[House MD] Juste que j'ai froid, c'est juste comme ça

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[House MD] Juste que j'ai froid, c'est juste comme ça

Message  Huddy-addict le Dim 28 Déc - 18:34

Titre : Juste que j'ai froid, c'est juste comme ça
Auteur : Huddyct (Huddy Addict)
Disclaimers : Les personnages ne m'appartient toujours pas ^^
Raiting : K
Genre : Weird / Drama
Musique : (facultative) Chanson d'ami de Zazie
Notes : Ayant finit mon livre de Anna Gavalda, celle ci a réussit à m'inspirer suffisamment pour écrire! C'est donc ce que j'ai fais, je m'excuse du style brouillon que cela peut avoir, cependant, je n'en pense pas moins que mon esprit n'a pas travailler pour ce OS, aussi peu réussit qu'il soit Smile
Résumé : Elle ferma les yeux, elle avait chaud, elle avait froid, elle avait la folie des grandeurs.

HHH

Il y avait eu un gros, un peu trop barbu, les jambes serrées dans un pantalon en cachemire, niais, légèrement passif, seul. Trop de jugement hâtif, me diriez-vous…Mais comment pouvait-elle se tromper, il fixait l’extérieur avec assoupissement, et pour dire, il n’avait même pas remarqué la présence bien agréable d’un corps frêle et d’une poitrine serré dans un 90B trop petit, là, juste à coté de son énorme derrière.
C’était que la première tournée, s’était-t-elle dit, elle allait trouver mieux, c’était sûr.

Une femme d’affaire. Trente-cinq années derrière elle, un sourire stéréotype plaqué au visage, on aurait presque pu la faire peindre par un artiste fou. A en juger par sa démarche saccadée, sa vieille tante avait égaré son balais ancien – celui des ancêtres de leur famille – dans ses fesses… Broutille. Elle avait l’air heureuse, et le regard hautain qu’elle avait porté au décolleté de la jeune femme, criait aussi fort qu’elle le pouvait, en silence « Ne cherche pas, c’est perdu d’avance ». T’en verras d’autre ma pauvre Lisa, s’était-t-elle avoué, lascivement.

Un gosse. La moitié des personne présente cherchait des yeux une présence maternelle, alors que ce pépin trois pomme se hissait sur la pointe de ses pieds pour donner l’appoint au chauffard. Cheveux pas coiffé, jean un peu trop grand, un regard de pauvre môme pommé… Lisa sortit une petite glace, se regarda dedans. Elle ne valait pas mieux en assurance, son regard, il était fuyant, ni trop attractif ni trop banal. Un regard que vous ne croisez même pas, à quoi bon, il y en a des mieux…

Une vieille femme noire et ses quatre enfants, fatiguant, irritant. Elle soupirait, cherchait un nombre suffisant de place pour caser sa marmaille. Alors voilà, quand on était trop nombreux on se tapait la rue Neward-Richard à pied ? Elle finit par lâcher un juron dans une langue que Lisa ne sut nommée – De l’arabe ? – puis, resta debout, alors qu’au prochain arrêt, elle se laisser ratatiner d’avantage par une bande d’ado proéminent, casquette sur la tête, l’air de dire « Dégage. »

Ca puait. Non, pas une odeur de merde ou de quoi que ce soit de distinct et connu pour son odeur… Ca puait la banlieue, le fric d’une mère de famille, la perversité d’un clodo ivre, le cul de Mamadou qui menaçait d’exploser à la tronche des banlieusards, de la racaille. Ca puait la jeune étudiante de médecine qui était là, larguée, qui cherchait une lumière dans le regard d’un inconnu. Ca puait l’ancienne étudiante qui faisait un retour-arrière pitoyable sur son voyage d’un soir, dans un bus pourris.

Le type, il s’arrêta. Fallait bien qu’il mange. Il se retourna, lui adressa un sourire d’empathie, pitoyable
« - C’est quoi votre destination ?
- Là ou votre tacot me porteras. »
Il la fixa, comme attendant une réponse plus sérieuse, comme si celle-ci ne l’était pas, et puis finalement, sortit en haussant les épaules, conscient de la gravité du moment. Elle n’avait même pas faim. Les gens lui donnaient la gerbe. Elle, la grande, la femme sexiste en toute sa splendeur, la Lisa Cuddy, elle se sentait soudain aussi fiévreuse qu’un chien errant. Les gens, c’était ça. Ce gosse d’un mètre-vingt qui lui paraissait cent fois plus grand qu’elle, d’esprit, de raisonnement. Tombée dans le piège de la vie. Ah la belle affaire, ses parents qui priaient qu’elle soit un jour mariée, bon sang, aimait-il l’overdose de stéréotype, n’en avait-il pas assez avec une fille totalement impotente des sentiments ? Fallait pas rêver et se bercer de douces comptines, elle aurait pu en avoir trente des maris qui rentrait dans la norme, mais elle ne voulait pas ça, elle. Elle voulait la folie des grandeurs. N’importe quoi…

15h. Un éboueur, trois écoliers, une mégère, une mémé et son petit fils. Elle était désemparée. Alors c’était vrai, y’en avait pas deux comme sa folie des grandeurs ? Vraiment pas deux ? Même dans un autobus qui traverse 5 villes et qui finit son service à des heures pas possibles ? Même en Afrique du sud, dans une favela ? Non, c’était évident, ça sautait aux yeux. A ça on pouvait le dire, tout le monde il était beau, mais tout le monde il était bien con. Personne pour la voir et s’exclamer : « dieu qu’elle est folle cette femme, dieu qu’elle y croit pour rien ». Alors c’était ça ? Elle aussi elle se fondait dans ce décor dégoulinant de déjà vu ? Foutaise.

20h. Comme le temps passait vite quand on se rendait compte de certaine chose.
« - Madame…
- Mademoiselle, je vous prie
- Mademoiselle, c’est bientôt le terminus
- Bientôt ? Ca fait 20 ans que c’est passé le terminus !
- Allez faut rentrer…
- Pas encore »

Il continua son chemin, elle été encore là, assise, au fond, il n’y avait plus qu’elle.

« - Eh mais dites, vous n’êtes pas la première doyenne de je-sais-plus-trop-quoi ?
- Doyenne, peut être, je-ne-sais-plus-trop-quoi, totalement
- Drôle de phénomène
- J’ai la folie des grandeurs, seulement ça… »

Elle ferma les yeux, elle avait chaud, elle avait froid, elle avait la folie des grandeurs.

21h30. Silhouette flottante qui escampa deux sous dans la main du pauvre gus. Désolation. Roy se tourna, légèrement, fallait bien vérifier qu’une si jolie femme ne se fasse pas agresser par le premier type entrant. Au lieu de ça, le bout de bois se figea sur le sol étroit de l’autocar. Le bus fila, le faisant trébucher, la faisait sursauter, ouvrir les yeux. Dialogue silencieux, périlleux affrontement vain. Il s’assit, à coté d’elle, sans trop l’être. Pourquoi elle grelotait comme une idiote ? Bon sang, mauvais sang, elle n’en pouvait plus de peur et de honte. Elle savait qu’il allait venir. Elle avait foutu en l’air sa moto, crever les pneus de sa pauvre voiture, elle ne voulait pas qu’il vienne, elle voulait juste venir à lui, dans un bus aussi vieux et crade qu’il soit. Elle ne tourna pas les yeux, à quoi bon, elle connaissait le regard qui la scrutait, il lui suffisait d’y penser pour le voir.
« - Pas de voiture ?
- Envie de bus…
- Quelque chose à raconter ? A se faire chier, autant le faire en parole…
- J’ai plus 10 ans, si vous saviez…
- Hein ? Quoi ? Je n’y comprends rien à votre discours là…
- Fermez là, vous vouliez une histoire, alors fermez là.
- Ok
- Ce n’est pas que je suis idiote ou puérile, non, ce n’est pas ce que les gens croient. Ce n’est pas que je n’ai pas envie de fourrer mon corps dans un lit serré par une âme lourde de puissance, ce n’est pas que j’en crève pas de faire un déjeuner pour un. Ce n’est pas que je n’ai pas le baume au cœur en pensant que je pourrais mélangeait ma paire de pieds incongru à d’autre, ce n’est pas ça… Je suis sûr que vous pensez comme tous les autres, comme ma mère, comme Brenda, comme toutes les infirmières qui jacassent dans mon dos. Oh, c’est la directrice, c’est rien, elle rêve d’un gosse, elle rêve d’un mari pour lui faire, elle rêve d’un chien et d’une baraque deux étages. Ce n’est pas que je n’en ai pas envie de tout ça, des volets ouvert sur une prairie, d’un petit homme qui vous enlace en vous disant de ne pas vous maquiller parce que le naturel vous va si bien… Ce n’est pas ce qu’on croit, ce n’est pas que je m’en fou d’avoir droit au bonheur de l’impudeur, du fait de montrer mon corps à quelqu'un et de m’en foutre. J’aimerais bien, rêver d’un homme grand et fort qui me trouverait un surnom qui en dirait long sur son affection. Vous aussi vous croyez ça ? Oh non, ne dites rien, je le sais, vous me regardez comme si j’étais l’idiote du quartier, la femme qui regarde cendrillon en essuyant ses larmes dans un mouchoir légué par sa grand-mère… Ce n’est pas que je ne veux pas de cette vie, c’est juste que… J’ai la folie des grandeurs. »

Elle ne tremblait pas, elle ne pleurait pas, comme si elle avait servis ce discours si révélateur à la moitié de la terre entière, cent fois. Il l’observait et n’ouvrait pas la bouche grandement, non pas par pudeur, mais parce qu’il n’était pas ébahit, il fallait dire, il le savait tout ça, il se taisait, juste ça.

« - Vous croyez que j’en sais rien de tout ça ? »

Il referma la bouche, confus que sa parole est dépassé la pensée. Elle lui sourit tristement, comme si la potence devait lui revenir à lui, qui n’avait prononcé qu’une simple phrase, lourde de sens. Et son discours à elle, n’en disait-il pas long ?

« - Ce n’est pas un discours pour vous faire flancher, pas pour que vous voyez plus clairement ce que je veux exprimer, à travers ma jupe courte et mes talons démesurément haut, c’est juste que j’ai froid là dedans… Et maintenant, j’ai chaud. C’est juste que c’est beau, ce bus qui roule là, vous ne trouvez pas ?
- Votre folie des grandeurs prend toute la place… »

Il approcha son visage perplexe du sien, atrocement dur de vérité. Il chatouilla la froideur de ses lèvres, des siennes. Ses mains, restaient le long de son corps, ne changèrent pas la donne, ne s’obstinant pas à vouloir la caresser, de peur de briser cette bulle fragile qui l’entourait ce soir, dans la pénombre d’un moyen de transport commun ou une intimidé, digne d’un lit, d’amant régnait.

« - Effectivement, elle m’étouffe, mais j’en crève de bonheur »

Il l’embrassa. Pas pour qu’elle sente son odeur qui préserverait toutes ses années pour elle, pas pour qu’elle voit de plus près ses yeux d’un bleu si clair, si limpide. Si c’est ce qu’elle croyait, elle s’était trompée. Juste que son souffle réclamait son autre. Ce n’est qu’un baiser de bus, pas un baiser suite à un récit encourageant. Seulement voilà, c’est juste qu’elle avait chaud, maintenant. C’était dérisoire, ce mélange de salive, ce bonheur sensoriel, car il n’y avait rien qui puisse lui dire la triste vérité, la juste vérité. Tut dans le silence, elle se mourrait contre leur lèvre. La vérité, bannit de leur vie. Il y a-t-il des choses si forte qu’aucun mot, aucun acte, aucun geste ne peut-il transmettre ? Oui, La folie des grandeurs. Vice sans nom.

« - TERMINUS »

Coupure, cassure. Un bout de bois qui résonne, un discours qui, enfermé dans la cage métallique d’un bus, demeurera.

Le problème avec la folie des grandeurs, c'est qu'on ne sait pas où finit la grandeur et où commence la folie.

Alors, parfois, on la débute a peine, on l’a laisse en suspend, et on ne l’achève pas. Jamais.

Terminus.
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Re: [House MD] Juste que j'ai froid, c'est juste comme ça

Message  Miss O'Neill le Mar 30 Déc - 16:13

Et bien que dire après ça ! Ok, je vais pas être très sympa je pense.
Spoiler:

Ce texte rappelle un peu trop la folie (et crois-moi je la connais bien, c'est une collègue de boulot ! cheese ). Je me suis accrochée pour lire ton texte, je l'avoue parce que c'était pas simple. Le style me paraît un peu trop brouillon et un peu trop vide d'âme.
C'est du huddy mais je ne ressens rien. Certes j'entends que la guimauve et House ne vont pas ensemble mais qu'il n'y ait aucun sentiment, ça me choque.
Tout est écrit en abstrait et du coup on a beaucoup de questions au fur et à mesure de la lecture et aucune réponse satisfaisante à la fin. Et on reste du coup sur notre.... faim.
Je suis désolée mais je n'ai vraiment pas accrochée.

Ah oui et côté Sulfateuse oblige : il y a quelques fautes à corriger !

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Re: [House MD] Juste que j'ai froid, c'est juste comme ça

Message  Huddy-addict le Dim 4 Jan - 22:24

Merci pour ton commentaire Wink

Spoiler:
Ce texte en laisse perplexe plus d'un, je l'avoue, mais cependant, ce que j'ai cru comprendre à la vue de commentaires divergeant, c'est qu'il est en dent de scie.
Une personne m'as dit que malgré l'effet brouillon, elle pensait que ce n'était qu'une illusion et que mon subconscient avait beaucoup travaillé pour moi.
Elle a même tout compris au texte (faut le faire...)
Je pense donc que cela dépend des gouts, personnellement je suis une grande addict des textes spontanés, flou mais poétique. Après, il y a ceux qui préfèrent que tout sois bien rangé, bien ordonné, presque sans métaphore pour éviter le trouble. (attention je ne dis pas que je suis poétique, je m'efforce d'essayer de l'être)
Pour le vide d'âme, je ne ferais pas de commentaire, il se pourrait bien que je l'étais à ce moment là, ou bien tout l'inverse, j'avais de graves problèmes de famille notamment la perte de ma grand mère qui datait de 2 jours auparavant (ou moins, ou presque, je ne me souviens plus, et je ne tient pas à me souvenir) je pense donc que c'est un reflet de mon état : vide.
Si tu pense que cette fiction n'a aucun sentiment, alors disons plutôt que tu n'as pas su les percevoir... La musique m'as accompagnée et je te promet que j'ai voulu transmettre pas mal de chose à travers ce texte, déjà la perpétuelle métaphore sur la relation Huddy, le bus qu'on prend comme si on avait peur de manquer notre arrêt, ou comme si on l'avait déjà manqué, en rapport avec le fait d'avoir vu défilé sa vie... Enfin bon, chacun son style, chacun ses humeurs, je ne sais pas, peut être que mon état ma rendu un peu amorphe ce soir là.
Pour ce qui est de l'abstrait, je l'avoue, c'est gênant. Embarassed Quand il s'agit de texte comme cela, pour ma part, je ne réfléchis pas, je me laisse emporter, et sois je comprend (comme la fait la fille dont je te parlais plus haut) sois je me laisse amadouer par le mystère.
La fin est radicale, c'est vrai, mais c'est le but des OS je pense, enfin, je les perçois ainsi pour ma part, il me fallait une chute plutot... frustrante.
Je comprends cependant que tu n'es pas accrochée et je le respecte, chacun à ses préférences, je suis bien placée pour le savoir Wink

Merci encore Smile

(Les fautes... Disons que j'ai encore besoin de petit rattrapage de ce coté là, je n'ai pas de bêta Laughing)
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