Dulcissime chapitre 4: l'épreuve

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Dulcissime chapitre 4: l'épreuve

Message  Ariel le Sam 30 Sep - 1:44

Disclaimer : Je ne suis pas payée pour cette histoire, les personnages ne m’appartiennent pas.

Note de l’auteur : Pour les trois ou quatre que ça peut intéresser voici le 4e chapitre. Dédicace spéciale à Ge. Merci cocotte !

Genre: romance, aventure

NE PAS PUBLIER SANS MON AUTORISATION !




Dulcissime
Chapitre 4
L’épreuve



Trois mois s’étaient écoulés depuis l’accouchement et la petite Carolyn ravissait ses parents. Elle ne pleurait presque jamais et pouvait dormir de six à huit heures d’affilée pendant la nuit, laissant ainsi ses parents se reposer. Sam apprivoisait lentement son rôle de mère et Jack s’était glissé dans son rôle de père comme s’il ne l’avait jamais quitté. Il était complètement fou de sa fille et ne cessait de la couvrir de présents tout comme Janet, Daniel et Cassandra. Teal’c, quant à lui, se promettait de lui apprendre à méditer lorsqu’elle serait en âge.

Daniel et Janet filaient le parfait bonheur eux aussi. Janet en était à son troisième mois de grossesse et tout se déroulait normalement. Au SGC, tout fonctionnait sur des roulettes. Les Goa’ulds se faisaient tranquilles depuis quelques temps et les équipes SG avaient fait la connaissance de plusieurs peuples qui désiraient s’allier avec eux. Cependant, une personne n’aimait pas avoir autant de bonheur à Cheyenne Mountain et était déterminée à changer la situation. Pas tout de suite, il était encore trop tôt. Mais bientôt, le bon moment serait à sa portée et sa vengeance serait terrible.

Sur une planète, quelqu’un d’autre préparait sa vengeance. Détruire SG1 lui permettrait de reprendre sa place dans la galaxie et d’imposer sa suprématie. Il préparait son plan depuis des mois et la seconde phase serait bientôt au point. Bientôt se serait la fin de la légendaire SG1 ! Il ordonna à son prima de mettre le cap sur une planète avant d’aller prendre des forces dans son sarcophage.

Au SGC, Hammond préparait le briefing pour la prochaine mission de SG1 sur M4S 101. Le MALP n’avait rien signalé de dangereux et le docteur Jackson était persuadé qu’ils allaient trouver une arme contre les Goa’ulds. Depuis la naissance de Carolyn, le général faisait bien attention d’envoyer SG1 sur des planètes où il n’y avait que très peu de danger. Il ne voulait pas que cette enfant soit privée de père. Déjà qu’elle avait bien failli ne pas en avoir à cause de la dispute de ses parents, il n’allait pas envoyer le colonel se faire tuer au fin fond de la galaxie. Même chose pour le docteur Jackson qui allait devenir papa à son tour. À huit heures précises, l’équipe phare du SGC se réunissait en salle de briefing. Avant de passer la porte, Daniel alla voir Janet à l’infirmerie tandis que Jack téléphonait à Sam qui était à la maison avec le bébé.

- Allô ?
- C’est moi, je suis sur le point de partir en mission et je voulais te dire que je vous aime toutes les deux.
- Je t’aime aussi. Tu vas bien faire attention ?
- Sam, c’est une mission de routine, il n’y a aucun signe des serpents et je serai de retour ce soir.
- D’accord. Sois prudent ! Je t’aime, Jack.
- Je t’aime Sam.

Il raccrocha et rejoignit Daniel et Teal’c dans la salle d’embarquement. De l’autre côté du vortex, un comité d’accueil les attendait. Les habitants étaient chaleureux et insistèrent pour les conduire à leur chef. Sans se méfier, les trois hommes les suivirent jusqu’à la maison qui occupait le centre d’un village. L’homme qui se trouvait à l’intérieur les invita à entrer avec un immense sourire aux lèvres. Dès que SG1 fut à l’intérieur, la porte se referma et le son des lances et des zats qui se déploient se fit entendre. Ils étaient pris au piège. Ils se retournèrent pour faire face au chef dont les yeux se mirent à briller.
- Emmenez-les dans la prison et n’oubliez pas de les désarmer !

Les Jaffas s’inclinèrent avant d’emmener les prisonniers. Lorsqu’ils furent seuls, Jack se prit la tête à deux mains.

- On s’est fait avoir comme des débutants ! J’aurais dû m’en douter !
- Ce n’est pas de votre faute, Jack.
- Daniel Jackson a raison, O’Neill.
- J’aurais dû le prévoir ! Ils se tenaient tranquilles depuis trop longtemps !
- Jack, qu’est-ce qui vous prend ? Vous ne vous plaignez pas d’habitude.
- Excusez-moi, Daniel mais je suis inquiet pour Sam et Lily. Vous ne pouvez pas comprendre.
- Au contraire je comprends très bien. Moi aussi, j’ai une femme et un enfant qui m’attendent.

Jack compris qu’il avait blessé son ami.

- Je suis désolé, Daniel, je n’aurais pas dû dire ça. Je suis tellement en colère contre moi-même que je ne sais plus ce que je dis.
- Ça va, Jack, moi aussi je suis en colère.
- Est-ce que l’un de vous deux sait à qui nous avons affaire ?
- Je crois qu’il s’agit de Ptah, répondit Teal’c avec son flegme habituel.
- Qui ?
- Ptah était l’un des cinq grands dieux égyptiens avec Ra, Isis, Osiris et Amon. Il était le dieu des artisans et des architectes, récita automatiquement Daniel.
- Apophis était convaincu que Ptah avait été tué par Isis. Apparemment ce n’est pas le cas, dit Teal’c.
- Génial, un autre revenant !

Daniel allait répliquer lorsque la porte de la prison s’ouvrit pour laisser entrer le prima de Ptah, Tre’lac. Sans dire un mot, il fit signe aux trois hommes de sortir. Il les conduit jusqu’à son maître et les força à s’agenouiller devant lui.

- Ainsi donc voilà la fameuse équipe SG1 de la Tau’ri ! Je suis ravi de faire enfin votre connaissance, j’ai tellement entendu parlé de vous. Mais le major Carter n’est pas avec vous ?
- Elle n’a pas été gentille, alors on l’a punie et elle est restée à la maison, répondit Jack.

Tre’lac lui donna un coup de lance dans les côtes et Jack plia sous la douleur mais ne cria pas.

- Silence, insolent ! cria Ptah. Voilà qui est très fâcheux. J’avais de grands projets pour elle. Je vais devoir changer mes plans légèrement…

Intrigué, Daniel voulu savoir quels étaient ces projets mais Jack le fit taire d’un seul regard avant même qu’il ait ouvert la bouche.

- Ramène-les en prison pendant que je décide de leur sort, dit Ptah à Tre’lac.

Le prima obéit et ramena SG1 en cellule. Ptah se mit à faire les cent pas. Ce petit inconvénient le troublait. Il avait passé des heures à perfectionner son plan et il voulait s’y tenir absolument. Il était cependant convaincu que s’il gardait SG1 prisonnière, le major Carter viendrait les sauver. Il avait entendu plusieurs histoires racontant les exploits de l’équipe de la Tau’ri et il savait qu’ils étaient aussi soudés qu’une famille. Elle viendrait à lui et il changerait sa vie. Mais en attendant, il allait profiter de ses invités…

Sur Terre, le général commençait à s’inquiéter. SG1 n’avait pas envoyé de message comme prévu, deux heures plus tôt. Il n’y avait que deux raisons possible à ce retard : le docteur Jackson avait trouvé des ruines passionnantes et avait réussit à enrôler le colonel et Teal’c pour l’aider dans ses traduction ou ils s’étaient fait attaquer. Considérant le passé de son équipe fétiche et les tempérament de Jack et de Teal’c, il était fort probable que la seconde raison était la bonne. Il décida de leur accorder une heure de plus avant d’envoyer SG3 à leur recherche.

Il décida également de ne pas avertir tout de suite les docteurs Carter et Fraiser. Inutile de les alarmer tout de suite. L’heure s’écoula rapidement et il convoqua SG3 en salle de briefing. Quinze minutes plus tard, les quatre hommes traversaient le vortex. Aucune trace de SG1 sur la planète. Les habitants avaient informé l’équipe du colonel Pierce que leur maître Ptah était repartis aussi vite qu’il était venu et qu’ils ne savaient pas quand il reviendrait.

Lorsqu’il vit l’expression sur le visage du colonel, Hammond su que les nouvelles n’étaient pas bonnes, d’autant plus que SG3 revenait seule. Le général demanda au docteur Cynthia Casey d’assister au débriefing puisque le docteur Jackson était absent ainsi que Teal’c, elle était leur meilleure référence en matière de Goa’uld. Le colonel Pierce répéta à Hammond ce que les habitants de M4S 101 lui avaient dit : Ptah était arrivé quelques heures avant la venir de SG1 et avait clamé sa suprématie.

Incapable de se défendre, les habitants n’avaient pas eu d’autre choix que de se soumettre. Le goa’uld leur avait ordonné de lui emmener tout voyageur qui passerait par le shapaï. Ptah était repartit dans son vaisseau, quelques heures après que SG1 ait franchit la porte, emmenant les terriens avec lui. Hammond se tourna vers le docteur Casey :

- Que savons-nous sur ce goa’uld ?
- Peu de choses, général. Il était présumé mort depuis plusieurs centaines d’années. Le dieu égyptien Ptah faisait partie des plus grands dieux avec Ra, Isis, Osiris et Amon. Je crois avoir lu dans les travaux du docteur Jackson que Isis avait tué Ptah.
- Mais Isis est bien morte ? demanda le général.
- Tout à fait, monsieur. Mais il semblerait que Ptah soit bel et bien vivant.
- Merci, docteur.
- Mon général, intervint Pierce, j’aimerais retourner sur M4S 101 avec mon équipe pour retrouver des traces de SG1.
- Requête refusée, colonel. Il y a très peu de chance de trouver quoi que ce soit.
- Qu’avez-vous l’intention de faire, général ? demanda le docteur Casey.
- Je dois d’abord informer le Président et l’État Major. Ensuite je parlerai aux docteurs Carter et Fraiser. Vous avez ordre de garder le silence sur cette affaire. Rompez.

SG3 et le docteur Casey quittèrent la pièce en silence tandis que Hammond se rendait dans son bureau et décrochait son téléphone rouge. Après une heure d’intenses discussions, il mit fin à la conversation et fit appeler Sam et Janet dans son bureau. Celles-ci étaient à l’infirmerie car Sam avait emmené le bébé pour un examen médical et par la même occasion accueillir Jack à son retour de mission. Janet, qui n’avait plus le droit d’effectuer les examens post-mission parce que le bébé pouvait être contaminé par un virus extraterrestre, était enchantée de la distraction offerte par Sam et la petite Carolyn.

Elles se rendirent toutes les trois au bureau du général, Sam ne voulant pas se séparer de sa fille. Lorsqu’elles entrèrent, le général avait l’air si troublé qu’elles surent immédiatement que quelque chose de grave était arrivée. Elles s’assirent devant le bureau, inquiètes de ce que le général allait leur apprendre.

- Je n’irai pas par quatre chemins. SG1 a été capturée pendant sa dernière mission par le goa’uld Ptah. Le Président et l’État Major nous accordent trois jours pour les retrouver. Autrement, ils seront déclarés disparu en mission. Je suis sincèrement désolé.

Les deux femmes restèrent sous le choc pendant quelques secondes. Janet se mordait la lèvre inférieure pour ne pas éclater en sanglots et Sam enfouit son visage dans le duvet blond qui recouvrait la tête de sa fille. Lorsqu’elle releva la tête, de l’eau perlait dans les fins cheveux du bébé.

- Il faut aller les chercher, dit l’ancien major avec émotion. On ne peut pas les abandonner.
- Malheureusement, ils ont été transportés à bord du vaisseau mère de Ptah et on ne sait pas où ils peuvent être.
- Alors on va rester assis sans rien faire ?!?! cria Janet.
- Du calme, docteur, ça ne sert à rien de s’énerver ! Pour le moment, je vais renvoyer SG3 sur M4S 101 au cas où Ptah reviendrait. Je vais également contacter nos alliés pour leur demander assistance. Vous pouvez disposer.
- Mais général… tenta Janet.
- Docteur, soyez sure que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour retrouver SG1.

Janet compris que la discussion était définitivement close. Elle sortit du bureau suivit par Sam qui n’avait pas dit un mot depuis l’annonce de la disparition de SG1. Celle-ci serrait sa fille dans ses bras et retenait ses larmes à grande peine. Elle devait être maudite. C’était forcément une malédiction qui l’empêchait d’être heureuse. Comment allait-elle faire pour élever son bébé si Jack n’était pas là pour l’aider ? Elle ne se sentait pas la force de continuer sans lui. Pourtant, il le fallait. Lily avait peut-être perdu son père, elle n’allait pas perdre sa mère aussi. Sans s’en rendre compte, elle suivit Janet hors du bureau du général et se rendit dans les quartiers de Jack. Elle avait besoin de se sentir près de lui. Elle déposa le bébé dans le berceau qui avait appartenu à Charlie. Jack l’avait installé dans ses quartiers pour les fois où Sam emmenait Lily à la base.

Dès que Sam reprendrait le travail, ils emménageraient dans des quartiers plus grands qui pourraient contenir toute la petite famille. Le bébé se mit à pleurer dès qu’elle fut dans le berceau. C’était comme si elle ressentait que sa mère avait mal et qu’elle voulait la consoler en restant dans ses bras. Sam décida de la laisser pleurer quelques minutes, espérant qu’elle se calmerait d’elle-même et finirait par s’endormir. Lily se calma et s’endormit effectivement au bout de quelques minutes mais Sam ne pu se résoudre à la laisser dans le berceau. Elle avait besoin de sentir contre elle ce petit être qui était une partie de Jack et d’elle-même. Elle prit le bébé et s’installa sur le lit en la callant sur son sein. Elle regarda sa fille dormir en pleurant la disparition de son amour éternel. Elle tomba dans les bras de Morphée à son tour, vaincue par ses émotions.

À l’autre bout de la galaxie, un rire machiavélique se faisait entendre dans un vaisseau en orbite autour d’une planète. Ptah prenait un malin plaisir à torturer SG1. Ils étaient tous les trois enchaînés à des tables de torture et portaient plusieurs blessures. À peine cinq heures s’étaient écoulées depuis leur arrivée sur M4S 101 mais Ptah n’avait pas perdu une seconde. Les trois hommes portaient déjà quelques blessures un peu partout sur le corps. Ptah avait bien réfléchit et était parvenu à la conclusion que si le major Carter venait secourir ses amis, elle ne serait pas seule et il n’était pas question que son plan échoue. Il avait décidé de libérer l’un des membres de SG1 et de l’envoyer comme émissaire. Bien sûr, il n’allait pas renvoyer son « messager » en parfaite santé ! Marchant devant ses prisonniers, il les examina un à un.

Voulant mettre toutes les chances de son côté, il décida de renvoyer le Jaffa. Si par miracle les prisonniers arrivaient à s’enfuir, ce dont il doutait fort, le Jaffa représenterait la plus grande menace. Ptah n’était pas sans ignorer que O’Neill était tout aussi dangereux, mais il avait confiance en ses méthodes de torture et il était convaincu qu’elles briseraient le prétentieux colonel. Quant à Jackson, il n’y avait rien à craindre de sa part. Il voulait le major Carter et il était prêt à tout pour y parvenir. Choisissant un nouvel instrument de torture, Ptah s’approcha de Teal’c plaça l’objet directement sur son cœur et y envoya une forte décharge électrique. Teal’c se cambra sous la douleur mais aucun son ne franchit ses lèvres.

- Tu as de la chance, pauvre minable Jaffa, dit Ptah. Je vais te renvoyer sur cette planète pour que tu retournes sur Terre. Je veux que tu dises au major Carter que si elle veut revoir ses amis, elle devra se livrer à moi !
- Elle n’acceptera jamais ! cria Jack.
- Je crois que si, colonel O’Neill. Je connais les sentiments qui vous unissent et je sais qu’elle acceptera.
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Re: Dulcissime chapitre 4: l'épreuve

Message  Ariel le Sam 30 Sep - 1:47

Ptah fit signe à Tre’lac de libérer Teal’c, qui était affaibli par la torture et le manque de tétronine, et de l’emmener. Jack essaya de se libérer mais les sangles qui le retenaient prisonnier étaient bien attachées.

- Teal’c ! Je vous ordonne de l’en empêcher, vous m’entendez ? Je ne veux pas qu’elle vienne ici, c’est clair ? Elle doit rester sur Terre à tout prix, vous m’avez bien compris ?

Ptah le fit taire d’un coup de poing dans l’estomac qui lui coupa le souffle.

- Dites-lui bien de venir seule car ils mourront.

Il retourna à ses appartements, laissant son prima s’occuper du « messager ». Sur M4S 101, SG3 surveillait le moindre signe d’activité goa’uld. Au son des anneaux de transport qui s’activaient, ils s’approchèrent furtivement, prêts à tirer au signal de Pierce. Celui-ci leur fit signe de baisser leurs armes dès qu’il reconnu Teal’c. Il cria au capitaine Bernier de composer le code de la Terre et d’envoyer le signal GDO. Le capitaine partit en courant vers la Porte. Dix minutes plus tard, SG3 passait la Porte avec Teal’c.

- Une équipe médicale ! cria Pierce.

Le docteur Warner se précipita avec l’équipe médicale. Il examina Teal’c rapidement avant de le faire mettre sur un brancard et de courir à l’infirmerie.

- Que s’est-il passé, colonel ? demanda Hammond.
- Il est arrivé par les anneaux de transfert, mon général. Je n’en sais pas plus que vous pour le moment.
- Très bien, colonel. Retournez sur M4S 101 avec votre équipe au cas où le colonel O’Neill et le docteur Jackson réussissent à s’échapper également.
- À vos ordres !

Une fois SG3 renvoyée sur M4S 101, le général se rendit à l’infirmerie. Le docteur Warner s’affairait autour de son patient.

- Comment va-t-il, docteur ?
- Il s’en sortira mais ça prendra du temps. On l’a récupéré juste à temps. Je lui ai administré la dose maximale de tétronine mais j’aimerais avoir l’avis du docteur Fraiser.
- Est-ce qu’il y a un risque de contamination ?
- Non, général, il n’y a aucun danger pour la santé du docteur Fraiser et de son enfant.
- Très bien, faites la venir et avertissez-moi dès qu’il se réveillera.
- À vos ordres !

Deux heures plus tard, Hammond retournait à l’infirmerie. Teal’c était réveillé mais refusait catégoriquement de parler à quelqu’un d’autre qu’au général. Celui-ci fit sortir tout le monde de la pièce et s’installa sur la chaise à côté du lit.

- Que vouliez-vous me dire, Teal’c ?
- Général Hammond, je n’ai pas réussit à m’échapper, c’est Ptah qui a décidé de me renvoyer pour que je délivre un message. Il exige que le docteur Carter vienne à lui et en échange, il libérera O’Neill et Daniel Jackson. O’Neill m’a ordonné de tout faire pour que ça ne se produise pas. Le docteur Carter ne doit pas connaître les volontés de Ptah.
- Vous avez bien fait, Teal’c. Est-ce qu’un commando pourrait parvenir jusqu’au Colonel O’Neill et au docteur Jackson pour les secourir ?
- Non, général. Il n’y a pas de Porte des Étoiles sur le vaisseau de Ptah et les anneaux de transfert son très bien gardés. Même les Tok’Ra ne parviendraient pas à entrer. Seuls les Asgards pourraient les secourir.
- J’ai essayé de les contacter mais ils ne répondent pas. Ils doivent être occupés à combattre les Réplicateurs. Est-ce que vous savez quelles sont les intentions de Ptah ?
- Je l’ignore, général Hammond. Il ne faut pas laisser le docteur Carter passer la Porte des Étoiles.
- Ne vous inquiétez pas, je n’ai pas l’intention de l’envoyer où que ce soit.

Hammond quitta l’infirmerie et Teal’c tenta de méditer un peu. Une semaine plus tard, il sortit de l’infirmerie et on était toujours sans nouvelles de Jack et Daniel. Les Asgards ne répondaient pas aux appels du général qui n’avait eu d’autre choix que de déclarer les deux hommes disparus en mission. Sam et Janet étaient sur le point de virer folles. Elles avaient demandé à plusieurs reprises au général s’il allait envoyer une équipe de secours et à chaque fois la réponse avait été négative. Cependant, une personne se réjouissait que le général n’envoie personne au secours de O’Neill et Jackson. Cette personne qui rapportait fidèlement à son patron tout ce qui se passait au SGC et qui devait se tenir prête à agir au bon moment. Et ce moment allait se présenter bientôt, elle en était persuadée.

Pendant la semaine qui suivit, elle raconta à quel point les docteurs Carter et Fraiser étaient déprimés, à quel point Teal’c s’en voulait d’avoir abandonné ses amis, à quel point le général cherchait un moyen de sauver ses hommes. Sam et Janet passaient toutes leurs soirées ensembles pour se soutenir. L’une et l’autre refusaient de croire que leurs hommes étaient morts. Ils étaient trop forts pour succomber à une tête de serpent. Pourtant, plus le temps passait, plus l’espoir laissait place au désespoir et au découragement. Thor et les Asgards n’avaient toujours pas répondu à leurs appels. Les Tok’Ra n’étaient d’aucune utilité tout comme les autres alliés.

Un jour, Sam se rendit à la base avec la ferme intention de ramener Jack à la maison. Ne pas avoir le droit de lui dire qu’elle l’aimait pendant sept ans, elle y était parvenue. Être éloignée de lui pendant six mois après une nuit mémorable, elle avait su encaisser le coup. Elle avait même surmonté leur querelle et le fait qu’il l’avait blessée mais le savoir aux mains de l’ennemi alors qu’elle avait désespérément besoin de lui, c’était au-dessus de ses forces après tout ce temps. Elle confia Lily à Janet et se rendit au bureau du général où elle essuya un nouveau refus d’envoyer une équipe de secours. Découragée, elle retourna à l’infirmerie où on l’informa que Janet avait emmené le bébé au mess.

Sam se dépêcha de rejoindre son amie, ayant soudainement un urgent besoin de sentir sa fille contre elle. Vingt mètres avant l’entrée du mess, elle entendu un cri qu’elle aurait reconnu entre mille. Elle se mit à courir et déboula dans la cafétéria à peine essoufflée. Elle jeta un regard circulaire dans la pièce et repéra tout de suite sa fille en train de hurler dans les bras du capitaine Bernier. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, Sam avait rejoint le jeune officier et lui avait arraché le bébé des bras. La petite fille se calma dès qu’elle fut dans les bras protecteurs de sa mère.

- Qu’est-ce que vous lui avez fait ? cria-t-elle au capitaine.
- Sam, calme-toi, intervint Janet. Le capitaine voulait seulement prendre Carolyn dans ses bras.

La colère de Sam se calma un peu. Elle s’excusa auprès du capitaine qui alla s’asseoir loin de l’ouragan Carter. Sam s’installa sur la chaise en face de Janet et se mit à bercer sa fille afin de l’endormir.

- Il a encore refusé ? demanda Janet au bout d’un moment.
- Il ne veut rien entendre. J’en ai assez d’attendre après les Asgards. J’ai besoin de Jack et toi de Daniel. Il faut que quelqu’un fasse quelque chose.
- Oui, mais qui ?
- Moi.
- Toi ?!?! Tu as perdu la tête ?
- C’est la seule solution. Tu veux bien m’aider ?
- Sam…

Le regard de Janet croisa celui de Sam et elle compris qu’essayer de raisonner son amie était inutile. Elle faisait face au major Carter, prête à tout pour récupérer son homme.

- D’accord, capitula-t-elle. Que veux-tu que je fasse ?
- Tu crois que Cassie accepterait de s’occuper de Lily demain soir ?
- Sans doutes. Tu comptes y aller demain ?
- Janet, plus le temps passe et plus les chances de les retrouver vivants s’amincissent. Je partirai demain soir très tard. Il doit y avoir le moins de gens possible dans la salle de contrôle si je veux avoir accès aux commandes de Porte.
- Tu auras besoin de tranquillisants pour maîtriser les personnes qui gardent la salle de contrôle la nuit.
- C’est là que tu interviens. Je ne veux pas t’impliquer directement à cause du bébé et le général pourrait t’envoyer en cours martiale. Tu n’as qu’à me fournir les tranquillisants et à t’assurer que Carolyn va bien pendant que je serai partie.

Non loin de là, une personne écoutait attentivement la conversation sans en avoir l’air. Les deux docteurs parlaient à voix basses mais elle parvenait à tout saisir. C’était l’occasion ou jamais de passer à l’action. Dès que les deux femmes eurent quitté le mess. Elle se dirigea vers ses quartiers pour contacter son patron. Deux jours plus tard, tout était prêt. Sam avait confié Lily à Cassie avec une certaine appréhension. Non pas qu’elle n’avait pas confiance en la jeune adulte, mais elle avait l’impression que quelque chose allait se passer. Elle partit néanmoins pour la base, confiante de revenir avec Jack. Elle retourna à la base et prétendit avoir oublié son ordinateur pour justifier son arrivée à une heure aussi tardive.

On la laissa passer sans problème et elle pénétra dans la base avec un certain stress. Si elle échouait, tout serait vraiment perdu pour Jack et Daniel. Entièrement vêtue de noir, elle se glissa dans l’armurerie et prit un zat. Elle avait également placé le gant goa’uld dans sa poche ainsi que son arme de service. Aussi bruyante qu’une ombre, elle se glissa dans la salle de contrôle et utilisa les seringues de tranquillisants sur les deux soldats qui montaient la garde. Puis, elle s’installa devant l’ordinateur et se mit à taper frénétiquement. L’instant avait une impression de déjà vu mais elle ne pouvait pas aller aussi vite que lorsqu’elle avait porté le bracelet Atonix. Obsédée par sa tâche, elle n’entendit pas le général descendre l’escalier derrière elle. Il lui mit la main sur l’épaule et elle crut faire un malaise cardiaque.

- Sam, vous ne pourrez pas le sauver, dit-il doucement.
- Il faut que j’essaie ! Je dois le faire !

Elle parvint à retenir ses larmes mais pas les sanglots dans sa voix.

- Vous ne comprenez pas, j’ai trop besoin de lui !
- Je comprends ce que vous ressentez, croyez-moi. Mais seule, vous n’arriverez à rien faire de plus que de vous faire tuer ou pire encore. Vous savez mieux que personne ce que c’est de grandir sans sa mère. Est-ce ce que vous souhaitez pour votre fille ? Vous allez rentrer chez vous et demain nous essaierons à nouveau de contacter les Asgards.
- Mais général…
- Si vous ripostez, je peux vous l’ordonner.

Elle ne rajouta rien mais son regard était celui d’une femme blessée, meurtrie. Elle ressortit de la base, la mort dans l’âme. Elle roula jusque chez elle dans un état proche de la catatonie. Lorsqu’elle voulut déverrouiller la porte d’entrée, celle-ci s’ouvrit toute seule sous la pression. Inquiète, elle saisit son arme et entra lentement. La maison était silencieuse et plongée dans le noir. Sam fit le tour de la maison, l’arme à la main mais ne trouva personne. Le salon et la cuisine étaient sans dessus dessous et il y avait des traces de sang. Elle trouva Harry, le chien, assommé dans le corridor. Paniquée, elle sauta sur le téléphone et composa le numéro de Janet.

- Janet, est-ce que les filles sont chez toi ?
- Non. Il y a un problème ?
- Elles ont disparues !
- Quoi ?!?!
- La maison est vide, en désordre, j’ai trouvé du sang et le chien a été assommé !
- Oh, mon Dieu ! Il faut appeler la police !
- Non ! Il ne faut pas mêler la police à cette histoire ! J’appelle la base !
- Je viens te rejoindre !

Sam coupa la conversation et appela le général. Celui-ci lui dit qu’il envoyait une équipe sur le champ. En raccrochant, Sam réalisa la gravité de la situation. Sa fille avait été enlevée, son fiancé était probablement en train de se faire torturer par un monstre sanguinaire s’il n’était pas déjà mort et elle avait perdu les êtres auxquels elle tenait le plus. Lentement, elle se laissa glisser jusqu’au sol, les yeux accrochés à un point invisible. Les larmes glissaient sur ses joues sans qu’elle ne les remarques ou les arrête. Elle resta ainsi jusqu’à l’arrivée de Janet qui se jeta dans ses bras, en larmes, et de l’équipe d’intervention du SGC.

Sam s’empressa d’expliquer ce qui était arrivé au colonel Pierce qui dirigeait l’opération. Celui-ci déploya son équipe autour de la maison à la recherche d’indices. Déterminée à retrouver sa fille et Cassandra, Sam se joignit aux recherches à l’extérieur tandis que Janet restait dans la maison au cas où les ravisseurs téléphoneraient. Elle était aussi effondrée que Sam mais tout comme son amie, elle faisait des efforts surhumains pour ne pas le montrer.

Trois heures plus tard, l’escouade se réunissait à l’intérieur de la maison. Ils avaient cherché partout et n’avaient rien trouvé. Des échantillons du sang trouvé par Sam avaient été envoyés au laboratoire depuis deux heures mais les résultats ne seraient connus que tard le lendemain. Le téléphone de Sam avait été mis sur écoute mais personne n’avait appelé. Il avait été décidé qu’un homme resterait sur place pour assurer la surveillance de la maison. Quant à Sam, elle allait emménager chez Janet jusqu’à ce les choses se calment. Cette dernière n’était toujours pas rentrée, toujours à la recherche d’indices qui lui permettraient de retrouver Lily et Cassie. Elle avait fait le tour du voisinage et du parc près de la maison, sans succès. Pour couronner le tout, une pluie glaciale avait commencé à tomber.

Au bout de cinq heures de recherche, trempée, découragée et épuisée, elle décida de rentrer. En arrivant à la maison, elle constata que l’équipe d’intervention était partie. Comme une automate, elle ouvrit la porte et entra à l’intérieur. Dégoulinant sur le plancher, elle descendit les trois marches qui menaient au salon où elle vit Janet assoupie contre l’épaule de Teal’c qui méditait. La scène avait un petit quelque chose d’attendrissant et Sam réalisa qu’elle avait encore des amis même si Jack et Lily n’étaient plus là. Sentant les picotements dans son nez, elle ne pu retenir l’éternuement sonore qui réveilla Janet en sursaut et sortit Teal’c de sa médiation. Entendant des pas derrière elle, elle se retourna vivement pour faire face au capitaine Bernier. Devant l’absence de menace, il retourna dans la cuisine pour assurer la surveillance téléphonique.

- Sam ! Où étais-tu passée ? Je commençais à m’inquiéter !

Sam ne répondit pas. Elle restait plantée au bas des marches, tremblant comme une feuille. Malgré le drame personnel qu’elle vivait, Janet se mit en mode médecin et s’approcha doucement de son amie.

- Sam ? dit-elle doucement en lui touchant le bras.

À ce simple contact, le visage de Sam se décomposa et elle éclata en sanglots. Ses jambes se mirent à flageller et Teal’c l’attrapa juste avant qu’elle ne touche le sol. Il la souleva délicatement et la mena à sa chambre. Leur chambre. Celle dans laquelle Jack et elle avaient eut de si bons moments. Le Jaffa la déposa sur le grand lit avant de la recouvrir d’une couverture. Dès qu’elle se retrouva dans son odeur, Sam se calma et sombra lentement dans un profond sommeil. Teal’c ressortit discrètement et rejoignit Janet au salon. Celle-ci était assise sur le sofa, la tête entre les mains, en train de pleurer silencieusement. Sans poser de questions, l’imposant homme prit dans ses bras la délicate jeune femme et la consola.
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Re: Dulcissime chapitre 4: l'épreuve

Message  Ariel le Sam 30 Sep - 1:49

Cassie serrait contre elle la petite Lily. Malgré les événements de la soirée, elle s’était endormie sans émettre un cri. Cassandra regarda le bébé qui reposait sans crainte entre ses bras. Si seulement elle pouvait être dans le même état d’insouciance ! Elle ne connaissait pas l’identité de leurs ravisseurs mais elle soupçonnait Kinsey d’être derrière l’opération. Tentant de se réchauffer du mieux qu’elle pouvait, elle se rémora ce qui s’était passé plus tôt. Elle avait couché Carolyn peu de temps après le départ de Sam puis elle s’était installée devant la télévision.

Lorsque quelqu’un avait frappé à la porte, elle avait supposé que c’était Teal’c ou sa mère qui venait lui tenir compagnie. Lorsqu’elle avait ouvert la porte, un homme en noir avait fondu sur elle comme un oiseau de proie. Elle était parvenue à l’éviter à la dernière seconde en plongeant sur la gauche. D’autres hommes étaient alors entrés et l’un d’entre eux s’était dirigé résolument vers la chambre d’enfant. Aussi vite que l’éclair, Cassie s’était remise sur ses pieds et s’était mise à courir en direction de l’homme.

Elle lui avait alors sauté dessus, empoignant les larges épaules pour faire tomber son adversaire. Celui-ci l’avait envoyée au sol d’une seule main et avait repris son chemin en direction de la chambre. En le voyant ressortir avec le bébé, Cassie avait vu rouge et avait foncé sur les trois autres hommes qui avaient jusque là assisté à la scène sans intervenir. Son attaque avait été accueillie par une gifle magistrale qui l’avait envoyée au tapis dans lequel, bien évidemment, elle s’était prit les pieds en tombant sous le coup. Il en avait résulté une douleur cuisante sur sa joue et dans sa cheville ainsi qu’un éclat de rire général de la part des quatre hommes qui réveilla Lily.

Malgré son jeune âge, la petite s’était rendue compte que les bras qui la tenaient n’étaient pas amicaux et se mit à hurler. L’homme qui la tenait s’était dirigé aussitôt vers l’extérieur et Cassie n’avait rien pu faire étant donné son état et les trois hommes qui restaient.

- Qu’est-ce qu’on fait de celle-là ? dit l’un d’eux.
- On l’emmène aussi, elle nous sera utile.

Avant que la jeune femme n’ait pu protester, ils avaient sortit des pistolets et les braquaient sur elle. Elle n’avait pas eu le choix de coopérer. Celui qui semblait être le chef lui avait fait signe de se lever mais n’avait fait aucun geste pour l’aider. Elle avait essuyé le sang qui avait coulé de son nez et s’était levée péniblement. Toujours sous la menace des pistolets, Cassie avait boité jusqu’à l’extérieur où on l’avait fait monter à l’arrière d’un véhicule. On lui avait mis le bébé hurlant dans les bras puis la voiture avait démarrée en trombes. À présent, elles étaient enfermées dans une pièce sombre, froide et humide. La jeune femme avait réussit tant bien que mal à s’allonger sur la paillasse qui recouvrait un coin de la pièce.

Sa cheville lui élançait, elle avait froid et elle devait à tout prix sortir de là ! Sa mère et Sam devaient être mortes d’inquiétude. Jack et Daniel était toujours prisonniers d’une tête de serpent, elle était enfermée dieu seul savait où avec un bébé de trois mois et demi. Quoi qu’il arrive, elle devait garder le bébé au chaud. Après plusieurs heures d’attente, la porte s’ouvrit laissant place à un des quatre hommes qui les avaient enlevées. Sans un mot, il lui fit signe de se lever et de venir le rejoindre. Prenant soin de ne pas réveiller Lily et de mettre le moins de poids possible sur sa cheville blessée, elle parvint à se lever. L’homme la conduit dans une salle qui ressemblait à un cabinet de médecin avant de lui retirer le bébé des bras et de quitter la pièce. Cassie eut beau crier, hurler, frapper, faire des menaces, rien n’y fit. Elle resta seule dans la pièce blanche qui empestait le désinfectant bon marché pendant ce qui lui sembla des heures. Elle entendait Lily pleurer au loin et ne pouvait qu’imaginer ce qu’ils lui faisaient subir.

La femme qui entra avait des cheveux bruns et frisés qui descendaient jusqu’à ses épaules. Ses yeux étaient bruns également et son visage abordait un air doux. Jusqu’au moment où elle referma la porte derrière elle. Son expression se transforma alors, devenant dure, sévère, cruelle même. Cassie s’attendit presque à voir ses yeux briller. La femme s’approcha lentement du lit où Cassie avait été attachée.

- Je suis contente de faire enfin ta connaissance, Cassandra. Ça fait plusieurs années que j’attends ce moment.

La voix était dure et égale. Cassie ne pu s’empêcher de ressentir un petit frisson de peur pour la première fois depuis son enlèvement.

- Tu dois sûrement te demander la raison de ton enlèvement ainsi que celui de Carolyn. C’est très simple : tu n’es pas humaine et cette enfant sera un grand avantage pour notre organisation. Dans quelques semaines, nous serons en mesure d’accéder aux connaissances des Tok’Ra et des Anciens que ses parents lui ont transmises.

Cassie ne dit rien, se contentant d’observer la femme qui examinait un à un des instruments, semblant indécise sur lequel elle utiliserait en premier.

- Bien sûr, un bébé ne nous sert à rien. C’est pourquoi nous allons lui implanter des nano-robots goa’ulds pour accélérer sa croissance.

La femme semblait avoir fixé son choix sur un instrument qui ressemblait à un pic à glace. Cassie déglutit difficilement.

- En attendant, ils m’ont autorisé à m’amuser avec toi. Il y a plein de chose que je voudrais savoir sur le SGC et tu vas me les dévoiler. Et quand j’en aurai fini avec toi… j’irai voir à l’intérieur ce que tu caches !

Elle ressortit aussi calmement qu’elle était entrée. Cassie était à présent effrayée. Surtout pour Lily. Elle avait promis à Sam que rien n’arriverait à sa fille pendant son absence et elle avait échoué. Lily allait connaître un sort terrible.

***



Très loin de là, sur le vaisseau de Ptah, Jack et Daniel souffraient en silence. Ils avaient perdu la notion du temps à force de se faire ressusciter dans le sarcophage. Ils perdaient peu à peu de leur humanité mais parvenait encore et toujours à résister aux séances de tortures en s’encourageant mutuellement. Ils pensaient beaucoup à leurs femmes et leurs enfants, en sécurité sur Terre. Mais Ptah s’impatientait. Ça faisait maintenant deux semaines qu’il avait envoyé son « messager » et le major Carter ne s’était pas encore présentée devant lui. Il n’avait pas encore tué Jack et Daniel car il voulait en faire des hôtes dès qu’il aurait des symbiotes en sa possession.
Pour tenter de calmer sa colère, il se déchaînait sur eux. Après une séance de torture particulièrement douloureuse, Daniel craqua. Il avait résisté depuis le début, il avait tout enduré, encaissé, mais là il n’en pouvait plus. Il se mit à sangloter en appelant sa bien-aimée. Jack le laissa faire, sachant par expérience que rien ne pourrait le calmer. Il laissa ses pensées vagabonder, songeant à sa fiancée et à sa fille. Il revoyait le visage de Sam et la frimousse de Lily. Daniel lui avait d’ailleurs demandé, pendant leurs longues heures de discussion, pourquoi il appelait sa fille ainsi. Il lui avait répondu que Carolyn était un trop grand prénom pour un si petit bébé et qu’il préférait l’appeler Lily. Sa Lily. Il donnerait tout pour la revoir une dernière fois. Elle et Sam.

S’il allait mourir pour de bon, son dernier souhait était de voir une dernière fois ses femmes. Il entendit des pas dans le couloir et lentement, presque malgré lui, malgré tout ce qu’il était, ce qu’il avait été, ce en quoi il croyait, il abandonna. Sa dernière pensée fut pour elles.

***


« Bon matin, Colorado Springs et joyeux Noël ! En ce 24 décembre la température est glaciale et si nous sommes chanceux, nous aurons peut-être de la neige plus tard dans la journée ! »

Une main brusque vint éteindre le radio-réveil qui s’était mis automatiquement en marche à six heures comme à tous les matins. Prise d’un tremblement soudain, la main retourna au chaud sous la couverture. Puis le corps entier se mit à trembler. Il se roula en boule pour essayer d’emmagasiner de la chaleur mais la douleur éclata dans tous les muscles qui le composaient. La pire fut celle qui s’empara de la tête. La douleur physique et celle psychologique causée par la prise de conscience de la date. La veille de Noël.

C’était la veille de Noël, son enfant lui avait été enlevé, l’homme de sa vie était probablement mort ou pire au fin fond d’une galaxie lointaine et pour couronner le tout, elle tremblait comme une feuille, sentait le chien mouillé, avait mal partout et un horrible mal de tête. Lentement, très lentement, elle s’extirpa de la couverture qui la retenait prisonnière au matelas et se rendit dans la salle de bain où elle se débarrassa de ses vêtements encore humides et se glissa sous l’eau bouillante de la douche. Malgré la chaleur de l’eau, elle tremblait toujours lorsqu’elle se mit des vêtements propres et secs, déterminée à retrouver sa fille.

À l’extérieur de la chambre, elle se heurta au grand Jaffa qui avait anticipé sa sortie.

- Vous allez quelque part ?
- Je vais chercher ma fille.
- Vous n’êtes pas en état pour aller nulle part, docteur Carter.
- Vous n’êtes pas médecin, Teal’c, enlevez-vous de mon chemin !
- Moi, je le suis, intervint une voix, et tu ne sortiras pas d’ici !

La petite altercation avait réveillé Janet qui avait dormi quelques heures sur le sofa. Elle remarqua tout de suite l’état de son amie et s’en voulu de l’avoir mise au lit trempée, la veille.

- Janet, je suis chez moi et je fais ce que je veux ! Atchoum !
- Sam, tu as la grippe, alors il n’est pas question que tu ailles ailleurs que dans ton lit !
- Mais… le général… Thor…
- Je m’occupe du général et lui s’occupera de Thor. Au lit, c’est un ordre !

Sam regarda son amie avec colère.

- On est dans la même situation ! Je ne comprends pas que tu ne veuilles pas retrouver Cassandra !

Elle regretta ses paroles aussitôt. Janet reçu les paroles en plein cœur et des larmes se formèrent dans ses yeux.

- Je désire retrouver ma fille ainsi que la tienne tout autant que toi ! Daniel me manque tellement que je pleure à tous les soirs ! Je ne veux pas élever notre enfant tout seule ! Il n’y a rien que je puisse faire pour sauver ma fille et ça me tue !

Elle éclata en sanglots, Sam la prit dans ses bras et pleura avec elle.

- Je suis désolée, Janet, mes paroles ont dépassées ma pensée.
- Je sais, Sam. Maintenant nous sommes quittes. Nous allons les retrouver… tous !
- Je l’espère…
- Je vais partir pour la base, dit Teal’c. Je vais demander au général Hammond de contacter les Asgards.
- Merci Teal’c, dirent les deux femmes.

Le Jaffa quitta les deux docteurs et Sam retourna mettre son pyjama et se glissa sous les couvertures. Luttant contre le sommeil qui l’envahissait de nouveau, elle pensa à Jack et à Lily. Elle sursauta lorsque Harry grimpa sur le lit pour avoir une caresse. Elle passa lentement la main dans le poil de la bête en se remémorant cette merveilleuse journée où elle l’avait trouvé sur le pas de sa porte. Cette journée où elle s’était enfin réconciliée avec Jack et où il l’avait demandé en mariage. Cette journée lui semblait si loin à présent ! Complètement abrutie par la fièvre, elle sombra dans le sommeil.
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Re: Dulcissime chapitre 4: l'épreuve

Message  Ariel le Sam 30 Sep - 1:50

Au 28e étage sous Cheyenne Mountain, le général Hammond s’entretenait avec le major Davis. L’air Force n’avait aucune juridiction en dehors de la montagne et il hésitait à contacter les autorités locales. Lorsque le docteur Carter avait été enlevée par les hommes d’Adrian Conrad, les autre membres de son équipe avaient réussit à la retrouver. Aujourd’hui, il ne restait que Teal’c et ils n’avaient plus Maybourne sous la main pour les mettre sur une piste. Pourtant, Georges était convaincu que le NID ou du moins Kinsey était derrière cet enlèvement.

Le major Davis était d’accord avec lui et il préconisait de ne rien faire pour le moment. Selon lui, les ravisseurs allaient se manifester sous peu et ils pourraient les coincer à ce moment. Le général avait envoyé un nouveau message aux Asgards en mentionnant une fois de plus que c’était urgent et important. Tout ce qu’il restait à faire pour l’instant était d’attendre une réponse des petits hommes gris ainsi que des ravisseurs de Cassandra et Carolyn en espérant que l’attente ne rendrait pas folles les deux femmes les plus importantes pour le projet.

Pas si loin de là, une jeune femme hurlait sous la douleur de la torture. Sa tortionnaire lui avait fait une injection d’un produit inconnu qui avait enflammé son sang. Elle avait littéralement l’impression de brûler en dedans. La jeune femme n’avait pas répondu aux nombreuses questions qu’on lui avait posé, préférant garder le silence. Elle était enfermée dans cette pièce depuis des heures et la seule chose qui lui avait permis de tenir était le cri d’un bébé, plusieurs heures plus tôt. Il fallait absolument qu’elle parvienne à sortir de cette chambre pour aller chercher le bébé. Malheureusement, elle était solidement attachée à un lit et se consumait de l’intérieur. Ne pas lâcher… quelqu’un allait venir les délivrer. Sa mère et sa marraine allaient les retrouver. Elles ne les abandonneraient jamais.

Dans une autre partie de l’univers, un petit humanoïde gris entra les coordonnées de la Terre sur l’ordinateur de son vaisseau. Son incessant combat contre les « crabes métalliques », comme disait si bien son ami terrien, l’avait empêché de le faire plus tôt et il n’avait pas voulu envoyer quelqu’un d’autre à sa place. À peine deux heures plus tard, il était en orbite autour de la planète bleue. Il contacta immédiatement l’homme chauve qui donnait les ordres sous la montagne.

- Salutations, général Hammond.
- Je suis content de vous voir Thor, répondit Georges. Nous avons besoin de votre aide pour retrouver le colonel O’Neill et le docteur Jackson.

Hammond mis Thor au courant de la situation et le commandeur suprême des Asgards lui promit de faire tout ce qui était en son pouvoir pour retrouver ses amis et alliés. M4S 101 étant très éloignée de la Terre, il aurait besoin d’au moins deux jours pour s’y rendre et tout autant pour revenir sans compter le temps qu’il lui faudrait pour sauver ses amis sans mettre en danger le fragile traité qui le liait avec les Goa’ulds. Cependant, il était confiant de pouvoir sauver O’Neill et Daniel Jackson. Il repartit immédiatement après son court entretient avec le général. Celui-ci préféra ne pas ébruiter la visiter du petit homme gris pour ne pas donner de faux espoirs. Si Thor revenait bredouille, Sam et Janet ne seraient pas démolies une fois de plus.

Deux jours plus tard, le vaisseau de Thor se mettait en orbite au-dessus de M4S 101. Il scanna rapidement l’intérieur du vaisseau de Ptah et trouva Jack et Daniel. Les sortir de là ne serait pas aussi facile. Il devait attendre qu’ils soient seuls et que le champ de force autour du vaisseau soit abaissé. Le commandeur suprême des Asgards calcula les probabilités que les deux événements se produisent en même temps et devant le résultat, il décida d’accélérer les choses un tout petit peu. Il bombarda le vaisseau mère avec une micro particule qui désactiva le champ de force. La confusion que cela provoqua à l’intérieur de l’embarcation goa’uld lui permit de transporter Jack et Daniel à bord de sa propre embarcation. Les deux hommes étaient dans un piteux état et l’humanoïde les plaça dans des compartiments régénérateurs pour les guérir de leurs blessures. Le traitement durerait tout le temps du voyage de retour.

Pendant ce temps, sur Terre, Sam et Janet avaient passé un bien morne Noël. En fait, elles avaient tout simplement prétendu que c’était une journée comme les autres mais c’avait été très dur pour toutes les deux. Elles avaient passé la soirée du 25 décembre chez Janet en compagnie de Teal’c mais personne n’avait évoqué l’absence d’êtres chers. De toutes façons, les deux femmes ne se sentaient pas très bien. Sam ressemblait à Rudolf avec son nez rouge et sa voix était devenue si grave qu’on croyait presque entendre Jacob lorsqu’elle parlait. Janet ne se sentait guère mieux. Elle avait la grippe elle aussi, merci à Sam, et elle se sentait nauséeuse.

Sam avait tant espéré pour le premier Noël de sa fille. Son premier avec Jack. Ils avaient acheté des tas de cadeaux en prévision de ce jour mais ils n’étaient pas là. Il avait neigé la veille et la ville était recouverte d’un léger duvet blanc. Lorsqu’elle était petite, elle demandait à chaque année à sa mère s’il allait neiger pour Noël. Sa mère lui répondait alors que si elle le souhait assez fort, son vœux deviendrait réalité. Il y avait toujours eut de la neige pour accueillir le joyeux bonhomme habillé de rouge. Jusqu’à ses quinze ans. Cette année là, sa mère avait été tuée et il n’avait plus neigé le 25 décembre. Lorsque les premiers flocons étaient tombés, elle y avait vu un signe du destin. Un signe qu’elle avait enfin trouvé la paix et le bonheur. Elle en avait été si près.

Cinq jours après sa dernière visite, Thor réapparaissait dans le bureau d’Hammond.

- O’Neill et le docteur Jackson sont à bord de mon vaisseau, général Hammond.
- Comment vont-ils ?
- Leurs blessures physiques sont guéries, pourtant aucun des deux n’a repris conscience. Notre technologie ne permet pas de guérir les blessures de l’âme et celles du cœur.
- Vous pouvez les transporter à l’infirmerie ?

Thor pressa un petit objet dans sa main et l’infirmerie fut inondée de lumière tandis que les corps de Jack et Daniel étaient transférés des compartiments régénérateurs aux lits de l’infirmerie. Les infirmières se précipitèrent sur les patients et les branchèrent aux différentes machines qui surveilleraient leurs signes vitaux.

- Voilà qui est fait, général Hammond.
- Je vous en remercie, Thor. Avant que vous ne partiez, j’aurais un autre service à vous demander.
- Procédez, général Hammond.
- La fille du colonel O’Neill ainsi que celle du docteur Fraiser ont été enlevées et nous ne savons pas où elles sont.
- Malheureusement, je dois retourner auprès des miens pour poursuivre la lutte contre les réplicateurs. Cependant, je peux scanner votre planète avant de vous quitter. Le marqueur génétique que nous avons placé dans l’ADN de O’Neill doit se trouver dans celui de sa fille et il me sera facile de la localiser. Je ne peux aller les chercher mais je vous laisserai les coordonnées de l’endroit où elles sont. Si, bien sûr, elles sont sur Terre.

Sur ces paroles, le petit homme gris disparut dans un rayon de lumière. Quelques secondes plus tard, un autre rayon de lumière atteint l’une des consoles de la salle de contrôle et des coordonnées apparurent. Il ne fallut pas longtemps au sergent Davis pour trouver à quel endroit correspondaient ces coordonnées.

- Faites venir SG3 ainsi que Teal’c ! Pas un mot de cette opération aux docteurs Carter et Fraiser, est-ce clair ?
- À vos ordres !

Deux heures plus tard, SG3 et Teal’c en tenue commando noire envahissaient une maison de Denver. Ils y trouvèrent Cassandra dans une pièce du sous-sol. La jeune femme tenait la petite Lily dans ses bras pour la tenir au chaud. Teal’c les souleva de terre et les emmena à l’extérieur tandis que le colonel Pierce et son équipe mettaient aux arrêts la tortionnaire ainsi que deux des quatre hommes qui avaient enlevé les filles. De retour à Cheyenne Mountain, les trois ravisseurs furent conduits en cellules et le Jaffa porta Cassandra jusqu’à l’infirmerie. Elle tenait toujours le bébé serré contre elle et ne voulait pas le lâcher. On les installa dans le même lit à l’autre bout de l’infirmerie.

On leur fit différents examens et Lily se mit à pleurer dès qu’on l’arracha des bras protecteurs de Cassie. Le hurlement s’intensifia lorsqu’une infirmière lui fit une prise de sang, tandis que l’une des ses consoeur appliquait le même procédé à la plus âgée des rescapées et l’emmenait prendre une radiographie de son pied blessé. Une heure après leur entrée à l’infirmerie, le bébé dormait dans les bras de son ange gardien, assoupi également.

Hammond appela alors Janet pour lui demander de venir à la base en compagnie de Sam. Les deux femmes se rendirent sous la montagne sans grand enthousiasme. Elles étaient convaincues que le général les faisait venir pour leur annoncer que leurs hommes étaient officiellement morts en mission. Les deux docteurs avaient d’énormes cernes sous les yeux et un air dévasté. Elles entrèrent dans le bureau du général avec un regard absent. Hammond conserva un visage sérieux malgré son envie de sourire.

- Mesdames, j’ai le regret de vous annoncer que le dossier concernant la disparition du colonel O’Neill et du docteur Jackson a été fermé il y a quelques heures.

Aucune des deux femmes ne réagit. Devant ce manque de réaction, Georges comprit qu’elles avaient abandonné le combat et qu’elles avaient accepté leur sort. Tout le monde avait un point de non-retour et sans leurs hommes et leurs enfants, ces deux femmes l’avaient atteint.

- Vous n’avez pas l’air bien, dit-il. Allez tout de suite à l’infirmerie.

Sam et Janet se levèrent telles deux robots sans âmes et se rendirent à l’infirmerie. Comme dans un rêve, elles virent Daniel en train de consoler Cassie et Jack en train de bercer Lily dans ses bras puissants. Les deux hommes ressentirent leur présence immédiatement avant même qu’elles n’aient prononcé un mot ou émit un son. Transformées, elles se jetèrent dans les bras de leur amant, riant, pleurant, parlant, étreignant leurs enfants. Tout le personnel médical s’était éloigné pour leur donner un peu d’intimité. Deux heures plus tard, le général les convoqua en salle de briefing pour éclaircir la situation. Il savait que les deux couples avaient beaucoup de choses à se dire mais il valait mieux donner les grandes lignes de ce qui s’était passé et de s’occuper des détails en privé.

Jack et Daniel racontèrent les tortures infligées par Ptah et Cassie celles infligées par la tortionnaire. Lorsqu’elle mentionna les nano-robots, Sam devint blême et Jack laissa échapper un juron digne d’un marine. La jeune femme les rassura tout de suite : le bébé n’avait aucune machine à l’intérieur de son corps. Sam en fut soulagée mais Jack resta suspicieux. Il échangea un regard avec Janet qui lui assura d’un battement de cils qu’elle allait personnellement faire des examens. Lorsque tous firent légèrement remis de leurs émotions, Hammond ordonna le retour à la maison. Il était inutile de les renvoyer à l’infirmerie puisque les corps étaient guéris mais comme Thor l’avait dit, la technologie ne guérissait pas les blessures du cœur et celles de l’âme. Ces blessures-là, il valait mieux les panser dans l’intimité.

Dans l’obscurité de leur chambre, Daniel murmurait à l’oreille de sa douce à quel point elle lui avait manqué après le lui avoir montré. Quelques secondes après un instant de bonheur pur, Janet avait senti bouger le bébé pour la première fois et avait éclaté en sanglots. Elle se sentait enfin en sécurité dans les bras forts et protecteurs de Daniel. Elle s’endormit très tard, collée sur son amant, sereine mais aussi effrayée à l’idée de se réveiller sans lui. De son côté, Sam partageait sans le savoir les même craintes que son amie. Combien de fois s’était-elle réveillée en étant convaincue que Jack était avec elle, pour finalement s’apercevoir que ce n’était qu’un rêve ?

Dans son grand lit, elle serrait son bébé contre elle mais ne laissa pas Jack l’approcher, persuadée qu’il n’était qu’une chimère. Jack la laissa faire mais il fut blessé par son attitude. Après presque un mois à espérer la revoir, il aurait aimé qu’elle lui parle, qu’elle lui dise comment elle se sentait. Il savait qu’elle avait vécu des moments très difficiles mais il ne comprenait pas son attitude. Lorsqu’elle fut certaine que Lily était endormie, Sam regarda Jack droit dans les yeux.

- J’ai cru perdre mon âme lorsque je vous ai perdu. Je ne veux pas me réveiller et me retrouver toute seule. Je ne le supporterai pas. Je t’aime, Jack.

Elle se mit à pleurer doucement, évacuant des jours de stress. Jack s’approcha lentement, la prit dans ses bras et la berça pendant une bonne heure avant qu’elle ne se calme. Il passa sa main dans ses cheveux jusqu’à ce qu’elle s’endorme, sa fille toujours contre elle.

- Je t’aime aussi, Sam. C’est grâce à toi que j’ai survécu. Tu ne te réveilleras pas seule, mon ange, je te le promet.

Il s’endormit à son tour, le nez dans les cheveux de sa fiancée. Les deux couples se reposèrent pendant la journée du lendemain et retournèrent à la base le surlendemain pour des examens physiques et psychologiques. La nouvelle année s’annonçait meilleure que la précédente. Dans l’ombre, une personne était furieuse que ses subordonnés aient laissé passer l’unique chance de soutirer des informations sur l’enfant extraterrestre et l’enfant métis. Il avait donné des ordres à sa taupe pour que ces mêmes subordonnés soient exécutés le plus rapidement possible avant qu’ils n’aient l’occasion de le vendre. Dans son vaisseau, Ptah maudissait Asgards et Tau’ris. Mais il était déterminé à mener son plan à bien. Une autre occasion se présenterait et il se vengerait. Bientôt.


À suivre…
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Re: Dulcissime chapitre 4: l'épreuve

Message  Megane Carter le Sam 30 Sep - 5:32

C'est super, j'adore !
La suite, la suite !!
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Re: Dulcissime chapitre 4: l'épreuve

Message  sam_star le Sam 30 Sep - 10:11

Tout pareil lol!
J'adore, vivement la suite!!! Very Happy
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Re: Dulcissime chapitre 4: l'épreuve

Message  samanthacarter59 le Sam 30 Sep - 13:45

super comme les autres, une suite ? Very Happy
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Re: Dulcissime chapitre 4: l'épreuve

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