisseau de Ptah et d’y déposer une bombe au naquadah.
- Jack, il faudra d’abord que le vaisseau soit immobile, dit Jacob.
- J’y ai pensé, nous pourrions envoyer le Prométhée à la rencontre du Hatak afin de l’immobiliser le temps de me téléporter à bord.

Hammond réfléchit pendant quelques secondes.

- Vous êtes sûr que vous voulez y aller vous-même, colonel ? C’est une mission très risquée et je ne voudrais pas annoncer à votre femme qu’elle est devenue veuve.
- Ça ne risque pas d’arriver, mon général. Je tiens à y aller, j’ai un compte à régler avec cette tête de serpent.
- Mais Jack, vous ne savez pas vous orienter dans un vaisseau, comment voulez-vous y poser une bombe de façon à ce qu’elle le fasse exploser ? protesta Daniel.
- Daniel, j’apprécie beaucoup la confiance que vous avez en mes capacités, vraiment, je suis touché. Sachez qu’il y a plusieurs avantages à avoir épousé l’une des femmes les plus brillantes que la Terre ait porté. Sam a été assez gentille pour m’expliquer comment me repérer à bord d’un vaisseau goa’uld et j’ai bien l’intention de mettre à profit ses enseignements. J’ai peut-être l’air stupide, Daniel, mais je suis loin de l’être. Faites-moi confiance, je vais éliminer cette tête de serpent et rien ni personne ne va m’en empêcher, est-ce bien clair ?
- Tout à fait, Jack. Cependant, il me semble que je vous avais déjà expliqué tout cela et que vous m’aviez dit que jamais vous ne parviendrez à apprendre ce genre de choses.
- Disons que Sam n’a pas la même façon d’expliquer les choses, répondit Jack avec un air mystérieux.
- Jack, je préfèrerais ne pas savoir ce genre de détail, dit Jacob.
- Désolé, s’excusa Jack. Mon général, quelle est votre décision ? demanda-t-il
- Je dois d’abord en référer au Président. S’il donne son accord, vous partez dans dix minutes. Je veux donner le moins de temps possible à notre ennemi de s’approcher de la Terre. Plus tôt nous agirons, meilleures seront nos chances de réussite. Teal’c, vous accompagnerez le colonel dans sa mission. Docteur Jackson, je veux que vous restiez ici et que vous coordonniez les manœuvres du vaisseau de Thor avec le Prométhée.

Sur ces mots, Hammond se rendit dans son bureau et décrocha le téléphone rouge. « Dix minutes, se dit Jack. Si je me change rapidement j’ai le temps d’aller voir Sam et de faire un petit coucou à Lily. » Malheureusement pour lui, comme il s’apprêtait à quitter la salle de briefing, Thor vint à sa rencontre.

- O’Neill, je suis profondément désolé pour ce qui est arrivé au docteur Carter. Soyez assuré que dans le futur vous et votre famille serez sous la protection absolue du peuple Asgard. Nous aimerions également procéder à quelques tests sur votre enfant afin de nous aider à la protéger lorsque Ptah sera détruit.
- Merci beaucoup Thor, j’apprécie ce que vous faites pour nous mais je vais devoir en parler à Sam. D’ailleurs, si vous voulez bien m’excuser, j’aimerais la voir avant notre départ.

Le petit être gris pencha la tête en signe d’acquiescement mais Jack avait à peine deux pas que le général sortait de son bureau et rappelait tout le monde autour de la table. Jack retint un grognement et retourna à sa place. Encore une fois, il devait faire passer les intérêts de milliards d’êtres humains avant les siens.

- Le Président nous a donné le feu vert, dit Hammond. Le Prométhée a été prévenu et vous attend. Thor, pouvez-vous emmener le colonel tout de suite et transférer Teal’c sur le Prométhée ?
- Avec plaisir, général Hammond.

Avant même que Jack n’ait pu protester, il se retrouva sur le vaisseau de Thor.

- Thor, vous auriez pu attendre quelques minutes, non ? Je n’ai même pas vu Sam ! vociféra le colonel.
- Mes excuses, O’Neill, mais il m’a semblé qu’il était urgent que je vous téléporte à bord afin d’accomplir votre mission.
- Je sais, je sais ! ronchonna Jack.
- Ne souhaitez-vous pas vous débarrasser du goa’uld Ptah, O’Neill ?
- Bien sûr que je veux m’en débarrasser ! Mais j’aurais aimé dire à Sam de ne pas s’inquiéter, que tout irait bien et que je serais de retour très vite.
- Je comprends. La prochaine fois je ne ferai pas la même erreur.
- Espérons qu’il n’y aura pas de prochaine fois, dit Jack sombrement.
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Re: Dulcissime chapitre 5: l'ennemi

Message  Ariel le Dim 8 Oct - 4:34

Le vaisseau de Thor filait à la rencontre du Hatak de Ptah, suivit de près par le Prométhée. Juste avant d’entrer en hyperespace, Thor avait téléporté à bord une tête nucléaire semblable à celle que Jack avait utilisée pour détruire Râ sauf que cette bombe-ci était enrichie de naquadah. Après une heure de route pendant laquelle Jack tenta sans succès de penser à autre chose que Sam, les senseurs détectèrent la présence d’un vaisseau. Le Prométhée se mit aussitôt en position d’attaque et se mit à faire feu.

Jack se tenait à côté de la bombe, prêt à agir dès que Thor le téléporterait. Il n’eût pas à attendre très longtemps. Au moment où le Prométhée lançait sa première salve de tirs, le Hatak se mit à riposter, permettant ainsi à Thor de téléporter Jack à bord. Une fois dans l’antre de la bête, le colonel tua quelques jaffas et les fit disparaître avec son zat avant d’armer la bombe. Puis, il partit à la recherche de sa cible. Sur son chemin, il tua des jaffas mais aucun d’entre eux ne parvint à donner l’alerte.

Lorsqu’il parvint à la salle principale, il ne réfléchit pas et déboula en tirant partout avec son P90. Il eût à peine le temps de voir qu’il avait touché son ennemi avant de se prendre un coup de zat et de se faire téléporter à bord du vaisseau de Thor. Lorsqu’il revint à lui et qu’il réalisa où il se trouvait, Jack se mit en colère. Il se releva et alla trouver le conseiller suprême des Asgards.

- Thor ! cria-t-il. J’allais l’avoir ! Pourquoi m’avez-vous ramené ?!?!
- Je ne pouvais pas activer la bombe si vous vous trouviez encore à bord, O’Neill. De plus, votre tentative de mettre un terme à la vie de Ptah m’a semblé inutile puisque la bombe va détruire son vaisseau et tous ceux qui se trouvent à l’intérieur.
- Je sais Thor. Mais il est évident que vous n’avez jamais été marié et que vous n’avez pas d’enfant car vous ne pouvez pas savoir comment je me suis sentit quand Ptah nous a capturé, vous ne pouvez pas savoir comment je suis sentit quand cette femme a failli tuer ma fille, vous ne pouvez pas savoir comment je me suis sentit quand la tête de serpent s’est emparée de Sam. Vous ne connaissez pas ce sentiment de peur et d’angoisse de ne plus revoir ceux que vous aimez. Vous ne connaissez pas la haine qui vous envahit et qui vous pousse à faire des choses horrible dans l’espoir de sauver votre famille. Vous ne connaissez rien de tout ça ! Alors ne me dites pas que tuer Ptah est inutile parce que même s’il va exploser, il ne souffrira jamais comme j’ai souffert !

Sur ces mots, il quitta la pièce pour trouver une façon de se défouler car il était certain d’éclater en sanglots si jamais il continuait et jamais il ne montrerait sa faiblesse devant un allié et ami. La seule personne devant qui il s’était laissé allée était Sam lorsqu’il avait eu si peur de perdre Lily. Bien évidement, il n’y avait pas de sac de sable dans le vaisseau, il se mit à courir pour tenter d’évacuer sa frustration.

À bord du Prométhée, Teal’c avait appuyé sur le détonateur dès qu’il avait reçu le message de Thor. Le Hatak avait été détruit dans une formidable explosion. Teal’c était content. Non seulement un autre faux dieu était mort mais sa planète d’adoption était sauvée. Il espérait que la mort de son ennemi permettrait à O’Neill de se sentir mieux. Les épreuves s’accumulaient depuis quelques temps pour celui qu’il considérait comme son frère.

Sur le vaisseau de Thor, Jack était revenu en salle de commandes en nage. Il avait manqué le feu d’artifices mais il s’en fichait. Tout ce qu’il voulait pour l’instant était de renter chez lui et de dormir en tenant Sam contre lui et de se réveiller pour jouer avec sa fille. Thor se dépêcha de le téléporter sur Terre, non sans lui avoir promis qu’ils se reverraient bientôt pour les examens de Lily.

Jack apparut en salle de contrôle et failli s’écrouler sous la fatigue. Il n’avait pas dormi depuis 48 heures et le stress ne l’avait pas ménagé. Il parvint néanmoins à faire un bref rapport au général avant de se rendre à l’infirmerie. Lorsque son examen médical fut terminé, il s’approcha du lit de sa femme, souleva les couvertures et s’allongea à ses côtés avant de sombrer dans un profond sommeil.

Il fut réveillé par une sensation d’humidité sur son torse. Il ouvrit les yeux pour découvrir Sam qui pleurait contre lui en tordant son t-shirt. Il passa un bras autour de sa taille et la serra fort.

- C’est fini, Sam, tout va bien aller.
- C’était horrible ! J’ai vu des choses affreuses et je ne pouvais rien faire pour l’empêcher de vous faire du mal. C’était pire que Jolinar. Mais j’ai résisté à cause de toi, pour toi. Et pour notre fille. Je ne pouvais pas supporter que quelqu’un veuille encore lui faire du mal et que je ne pourrais pas l’empêcher, dit-elle avant d’éclater en sanglots.

Jack la serra d’avantage contre lui.

- Chut… n’y pense plus, c’est terminé à présent. Néfertoum et Ptah sont morts, tu vas bien, je vais bien, Lily va bien et le bébé va bien.
- Je suis désolée que tu l’aies appris de cette façon. Je ne savais pas que j’étais enceinte jusqu’à ce qu’il te le dise. Tu m’en veux ?
- Pourquoi je t’en voudrais ? Ce n’est pas de ta faute. Tu as fais de moi le plus heureux des hommes en me donnant Lily et je suis très content d’élargir la famille, pas toi ?
- Bien sûr que oui ! Tu sais à quel point je voulais d’autres enfants.
- Alors c’est parfait comme ça ! s’exclama Jack avec un immense sourire. Tu sais à quel point je t’aime ? demanda-t-il après quelques secondes de silence.
- Assez pour me faire une déclaration pendant que j’ai un serpent dans la tête ! répondit-elle, mi-sérieuse mi-amusée.
- Tu m’en veux pour ce que j’ai dit ?
- Jamais je t’en voudrai pour m’avoir dit que tu m’aimais. C’est ce qui m’a permit de m’accrocher et d’être ici avec toi en ce moment. Je t’aime, Jack !
- Je t’aime aussi, Sam.

Ils s’embrassèrent longuement avant de replonger dans le sommeil. Sept mois plus tard, Sam donna naissance à un petit garçon, comme Jack l’avait pressentit, qu’ils appelèrent Jacob Charlie Carter-O’Neill. Il s’avéra avec les années qu’il possédait l’intelligence de sa mère, tout comme sa sœur, et le sens de l’humour de son père. Il grandit normalement sans aucune séquelle de la possession de sa mère par Néfertoum. À la grande joie de son père, il fit carrière dans l’armée et devint un excellent officier. Quand à Lily, elle suivit les traces de sa mère et devint astrophysicienne. Quelques mois après la naissance de Jacob, les Réplicateurs furent anéantis suivis de près par les Goa’uld. La galaxie était maintenant sécurisée et les équipes d’explorations du SGC purent voyager en paix. Les familles Carter-O’Neill et Fraiser-Jackson vécurent heureuses pendant de nombreuses années.


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Re: Dulcissime chapitre 5: l'ennemi

Message  Megane Carter le Dim 8 Oct - 8:25

C'est super et c'est ship, que demandez de plus Very Happy
Bravo !!!
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Re: Dulcissime chapitre 5: l'ennemi

Message  sam_star le Dim 8 Oct - 22:47

Ouais une super suite, je suis trop contente lol! non sérieusement je l'ai adoré,
Spoiler:
c'est une fin comme je les aime toute ship.
Et merci pour la spéciale dédicace j'étais surprise mais heureuse Very Happy !
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Re: Dulcissime chapitre 5: l'ennemi

Message  Ona le Dim 8 Oct - 22:49

je préférais les tous premiers chapitres, mais celui à, je l'aime quand même beaucoup.
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Re: Dulcissime chapitre 5: l'ennemi

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